par les créateurs de tales of phantasia

Star Ocean

Nous sommes dans les dernières années de la Super Famicom, et les RPG commencent à sortir en masse à cette époque. Namco vient de sortir le terrible Tales of Phantasia, développé par tri-Ace. tri-Ace décide de devenir indépendant et développe Star Ocean, un RPG qui doit utiliser les capacités de la console à fond, pour cela une cartouche de 48Mbits (oui la plus grosse de la console) avait été sortie des cartons. Inutile de vous dire que le jeu connut un gros succès auprès des fans de RPG l’ayant essayé. Il est rare qu’un de ceux-ci n’ait jamais entendu parler de cette saga, qui fait aujourd’hui bien partie du paysage RPG.

Les terriens sont des extra-terrestres !

Star Ocean Super Famicom screenshot 01Dans la paisible ville de Clatos sur la planète Roax (matez-moi ces superbes noms), Ratix (non non je rigole pas) est chargé de la sécurité en compagnie de ses deux amis, Dorn et Milly. Tout commence par l’attaque du village par un groupe de bandits. Après les avoir mis en fuite, le jeune groupe reçoit une lettre du village voisin, Hot. Il semble qu’une épidémie ait contaminé le village. Le père de Milly décide de s’y rendre sur le champ. Mais comme celui-ci ne revient pas, Milly part à Hot, évidemment rapidement suivi par ses deux compagnons. Hélas, Dorn y attrapera le fameux virus à son tour… Le seul remède serait une plante que l’on trouve au sommet du Mont Metox. Ni une ni deux, nos héros partent illico-presto, mais une fois au sommet, ce sont des terriens qui les attendent, une civilisation bien plus avancée technologiquement. Et ceux-ci ne voient qu’une solution pour vaincre ce virus… Retourner dans le passé vaincre le vil Asmodeus, le créateur du virus. Voici le prélude à une aventure tenant autant de l’heroïc-fantasy que du space opera.

Bastonnnnnnn

Star Ocean Super Famicom screenshot 02La principale caractéristique des Star Ocean et des Tales, c’est leur système de combats assez particulier. Si les Tales permettent de contrôler en temps réel un perso sur un plan, Star Ocean, lui, propose de le manier dans la profondeur. Comprenez par là que la vue est en perspective et que les ennemis peuvent balayer tout l’écran pour vous attaquer. Cela implique des combats parfois fouillis, mais perso j’adore et je les trouve jouissifs. Attention, vous ne bougerez pas vraiment à la manière des Tales mais vous choisissez où aller et qui taper. Quelle différence avec les combats plus classiques? Tout se passe en temps réel ici, pas de temps morts, une fois la cible choisie, on utilise directement les boutons correspondant aux attaques normales et spéciales (on assigne les attaques spéciales qu’on veut sur les gâchettes).

Star Ocean Super Famicom screenshot 03On a donc un système à mi-chemin entre le RPG pur et l’action-RPG. Vous pouvez utiliser la magie des autres persos grâce au menu, mais en aucun cas vous ne pouvez dirigez plus d’un perso à la fois. Cependant, le choix du perso que vous dirigez est libre (pendant les combats, et c’est remis au héros au début de chaque combat) parmi les quatre que vous avez durant les combats, sur un maximum de huit en tout. À noter qu’à l’instar de Shining the Holy Ark ou Breath of Fire 4, vous pouvez intervertir des persos du «banc de touche» avec des «titulaires» quand vous voulez. Les coéquipiers morts à la fin du combat ne gagnent hélas rien, ils auront du mal à atteindre le level 255 (le level max quoi, on peut dépasser le niveau 99, même si dans ce premier opus c’est inutile).

Et le système de skill fut créé

Star Ocean Super Famicom screenshot 04Bien sûr, le fameux système de Skills, qui fait tant la force de la saga, est présent. À chaque passage de niveau, vous gagnez des skills points et vous les utilisez comme bon vous semble dans les diverses catégories. Les plus simples sont celles qui améliorent directement les caractéristiques des persos. Les autres permettent d’avoir accès à certaines facultés très très utiles une fois bien maîtrisées. Le meilleur exemple étant bien sûr la fameuse création d’objets ;o) . L’accès aux skills se fait dans les boutiques, il faudra donc mettre la main à la poche pour compléter sa petite collection (attrapez les tousssssssssssss).

Star Ocean Super Famicom screenshot 05Dans les villes, vous aurez accès aux «private actions» qui permettent aux membres de votre équipe de se balader chacun de leur côté. Certaines permettent d’avoir quelques scènes sympas, voire de changer la suite du jeu, puisque selon vos actions vous aurez l’une des nombreuses fins possibles. Les déplacements entre les lieux se font de façon «réelle», ici point de carte. Vous devrez parcourir les chemins reliant les lieux et villes, renforçant un peu plus la similitude avec les A-Rpg. Enfin le dernier point clé du gameplay concerne le système de création d’objets. En montant les skills appropriés, vous développerez des compétences de création dans tout type de domaine: potions, matériau et surtout équipement! Même si c’est assez dur à gérer et qu’il faudra attendre des levels décents de compétence pour créer quelque chose de potable, c’est assez marrant et original.

La Super NES crache ses tripes ! On sent les 48Mb !

Star Ocean Super Famicom screenshot 06Techniquement, dès les premiers instants on peut sentir la patte des créateurs de Tales of Phantasia. Le style des graphismes est le même, et ceux-ci sont tout bonnement magnifiques. Chaque décor fourmille de détails et une grande palette de couleurs est utilisée. Sûrement le plus beau jeu de la machine au côté de Seiken Densetsu 3. L’animation des divers protagonistes n’est pas en reste et tous les mouvements sont extrêmement bien détaillés. Lors des combats, c’est impressionnant de voir tous ces sprites bouger en même temps (même s’il y a quelques ralentissements pardonnables), et certaines attaques spéciales valent le coup d’oeil. Ne manque plus qu’un des points essentiels à la qualité d’un RPG, la bande-son, ici signée Motoi Sakuraba. On reconnaît parfaitement le style si particulier de ce génie!

Star Ocean Super Famicom screenshot 07Et que dire des bruitages qui sont parfaits? On a même droit à un dialogue entièrement parlé en anglais lors de l’intro. Seuls bémols à ce tableau idyllique, la durée de vie. Les meilleurs d’entre vous le finiront en une petite trentaine d’heures, ce qui n’est pas très élevé pour un RPG tri-Ace, et la relative inégalité dans la difficulté. Autant le jeu est globalement facile, autant certains passages isolés sont imbuvables. Je me souviens encore d’une fois où je me pointe dans une cave censée être une quête bonus => j’ai pas tenu plus de cinq secondes au premier combat… Game over alors que j’avais pas sauvé depuis une heure. Le traditionnel «je te pétrifie tout le monde GAME OVER» dans le dernier donjon (quand est-ce que les programmeurs comprendront que c’est nul à chier ça?) est aussi présent, à mort!

En conclusion

Star Ocean était culte en son temps, et ses quelques défauts ne l’empêchent pas de rester encore un grand RPG. Une des meilleures séries de RPG venait de commencer de la plus belle des manières.

Note Finale
Technique – 9 /10

Certainement le plus beau jeu de la machine, au côté de Seiken Densetsu 3. Les décors fourmillent de détails, l’animation des divers protagonistes n’est pas en reste et tous les mouvements sont extrêmement bien détaillés. Merci la cartouche de 48 Mbits!

Musique – 9 /10

Motoi Sakuraba signe ici des compositions musicales superbes. Les bruitages sont quant à eux parfaits. On a même droit à un dialogue entièrement parlé en anglais lors de l’intro du jeu.

Gameplay – 9 /10

Des combats qui se déroulent «en profondeur», et qui se situent à mi-chemin entre le RPG pur et l’action-RPG. Les skills font leur apparition et le système des «private actions» qui influent sur le scénario est particulièrement bien pensé.

Durée de vie – 8 /10

Une petite trentaine d’heures pour les joueurs les plus doués: ce n’est pas beaucoup pour un RPG signé tri-Ace. On relèvera aussi une relative inégalité dans la difficulté (jeu globalement facile, mais certains passages isolés sont imbuvables tant ils sont difficiles).

Scénario – 8 /10

Une histoire originale et prenante, qui tient autant de l’Heroic Fantasy que du Space Opera.

En résumé
Avec sa technique intouchable, et malgré quelques défauts, le premier Star Ocean est un RPG culte.
8
Superbe

Infos Pratiques
Développé par tri-Ace
Édité par Enix
Sorti le 19.07.1996 (Japon)
Pas sorti aux USA
Pas sorti en Europe
RPG
1 seul joueur
Cartouche de 48Mb
Sauvegarde sur la cartouche
Existe aussi sur PSP
Voir aussi
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Crédits
Version originale du test sur Legendra.com.
Repris sur la MdP avec l'autorisation de Medion.
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