Donkey Kong Country suite et fin. Dernier épisode de la trilogie des Donkey Kong Country sur 16 bits et on sent bien que Rare s’essouffle. Peut-être parce que l’inspiration se fait Rare…
Un scénario absent
Après 2 bonnes heures de jeu, toujours pas de scénario en vue! En fait, on est lâché dans une aventure sans sens, sans but, hormis jouer à des jeux débiles, tuer des Kremlings et sauver quelques oiseaux. Pas bien passionnant tout ça…
Status quo pour le gameplay
Le jeu est resté parfaitement jouable mais le gameplay n’a pour ainsi dire pas bougé d’un pouce depuis le Diddy’s Kong Quest. On peut toujours récolter 2 types monnaies (l’une sert à payer les jeux, l’autre à acheter des objets dans les bazars), on peut retourner chez mamy Wrinkly pour sauvegarder autant qu’on veut (il sera d’ailleurs rigolo de la voir jouer à la N64) et les jeux à base de questions se partagent la vedette avec d’autres, plus interactifs (style mini-jeux de Zelda III). Ces changements vont directement dans la lignée du second épisode et font un peu misère à la vue des modifications entre les 2 premiers opus.
La seule vraie nouveauté (et encore) c’est la carte où on peut se déplacer quasi librement, mais c’est maigre. Oops! J’allais oublier de vous parler du nouveau: Kiddy Kong. Il remplace Diddy, ressemble légèrement à Donkey mais n’est pas bien mature (c’est encore un bébé). Kiddy est le cousin de Dixie et avec lui, il sera toujours possible de faire des galipettes spéciales mais rien de neuf, tout sort de l’épisode 2. Autre oubli, on pourra toujours se transformer en bestiole ou plus simplement les chevaucher. On retrouvera l’espadon par exemple et un seul nouveau: l’éléphanteau. C’est les vaches maigres, l’inspiration n’ayant pas traversé les bureaux de Rare pour ce jeu.
La réalisation: oui mais…
Donkey Kong Country n’est plus ce qu’il était. Toujours en images de synthèses, le sprite de Dixie est entièrement reprit du 2 (Diddy était reprit du 1) et Kiddy parait plus neuneu que bébé. Certains ennemis ont disparu, d’autres sont apparus et d’autres encore, se sont vu modifier. Par exemple, les guêpes sont devenues motorisées. N’importe quoi!! On est pas dans Sonic que je saches. Du coup, le jeu perd son crédible et son univers propre. Graphiquement, si la cartouche de 32Mb est encore à la tâche, j’ai été déçu par le résultat. Ça baisse, ça baisse, ça baisse!
Déjà que Donkey Kong Country 2 était globalement moins beau que le 1 (mais gardait de superbes passages), Donkey Kong Country 3 est sans doute le moins beau des 3 puisqu’il restera moyen tout au long du jeu. Alternant passages vides et décors corrects, le résultat est décevant. Mais comparons ce qui est comparable, je juge cet état de fait par rapport aux épisodes précédents, car face aux productions Super NES «classiques», Donkey Kong Country 3 reste un beau jeu. Côté animation, rien à dire, le titre reste pour une fois, fidèle à lui-même. Il est vrai qu’il n’y a presque plus d’effets spéciaux, surtout face à l’épisode 2 qui en comptait beaucoup, mais je reste toujours admiratif devant la fluidité de l’animation, le détail de chaque mouvement.
La musique: non!
Véritable enchantement dans le 1er opus, légère perte de vitesse dans le 2, et véritable daube dans le 3! Ce qui sauve la note, c’est la conservation de bruitages rigolos et efficaces, bien en adéquation avec l’univers du jeu. Mais encore une fois, Rare s’est pas foulé puisque ce sont les mêmes dans les 3 épisodes. Quant aux musiques, compositions insipides qui passent inaperçues, elles prouvent une fois de plus qu’au fil des épisodes, les développeurs perdent de leur génie initial.
En conclusion
Donkey Kong Country 3 est un bon jeu de plates-formes mais… Il faut avouer que la recette est excellente, le jeu reste toujours addictif et difficile, jouable et impressionnant grâce à ses graphismes en images de synthèses mais… La reprise d’anciennes ficelles qui firent les beaux jours des précédents épisodes ainsi qu’une grave perte technique, me donne une nouvelle preuve qu’au fil du temps, la plupart des jeux régressent. La profondeur du titre est excellente mais les originalités sont trop maigres et la réalisation est largement en deçà du 1 et du 2, pour être adulé comme ses prédécesseurs. Donkey Kong Country 3 reste un sympathique jeu de plate-formes/adresse sur lequel les fans accrocheront mais pour ma part, Rare Software aurait dû s’arrêter au 1er épisode, qui était LE blockbuster ultime de la 16 bits de Nintendo. Après, ce n’est qu’une question d’argent et c’est bien dommage…
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Note finale
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| Graphismes | ![]() ![]() ![]() ![]() |
Musique, son | ![]() ![]() ![]() ![]() |
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| Les graphismes profitent toujours d’un rendu en images de sytnhèses, mais l’alternance de passages vides et de décors corrects font que le résultat final est décevant. L’animation est par contre toujours aussi fluide et chaque mouvement est très détaillé. | Les musiques sont insipides et passent inaperçues. Les bruitages sont quant à eux rigolos et efficaces, bien en adéquation avec l’univers du jeu. | |||
| Gameplay | ![]() ![]() ![]() ![]() |
Scénario | ![]() ![]() ![]() ![]() |
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| Le soft est parfaitement jouable, mais le gameplay n’a pas bougé d’un pouce depuis Diddy’s Kong Quest. Pour ce troisième volet, de maigres changements interviennent dans les mécanismes du jeu, mais rien de comparable avec ce qui avait été fait pour le passage du premier au second épisode. | Aucun fil conducteur, même après deux bonnes heures de jeu. Impossible de mettre une note au scénario qui brille par son absence. | |||
| Infos pratiques | ||||
| Développé par Rare Software Édité par Nintendo Sorti le 23.11.1996 (Japon) Sorti le 19.12.1996 (Europe) Sorti en 11.1996 (USA) |
plate-forme 1 à 2 joueurs Cartouche de 32Mb Sauvegarde sur la cartouche Existe aussi sur GBA, Wii (console virtuelle) |
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| en vidéo | ||||
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| Voir aussi dans la même série | ||||
| Donkey Kong Country Donkey Kong Country 2 -Diddy’s Kong Quest- |
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