Étant grand fan des vieux hits Super NES, c’est avec plaisir que je vous ai concocté ce test. Attention le ver de terre le plus célèbre et déjanté de la planète débarque. Converti par Majesco, Earthworm Jim, considéré comme l’un des meilleurs jeux de la période 16 bits, revient nous enchanter sur GBA. On commence vraiment à croire que tous les hits de la vieille époque vont arriver sur GBA. Qui s’en plaindrait?
Un ver de terre?!
Pour ceux qui ne connaissent pas ce grand classique de la plate-forme, sachez que ce jeu est certainement l’un des plus loufoques jamais sorti sur console. En effet, vous dirigez un ver quelque peu spécial dans une combinaison spatiale (jeu de mots :p). Quelques explications: au départ, Jim est un ver tout à fait banal mais sa vie bascule lorsque cette combinaison lui tombe dessus. Il obtient des membres et un super gun. Le terrible corbeau Psy-Crow veut récupérer ce bien. Vous devez tout faire pour lui échapper et délivrer une superbe demoiselle (bah oui tant qu’on y est ;) ). Il n’empêche que notre héros sait tout faire ou presque. Il peut sauter, courir, tirer avec son gun hyper puissant, se rattraper sur les bords des plates-formes, envoyer des coups de tête élastiques, planer pendant quelques secondes, piloter un missile-fusée… (c’est trop géant).
Jim est vraiment très cool, d’un look très cartoon, très groovy! Son corps est une vrai source de jeu. L’animation ne souffre d’aucun défaut. Tous les mouvements s’enchainent d’une manière très élégante. Arrêtez-vous quelques instants et ne touchez à aucun bouton. Vous verrez alors Jim faire de petites animations qui déchirent: il va s’amuser à faire tournoyer son gun tel un cowboy, le jeter en l’air mais il le rattrape mal et s’envoie une balle dans la tête, montre toute sa musculature, sort son corps de sa combinaison et fait de la corde à sauter… Lors de la petite intro, vous le verrez en train de « se la péter » et monsieur perd son pantalon (c’est qu’il a un joli caleçon ce petit Jim).
Il est également un habitué des lancements de vaches (trop excellent :) ). Earthworm Jim est, à mon avis, un modèle du genre en matière d’animation. Ne croyez pas que ce traitement de faveur n’est que pour Jim; tous ces ennemis sont dans le même cas. En plus d’être nombreux, ils sont délirants: des corbeaux qui vous attrapent et vous font voltiger, des gros chiens enragés qui vous dévorent jusqu’à la moelle, sans compter les boss. Tous ces monstres sont de plus en plus coriaces au fur et à mesure de votre avancée. Entre le Prof, mi-homme mi-singe, notre ami Pete, un énorme monstre hideux, des yeux énormes (on n’ose pas imaginer la taille du monstre), et j’en passe, vous aurez vraiment de quoi vous amuser. Bon, voilà, je me suis un peu attardé sur l’animation et les personnages, mais il le fallait.
Le reste des graphismes
On vient de voir l’animation donc, passons au décor. Ils ne sont pas exceptionnels mais ils sont en accord avec l’ambiance du jeu, c’est-à-dire un peu étranges, futuristes… Ils sont bien entendu tous différents selon les niveaux. Les décors sont assez sombres pour coller à l’atmosphère générale mais on y voit très clairement rassurez-vous. Attention, cet opus n’est pas une simple reconversion car les décors ne sont pas tout à fait identiques par rapport à la version Super NES. Voici un exemple: l’image de droite est tirée de la version GBA et celle de gauche provient de la version Super NES. Si vous observez bien vous verrez qu’il n’ y a pas cet effet de lumière sur GBA. Dommage!
Mais ce n’est qu’un détail, car vous pouvez également voir que le travail de reconversion pour le petit écran LCD est parfait. En tout cas, ce jeu propose des niveaux variés. Pour passer d’un niveau à un autre, vous ferez la course contre un poulet qui n’est autre que Psy-Crow, et si vous ne le battez pas, il faudra le combattre. La course symbolise le changement de planète et donc le changement de décor. Vous jouerez aussi dans un niveau entièrement plongé dans le noir où vous serez poursuivi par Pete, un ami qui ne vous veut pas du bien :). Bref, les graphismes sont plutôt jolis et l’animation, elle, est démente.
Pour tout bon jeu de plate-forme, il faut…
… une maniabilité parfaite sinon on court à la catastrophe. En plus, Earthworm Jim est un jeu bien bourrin et il faut parfois agir par réflexe; mais heureusement, le gameplay est à la hauteur. Chaque bouton est associé à une action. Ainsi, avec B, vous pourrez sauter et en appuyant une seconde fois planer, vous utiliserez le bouton R + Direction pour envoyer des coups de têtes dans la direction voulue, et enfin utiliser A + Direction pour tirer. Vous aurez parfois l’occasion de tester un gun plus puissant qui dégage tout sur son passage. De toute façon, tout est expliqué dans le menu Options. Le gameplay est correct même si l’on éprouve parfois quelques difficultés à tirer sur les volatiles. Mais tout a été très bien pensé comme par exemple, le fait de pouvoir « lever son arrière-train » lorsque l’on est suspendu sur un fil et ainsi éviter les morsures des gros chiens…
Un jeu qui date…
… et qui pourtant, nous fera revivre d’excellents moments pendant un bon bout de temps. Le jeu propose déjà 3 niveaux de difficulté (les classiques Facile, Normal et Difficile). Il y a peu de mondes (7 au total avec en prime le stage inédit de la Megadrive), certes, mais ils sont tous très variés. En fait, un monde est assez long à finir surtout si l’on veut découvrir tous les petits lieux secrets. Outre le niveau sur un missile dont j’ai parlé quelques lignes plus tôt, vous devrez affronter certains passages axés plus arcade comme le saut à l’élastique, la ballade à dos de hamster… La difficulté est très progressive et plus vous serez loin, plus vous passerez du temps sur les niveaux. Finir le jeu en mode difficile n’est pas une simple affaire. Les boss sont de plus en plus coriaces, les ennemis plus tenaces… L’aventure est tellement prenante et amusante qu’il n’est pas rare de vouloir recommencer le jeu plusieurs fois. Earthworm Jim se classe dans la catégorie des jeux suffisamment longs pour nous tenir scotché à notre écran des heures entières. On regrette l’absence de moyen de sauvegarde: à la limite, des passwords auraient fait l’affaire.
Une bande sonore…
Un peu décevante comparée à son homologue 16 bits. Les musiques ne sont pas tout à fait les mêmes, ce qui est bien dommage car celles de la version Super NES étaient (et sont d’ailleurs toujours) très bonnes. Disons que celles-ci sont un peu en-deçà de l’ancienne version. Si vous avez la chance, comme moi, de pouvoir écouter la bande-son des 2 jeux en même temps, vous constaterez vite cette différence, dès l’intro. Pour les bruitages, c’est à peu près pareil. Ils ne sont pas totalement identiques. On a l’impression que le gun produit un bruit plus sourd (grave), que l’aboiement des chiens est plus féroce… mais ceci est peut-être et très certainement dû à la différence de son entre une télé et une GBA.
Le mot de la fin
Earthworm Jim est toujours aussi hilarant et procure toujours autant de plaisir partagé entre le stress et le rire. Mais pourquoi ne pas avoir inclus de moyen de sauvegarde?! Allez, je n’en peux plus… GRROOOOVVYYY!! :).
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Note finale
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| Technique | Musique | |||
| De bons graphismes accompagnés d’une animation qui ne souffre d’aucun défaut. Vraiment quel plaisir de le voir bouger ce Jim. | Des bruitages sympas, des musiques rythmées tout à fait adaptées à l’ambiance du jeu, ça passe tout seul mais c’est tout de même moins bon que sur Super NES. | |||
| Gameplay | Durée de vie | |||
| Une maniabilité à la hauteur de votre mission : tout s’enchaine à merveille. | Long, avec 3 modes de difficulté qui portent bien leur nom et sans moyen de sauvegarde: de quoi jouer longtemps. | |||
| Infos pratiques | ||||
| Développé par Game Titan Édité par Majesco Sorti le 11.06.2001 (USA) Sorti le 21.09.2001 (Europe) Pas sorti au Japon |
plate-forme 1 seul joueur Pas de sauvegarde Existe aussi sur Super NES, Megadrive, Mega-CD |
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| Test de Earthworm Jim sur Super NES | ||||
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