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Miracle Girls

Je ne sais pas si, comme dans la chanson, elles sont nées sous le signe des gémeaux, mais Tomomi et Mikage, les deux héroïnes de Miracle Girls, sont bel et bien des soeurs jumelles, des vraies, des authentiques, qui se ressemblent trait pour trait. Cependant, comme bien souvent dans pareil cas, elles ont aussi des personnalités sensiblement différentes. Tomomi, la plus fonceuse et la plus sportive des deux, est un véritable garçon manqué. Quant à Mikage, elle est moins frivole, plus intello et nettement plus féminine.

Miracle Girls Super Famicom screenshot 01De cette dualité de tempéraments vont naître des quiproquos qui ne seront pas sans conséquences sur leurs vies d’écolières. Mikage, une vraie quiche en sport, voudra par exemple que Tomomi se fasse passer pour elle lors d’une course d’athlétisme. Tomomi s’exécutera, et devant ses bonnes performances, le capitaine de l’équipe voudra absolument recruter… la pauvre Mikage ! À ces situations rocambolesques, finalement pas bien méchantes, vient aussi s’ajouter un lourd secret : nos deux frangines possèdent des pouvoirs spéciaux de télépathie et de téléportation ! Exactement le genre de “dons” qui, s’ils étaient révélés au grand jour, leur compliqueraient pas mal l’existence…

Une journée d’école pas comme les autres

Miracle Girls Super Famicom screenshot 02Une fois encore, Miracle Girls est l’adaptation d’un manga du même nom. Créées de toute pièce par Nami Akimoto, les aventures des jumelles comptent neuf volumes (publiés au Japon de 1991 à 1994) et une série animée de 51 épisodes (produite en 1993 par Nippon Animation). Conséquence logique des bonnes ventes du manga et du succès de l’anime, le jeu vidéo de nos Miracle Girls est, quant à lui, sorti en octobre 1993, sous les traits d’un jeu de plate-forme un peu particulier. Au cours d’une journée d’école somme toute banale, une force mystérieuse “kidnappe” nos deux filles ainsi que quatre de leurs amis, et les envoie dans un monde inconnu et mystérieux, duquel nos malchanceux écoliers devront s’échapper.

Miracle Girls Super Famicom screenshot 03Loin d’être hostile, du moins en apparence, la contrée dans laquelle ils ont atterri est même plutôt féérique, magique, faite de niveaux bien jolis aux tracés simples et à l’atmosphère toute bucolique. Après avoir flâné le long d’une route fleurie, elles s’envoleront pour l’île dans les nuages, graviront une douce colline, traverseront un pont des jouets, avant de s’engouffrer dans une forêt magique… Pas besoin de vous donner plus de détails. On dira que question mièvrerie, les développeurs ont mis la dose ! Les différents lieux possèdent une ambiance assez réussie, avec des décors qui, s’ils étaient des bonbons, vous fileraient à coup sûr des caries.

Miracle Girls Super Famicom screenshot 04Les ennemis aussi sont désarmants de douceur : entre le lapin bondissant, les fourmis ouvrières, les tasses qui se baladent toutes seules et les blobs couleur pastel, on n’a que l’embarras du choix. Et je ne vous parle même pas des boss, tout droit sortis d’un esprit de Bisounours : un canard équipé d’une grosse bouée de natation, un diablotin sortant de sa boîte ou encore une grosse souris sur son tricycle ! Je ne connais ni le manga, ni l’anime, mais le look général du soft est apparemment fidèle à l’oeuvre originale, l’auteur du manga ayant participé d’assez près à l’élaboration du jeu. Ce sentiment de fidélité est d’autant plus renforcé par les quelques cutscenes, assez jolies, qui font la transition entre les différents stages.

Distribution gratuite de bonbons

Miracle Girls Super Famicom screenshot 05D’emblée, Tomomi et Mikage sont les seules à être libres de leurs mouvements, leurs quatre compagnons étant quant à eux retenus prisonniers par les boss des différents stages. À nos deux soeurs de les libérer, avant de prendre le chemin du retour vers le monde réel. On peut, en début de partie, choisir de jouer avec Tomomi ou Mikage, ce qui n’a pas grande importance, vu qu’elles ont toutes deux des capacités identiques. Voyageant léger, elles ne pourront compter que sur deux actions pour mener à bien leur mission de sauvetage : le saut (qui sert uniquement à évoluer de plate-forme en plate-forme… pas question de sauter sur les ennemis pour les neutraliser) et… le lancer de bonbons !

Miracle Girls Super Famicom screenshot 06Si dans un jeu comme Poko-Nyan ! Henpokorin Adventure, le petit héros tanuki ne pouvait mourir et était juste étourdi au contact de ses adversaires, Miracle Girls pose le problème à l’envers : ici, on ne tue pas les ennemis, bien au contraire ! On les chouchoute en les gavant de sucreries, à volonté. Pendant qu’ils mâchouillent (une action qui ne dure que quelques secondes), ils sont inoffensifs : on peut alors en profiter pour passer sans danger et, accessoirement, leur marcher sur la tête. Ils deviennent alors, pour quelques instants, une plate-forme providentielle permettant d’atteindre des items hauts perchés ou même, parfois, une porte.

Miracle Girls Super Famicom screenshot 07On compte en fait une porte par stage, à peine cachée, qui donne accès à un mini-jeu bonus, style bandit-manchot, dont les lots sont des vies supplémentaires. Ça n’a peut-être l’air de rien, comme ça, mais le lancer de bonbons, que l’on peut exécuter en position debout ou accroupie, c’est tout un art ! Un art qui demande même un léger apprentissage, histoire de lancer la sucrerie pile poil à portée de l’ennemi. Dans le cas contraire, ce dernier ne gobe pas le bonbon et les ennuis commencent. C’est souvent ce qui arrive quand, dans la précipitation, le sprite de l’adversaire est vraiment tout proche et que le perso balance la sucrerie en position debout : cette dernière passe alors au-dessus de la tête de l’adversaire…

Miracle Girls Super Famicom screenshot 08Vous l’aurez deviné : dans Miracle Girls, toucher un ennemi qui ne mange pas équivaut à perdre un coeur de vie. Au départ, le perso en reçoit trois, mais il peut en avoir jusqu’à cinq (maximum), en ramassant différents fruits qui, comme tout le monde le sait, sont très bons pour la santé ! L’éventail des items proposés par le jeu est par ailleurs très restreint : des coeurs jaunes (dix coeurs donnent droit à une vie supplémentaire), de très rares 1UP, quelques étoiles d’invincibilité et des “attaques spéciales” (item portant la lettre B qui, utilisé, envoie une poignée de bonbons dans tous les sens et transforme les ennemis touchés en coeur jaune). La routine quoi !

Miracle Girls Super Famicom screenshot 09Nettement moins courant sont le journal intime des deux soeurs (inutile si on ne lis pas le japonais, il donne accès, une fois le stage bouclé, à un écran d’infos concernant le stage suivant) et surtout la bulle d’aide, qui permet de profiter du pouvoir de télépathie des deux frangines. En ramassant cet item, le perso sera guidé par la voix de sa soeur pour certains passages plus difficiles. Ceux-ci sont toujours construits sur le même schéma : deux plate-formes mobiles, rouge et blanche, sont présentes, et si on saute sur la “mauvaise”, on tombe dans le vide… D’où l’intérêt d’avoir sous la main la seconde soeur qui va gentiment nous dire, en japonais, la couleur de la “bonne” plate-forme à emprunter. L’idée est assez ingénieuse, et le fait de ne pas comprendre le japonais n’est pas un problème. Il n’y a que deux mots à mémoriser, et après une ou une deux tentatives infructueuses, on reconnait facilement, à l’ouïe, le terme japonais utilisé pour rouge ou blanc.

La folie des mini-jeux a encore frappé

Miracle Girls Super Famicom screenshot 10Le lancer de bonbons, une application toute trouvée pour le don de télépathie des deux soeurs… On a fait le tour des originalités de Miracle Girls ? Eh bien non, du moins, pas tout à fait. Il faut encore que je vous parle des boss, et plus précisément de la manière dont les combats contre ceux-ci se déroulent. Si les niveaux sont “classiques”, en 2D vue de profil, pour les boss, on change de registre et on rentre de plein pied dans le monde merveilleux des mini-jeux ! Tir au pistolet à eau, collecte de nuages, “attrape taupes” muni d’un marteau, recherche de paires de cartes… sont autant d’épreuves que l’on ne s’attend pas forcément à trouver dans un jeu de plate-forme, et encore moins au moment d’affronter un boss.

Miracle Girls Super Famicom screenshot 11L’enjeu est à chaque fois le même : faire un score équivalent ou supérieur à celui du propriétaire des lieux, condition indispensable pour qu’il libère un de vos amis malchanceux. Sans être des surdoués, certains boss se défendent pas mal du tout dans leur “discipline”, mais vu qu’un match nul donne le joueur gagnant, il est tentant de laisser le timer se consumer jusqu’à zéro et d’empocher la victoire… Fainéants ou opportunistes, les développeurs ont aussi récupérés ces quelques mini-jeux pour en faire un mode VS, jouable seul contre la console, ou à deux joueurs humains. Ce mode “multi” tombe à point nommé pour allonger un peu la durée de vie très faible du titre. Accessoirement, on peut aussi le voir comme une possibilité de s’entraîner et de se préparer pour le mode Story.

Le mot de la fin

Miracle Girls Super Famicom screenshot 12Les adaptations réussies de manga ou d’anime ne courent pas les rues. Le premier Go Go Ackman avait réussi cet exploit, mais il s’agissait d’un jeu basé sur un manga de Toriyama. Ce qui aide pas mal ! Dans des styles fort différents, Hameln no Violin Hiki ou Araiguma Rascal sont aussi parvenus à tirer leur épingle du jeu en suivant la voie de l’originalité. Miracle Girls fait de même, avec une construction rarement vue sur console, qui marie gameplay assez original, mini-jeux et réalisation au-dessus de la moyenne. Par rapport aux nombreux ratages et aux titres très moyens qui sévissent sur Super Famicom, c’est le jour et la nuit. Le jeu de Takara vaut donc la peine d’être parcouru, ses défauts (une faible durée de vie, une difficulté pas bien élevée) étant contrebalancés par ses qualités.

Note Finale
Technique – 6 /10

De la couleur en veux tu en voilà, pour des stages aux thèmes féériques. Les sprites bougent correctement, bien que les deux soeurs soient un peu raides dans leurs mouvements. On a aussi droit à des cutscenes assez top.

Musique – 6 /10

Une ambiance musicale qui fait très “fête foraine”. On aime ou pas, mais les mélodies sont sympathiques. Quelques digits vocales sont aussi présentes.

Gameplay – 6 /10

Prendre Tomomi ou Mikage, c’est du pareil au même. Mais le perso se laisse guider sans problème. Dans certains mini-jeux, ça manque parfois un peu de souplesse, mais rien d’alarmant.

Durée de vie – 3 /10

Miracle Girls ne compte que cinq stages, et les “continue” sont illimités. Le mode multi n’apporte pas grand-chose de plus à la durée de vie du soft.

Innovation – 6 /10

Miracle Girls ? Un petit jeu fait pour contenter les fans de l’oeuvre originale. Ce qui ne l’empêche pas d’introduire, avec une certaine réussite, quelques originalités.

En résumé
Pas le soft du siècle, mais pour une adaptation de manga, il fait plus que se défendre.
6
Sucré

Infos Pratiques
Développé par Takara
Édité par Takara
Sorti le 22.10.1993 (Japon)
Pas sorti aux USA
Pas sorti en Europe
action
1 à 2 joueurs
Cartouche de 8Mb
Pas de sauvegarde
Existe sur rien d’autre
Encore + d’images
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