Nintendo a toujours eu le don de surprendre les joueurs. Alors que sa console 16 bits domine la concurrence sur tous les marchés, le constructeur nippon confie à Rare le soin de remettre sur le devant de la scène un de ses plus anciens persos: le gorille Donkey Kong.
Un méchant devenu gentil
Bien avant que Bowser ne cherche des noises à Mario dans les épisodes 8 et 16 bits, l’ennemi juré du petit plombier était en effet Donkey Kong. Issu de l’imagination de Shigeru Miyamoto, et fortement inspiré par King Kong, le gorille avait sévi en arcade, puis par la suite, sur les fameux Game & Watch, ces petits jeux à cristaux liquides, ancêtres du Game Boy. Après cette période faste, le personnage de Donkey avait été plus ou moins mis au placard, laissant la place à Mario.
Pour lui assurer un retour réussi, Rare se devait de dépoussiérer quelque peu le mythe «Donkey». Pour y parvenir, le développeur va d’abord le faire basculer dans le camp des «gentils». Notre gorille devient ainsi un héros positif, qui dispose d’un univers propre, comme Mario. Ensuite, pour accentuer encore un peu plus le caractère unique du soft, on va faire appel à l’expérience acquise sur les stations de travail Silicon Graphics, en faisant évoluer le gorille dans un monde fait d’images de synthèse, de plates-formes et de couleurs chatoyantes. Le résultat, comme nous le verrons par la suite, sera des plus réussi.
Du côté du scénario
Dans Donkey Kong Country, point d’enlèvement de princesse… mais des préoccupations beaucoup plus terre à terre. Donkey et sa famille vivent tranquillement dans la jungle. Mais un beau matin, c’est l’horreur et la stupéfaction! Leur réserve de bananes a disparu! Il ne leur faut pas longtemps pour apprendre qui a fait le coup: c’est le roi King K. Rool et ses acolytes, les Kremlings… Voilà donc Donkey prêt pour l’aventure, à la recherche de son stock de bananes. Il sera bien entendu aidé par ses proches: Diddy (qui le suit tout au long du jeu), son papy (qui lui fournit de précieuses indications), ou encore sa petite amie (qui lui permettra de sauvegarder sa progression)…
Le mécanisme de jeu
Tout le soft repose sur la complémentarité entre Donkey et Diddy. Le premier est efficace en combat mais se déplace plus lentement, alors que le second est très habile pour sauter de plate-forme en plate-forme mais aura par contre plus de mal avec les ennemis. À vous de switcher entre les deux pour progresser au mieux. Quand votre perso principal se fait toucher, il disparaît de l’écran et vous prenez le contrôle du perso restant. Mais pas de panique! Au cours des niveaux, des tonneaux frappés des lettres D et K vous permettront de récupérer le perso perdu. Si par contre, votre perso se fait toucher alors qu’il est seul, vous perdez une vie. Nos deux gorilles trouveront aussi de précieux alliés sur leur route, à savoir, le rhynocéros, l’espadon, l’autruche et la grenouille. À la manière d’un Yoshi dans Super Mario World, ces animaux vous serviront avant tout de monture mais pourront aussi vous aider dans des passages plus délicats.
Le rhyno peut découvrir des passages secrets en foncant dans les murs, l’espadon vous permet d’évoluer plus facilement sous l’eau, l’autruche permet d’atteindre certaines plates-formes situées en hauteur et la grenouille permet de tuer les guêpes… Pour le reste, le gameplay est plus conventionnel, mais toujours efficace. Pour gagner des vies supplémentaires, vous devrez collecter des bananes, ou encore réunir les lettres K, O, N et G (disséminées dans les niveaux). Des tonneaux permettent de «sauvegarder» votre position au milieu du stage, d’autres peuvent être projetés sur les ennemis. Vous devrez aussi collecter des statuettes dorées (représentant les quatre animaux cités plus haut) afin d’accéder à des stages bonus.
L’aspect technique
Donkey Kong Country est une véritable claque visuelle. À tel point que lors des premières démos du jeu, tout le monde pensait qu’il s’agissait d’un jeu tournant sur une console 32 bits… mais c’est bien sur Super Nintendo que ça se passe. Le jeu n’a en tout cas pas trop des 32Mb de la cartouche pour loger tous ses graphismes, et chaque niveau est littéralement superbe. Les décors sont très détaillés, de même que les sprites. L’animation n’est quant à elle jamais prise en défaut. Cerise sur le gâteau: les développeurs ont eu le bon goût de rajouter des effets inédits à la console comme les rotations sur les sprites, des effets de transparence… bref, du grand art!
La musique est du même niveau. Donkey et Diddy évoluent sur des compositions rythmées, agrémentées de tam tam, qui plongent le joueur dans une ambiance très «jungle». Les bruitages sont parmi ce qui se fait de mieux sur la console. La maniabilité n’est jamais prise en défaut, les différentes actions possibles se mémorisant sans problème (en gros, un bouton pour sauter, un bouton pour saisir les tonneaux, un bouton pour switcher entre les persos…). La durée de vie en solo est conséquente et vous passerez à coup sûr de longs moments devant votre console, histoire de découvrir tous les petits bonus et passages cachés dans les niveaux. Et si vous cherchez la convivialité, vous pourrez jouer avec un(e) ami(e) grâce aux modes «coopération» ou «compétition».
En conclusion
Ce premier Donkey Kong Country est le soft de tous les superlatifs. Il a pour lui une réalisation technique de haut vol -qui permet à la Super Nintendo de garder la tête haute face à de nombreuses réalisations 32 bits-, un contenu riche -garant d’une bonne durée de vie- et une jouabilité exemplaire. Classique dans son déroulement, il comporte suffisamment d’innovations pour se démarquer de la concurrence. En résumé, ce premier volet des aventures de Donkey mérite amplement de figurer dans votre collection de cartouches… à côté des aventures d’un certain Mario :o)
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Note finale
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| Technique | ![]() ![]() ![]() ![]() |
Musique | ![]() ![]() ![]() ![]() |
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| Un rendu graphique révolutionnaire pour une console 16bit, couplé à des animations nombreuses, détaillées, qui ne souffrent d’aucun ralentissement. | Les musiques façon "jungle" font partie intégrante de Donkey Kong Country. Une réussite sur toute la ligne. | |||
| Gameplay | ![]() ![]() ![]() ![]() |
Durée de vie | ![]() ![]() ![]() ![]() |
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| Le tandem Donkey/Diddy permet de développer des mécanismes de jeu vraiment novateurs. Et les deux singes répondent sans problème aux injonctions du pad. | Le monde de Donkey est composé de nombreux niveaux. En venir à bout demandera donc de la persévérence, d’autant plus que les points de sauvegarde sont assez espacés les uns des autres. | |||
| Innovation | ![]() ![]() ![]() ![]() |
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| Donkey Kong Country reprend à son compte des principes propres aux jeux de plate-forme, auxquels il ajoute malgré tout sa touche personnelle comme la complémentarité entre les deux persos ou encore les animaux servant de montures. Le tout bien évidemment rehaussé par des graphismes qui ont laissé la concurrence sur place. | ||||
| Infos pratiques | ||||
| Développé par Rare Édité par Nintendo Sorti le 24.11.1994 (Europe) Sorti le 26.11.1994 (Japon) Sorti le 25.11.1994 (USA) |
action / plate-forme 1 à 2 joueurs Cartouche de 32Mb Sauvegarde sur la cartouche |
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| en vidéo | ||||
| Consultez une sélection de vidéos en rapport avec ce jeu. | ||||
| Voir aussi dans la même série | ||||
| Donkey Kong Country 2 -Diddy’s Kong Quest- Donkey Kong Country 3 -Dixie Kong’s Double Trouble!- |
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Aaahhh le tout premier DKC… un jeu royal ! bande-son de folie, graphismes sublimes, excellente jouabilité et en plus, tu nous fais un très bon test :o)