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pour les fans de western spaghetti

Sunset Riders

Il était une fois dans l’Ouest …

Steve: Vous m’avez appelé Shérif? Que puis-je pour vous?
Shérif Colton: Ouaip’ Steve. J’ai une mission pour toi, ‘faut que tu me trouves un bandit qui terrorise les diligences.
Steve: Y’en a plein dans la région, ils sont toujours en bande en plus!
Shérif Colton: T’inquiètes, j’ai contacté Billy déjà, y’en a deux autres qui se proposent déjà. Y’a 20.000 dollars à la clé p’tit gars.
Steve: … Ça consiste en quoi? Le tuer, le ramener?
Shérif Colton: On s’en fout. Mort ou vif! Le mec s’appelle Hawkeye Hank Hatfield. Regarde cette affiche.
Steve: C’est ça qui faut tuer? Aucun souci!
Shérif Colton: ‘Le prends pas à la légère, il a déjà volé le patron de la Mine de South Hill Canyon.
Steve: Et… ce Billy, c’est le chasseur de primes de Fort Gringo? De Trunico? De Mallow?
Shérif Colton: Non non non… Cormano, explique-lui.
Cormano: Ayé Señor! Lo Billy c’est çouloui de Nevada City. Il est très répouté dans la région. Pout-être qu’il est pas disponiblé, sinon je pourrais très bien m’en occoupé con lo Señor ici présenté.
Steve: Il dit quoi en fait Shérif?
Shérif Colton: Il dit que Billy est de Nevada City et que peut-être il ne pourra pas faire la mission avec toi. Cormano se propose de la faire avec toi.
Steve: Il a quoi comme arme?
Cormano: Hé Señor, j’ai oune fousil à pompe. Il marche muy bien!
Steve: Quand commence la mission?
Shérif Colton: Tout de suite.

Shérif Johnny: Et c’est de là qu’est née une longue amitié et une belle carrière?
Steve: Ouais. On avait aligné quelques missions et la prime augmentait à chaque fois. On avait récupéré un trappeur de Hillbilly Cave, Bob. Il avait un fusil à pompe et il chassait les ours avec. Y’avait Billy aussi, celui de Nevada City. Un excellent tireur lui.
Shérif Johnny: Et les missions, ça se passait comment?
Steve: En général c’était de bêtes tueries, des mecs qui avaient ramassé plein de pognon et qui jouaient aux malfrats. On arrivait toujours à les avoir, et on prenait la prime.
Shérif Johnny: Et pourquoi on vous considérait comme des surhommes?
Steve: Les villes ou les endroits qu’on traversait étaient infestés de mécréants, les sbires des bandits de fin de mission. C’était très risqué comme boulot. Les tirs arrivaient de partout, y’avait des mecs cachés dans des bottes de paille, qui arrivaient derrière un pont, à cheval. Les courses à chevaux, c’était bon ça!
Shérif Johnny: Y’avait plein d’argent en jeu, à coup sûr.
Steve: Ouais, c’était le plus du métier ça! On se partageait la prime à 4, à chaque fois ça augmentait. 10.000 dollars, 20.000 dollars… y’a même un mec qu’on a tué en fin de mission qui voulait qu’on l’enterre avec sa fortune! On lui a plutôt pris son fric! Haha!
Shérif Johnny: Haha… la belle époque hein!
Steve: Ah, tu peux le dire. Parfois on rentrait dans des cabanes pour se protéger et y’avait des prostituées qui nous attendaient, ou des améliorations pour nos armes.
Shérif Johnny: Mais… avec vos habits tout moches, elles vous acceptaient?
Steve: Ça dépendait. Des fois elles nous donnaient des bonus, comme un double-pistolet… c’ était bien sympa. Mais crevant.
Shérif Johnny: J’imagine.
Steve: Les gars avaient tout prévu! Parfois ils nous bombardaient de vaches en délire, et on devait courir dessus pour pas se faire écraser ni tomber! En plus y’avait toujours des gars, ils t’attaquaient au couteau, à la dynamite… La galère.
Shérif Johnny: Mais vous vous en sortiez quand même.
Steve: Ouais, ça marchait toujours. On était un peu poussé par les musiques qui sortaient des saloons, des maisons… ça donnait de la volonté, de l’énergie. Je me rappelle encore de celle de la première mission. Elle était terrible cette musique! Et avec ça, on était à plusieurs, on s’entraidaient. Heureusement que le vieil Apache nous avait donné une potion pour revivre plusieurs fois. Il disait que ça s’appelait un «Continue». Y’en avait pas à l’infini, alors quand ça arrivait on échouait la mission et on retournait à l’infirmerie du premier canton pour se faire soigner. Après on repartait d’attaque.

Shérif Johnny: Mais, c’était pas trop répétitif à la fin?
Steve: Non. On s’occupait toujours dans les villes. On faisait des gros sauts pour monter à l’étage des bâtiments, on faisait des missions sur des chevaux, on regardait des nanas danser après l’effort, on utilisait des armes surpuissantes, on montait dans des endroits assez paradisiaques qu’on connaissait pas du tout, on faisait des glissades qui servaient à rien, des séances de tirs… Y’avait toujours un truc à faire.
Shérif Johnny: Y’avait pas eu une histoire de bandes similaires y’a quelques années?
Steve: Si, 2 années auparavant, et même l’année dernière y’avait eu le même genre d’histoires. Mais depuis qu’on est passé, y’a plus aucun bandit qui terrorise les villes. Le Far-West est oublié au profit de grands jeux de l’autre côté du monde. Des affaires de plombier et tout… ridicule.
Shérif Johnny: J’en ai entendu parler de ça. Les Indiens non plus, on n’en voit plus un.
Steve: Ouaip’. Y’a 17 ans, des cowboys mal intentionnés avaient décimé toute une tribu. On les a pris pour des exemples, et tout le monde s’est mis à faire pareil. Nous, on n’en a pas croisé. C’était mieux ainsi.
Shérif Johnny: Mais ça a pas duré longtemps. Dommage.
Steve: Ouais. Après Bob se faisait un peu vieux, il a quitté le groupe pour retourner dans sa forêt. On a commencé à ralentir le nombre de missions. Puis Cormano a dû repartir au Mexique, l’Etat le voulait plus.
Shérif Johnny: J’aurais aimé vous voir à la grande époque.
Steve: Je donnerais cher pour les revoir. C’était y’a 15 ans. Au final, on en a pas fait beaucoup de missions. Même pas 10 je crois. Si ça avait pu durer plus longtemps…
Shérif Johnny: Vous en avez bien profité quand même, tout le monde n’a pas eu cette chance.
Steve: Je suis d’accord. C’était quand même bien sympa.

Note finale
 
Technique     Musique  
Le jeu jouit d’excellentes animations qui sont pour certaines fort risibles (lorsqu’on court sur les vaches enragées). Les décors sont assez fouillés, l’architecture des niveaux bonne et les graphismes, en général, ne souffrent d’aucun bug.   Les musiques sont d’excellentes factures (le niveau 1 :o) ), tout comme les bruitages sympathiques et très corrects. L’ambiance sonore est donc de qualité et accroche à l’action qui défile à l’écran. Du tout bon!
Gameplay     Durée de vie  
Le nombre de mouvements n’est pas franchement conséquent mais les cowboys réagissent au doigt et à l’œil. La jouabilité est donc excellente et le maniement des tirs parfaits (même si ils sont de la même couleur, ce qui peut déranger en multi’).   Malheureusement, le jeu n’est pas très difficile et surtout, un peu trop court. On aimerait que ça ne finisse jamais! Cependant, la variété des actions, des décors visités, et le mode Multijoueur ajoutent beaucoup de fun. A essayer sans Continue.
Innovation    
Les jeux de cowboys n’étaient pas franchement excellents et ne courraient pas les rues, à cette époque. A part Wild Gunman, Wild Guns (bien que sorti après), Gunsmoke … pas beaucoup de titres inspirés de Western s’étaient démarqués. Bien qu’au scénario anti-original, Sunset Riders accroche par son ambiance Western Spaghetti.  
Infos pratiques
Développé par Konami
Édité par Nintendo
Sorti en 10.1993 (USA)
Sorti en 1993 (Japon)
Sorti en 1993 (Europe)
  action
1 à 2 joueurs
Pas de sauvegarde
Existe aussi sur Megadrive et en arcade
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Crédits
Illustrations en provenance du site MobyGames.
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