Choose your langage : English versionDeutsche versionSpanish versionItalian version日本語

le Blog : retrogaming et actu du jeu vidéo

[BD] Polygamer : la BD avec un singe en slip dedans !

Connaissez-vous Polygamer ? Non ? Vous ratez quelque chose… Déjà, avec sa mascotte Kiki (un singe en slip), c’est le genre de site que l’on n’oublie pas. Ensuite, le ton voulu par ses auteurs est résolument déjanté. On y parle jeux vidéo, films, musique… mais sous une forme qui n’a donc pas beaucoup d’autre équivalent sur le Net francophone.

K.mi, un des co-fondateurs de ce site, a voulu concilier trois de ses passions (l’écriture, le jeu vidéo, la bande dessinée) au sein d’un seul et même projet : une bande dessinée Polygamer mettant en scène la mascotte de son site ! Il s’est chargé de la partie « écriture » et a fait appel à Baba pour les dessins (auteur de BD, c’est lui qui, à l’origine, avait déjà dessiné Kiki).

Polygamer se présente donc comme une BD pleine d’humour et de gags en rapport avec les jeux vidéo actuels et passés. Elle compte 56 planches, imprimées sur papier glacé, avec une couverture cartonnée. Gage de sérieux, ce sont les éditions Pix’n Love qui s’occupent de sa diffusion.

Vendue 14€, vous pouvez dès à présent commander votre exemplaire à cette adresse. Et à partir du 1er mars, elle sera aussi disponible dans des points de vente « physiques » (FNAC, petites boutiques) et sur différents sites de vente en ligne style Amazon.

[Impressions] Metal Gear Solid : une oeuvre culte de Hideo Kojima

Si Console Syndrome et Pix ont intelligemment « teasé » avant et pendant la sortie de leur nouveau livre, je me rends bien compte que je suis un peu complice de la démarche, puisque c’est maintenant le troisième (et dernier !) billet que je consacre à Metal Gear Solid : une oeuvre culte de Hideo Kojima… Après vous avoir présenté l’objet vu de l’extérieur, voici donc mes impressions, à chaud, sur son contenu.

Écrit par trois auteurs réunis sous la bannière de Console Syndrome (Nicolas Courcier, Mehdi El Kanafi et Damien Mecheri), ce bouquin est clairement, à ce jour, le plus complet à avoir été écrit sur le sujet. Plutôt que d’aborder chaque jeu de manière chronologique, ses auteurs ont choisi une autre approche, en faisant une lecture transversale de la saga, ce qui, au final, n’est pas plus mal : ça permet de lancer des pistes de réflexion et d’avoir une bien meilleure vue d’ensemble de la saga qui, il faut bien l’avouer, est complexe.

Le livre commence d’abord par deux petits chapitres : l’un consacré à Konami (la création de la société en 1969, son ascension, son rôle de « leader » dans les années 90, sa baisse de régime dans les années 2000…), l’autre à Hideo Kojima. Dans ce second chapitre, on en apprend plus sur l’homme, ses passions, son parcours, comment il est arrivé chez Konami, ses débuts avec le jeu Penguin Adventure sur MSX (une machine qui me « parle », vu que quand j’étais petit, mon oncle avait un MSX chez lui…)…

Le chapitre III entre dans le vif du sujet, avec la genèse des principaux jeux de la saga (les jeux « annexes » style Metal Gear Acid 1 et 2, Metal Gear Arcade et autres font l’objet d’un chapitre dédié, plus loin dans le livre). Ici, à grand renfort d’anecdotes et de détails plus ou moins connus, les auteurs nous décrivent dans quel contexte sont apparus les différents jeux, quelles orientations ils ont pris… On y apprend des choses étonnantes, comme le fait qu’au départ, Kojima n’avait pas spécialement pour objectif de créer des suites une fois son premier Metal Gear terminé. Autre anecdote amusante : désireux de passer à autre chose, il essayera à plusieurs reprises de confier la réalisation des nouveaux Metal Gear à quelqu’un d’autre, mais aucun de ses collaborateurs ne voulaient prendre une telle responsabilité ! Sous la pression de Konami et des fans, ce bourreau de travail se retrouvait donc à chaque fois dans le fauteuil du réalisateur… ^^;

Le chapitre IV est le gros « morceau » du livre. Sur plus de cent pages, le scénario complet de la série est raconté, avec quantité de détails et de notes explicatives. Sobrement intitulé « Univers », ce chapitre est divisé en différents thèmes, présentés de manière chronologique (Les Philosophes, Le programme Mercury, Mission vertueuse, Mission Snake Eater, San Hieronymo, etc.). L’info y est dense, et c’est ici que l’on peut véritablement prendre du recul et voir les liens entre les différents épisodes (ce que l’on ne peut pas forcément faire en jouant aux différents jeux, surtout avec quelques années d’intervalle entre la sortie de chaque nouvel épisode…). Le style adopté ici, très descriptif, rend ce passage assez indigeste : beaucoup d’événements sont relatés (combats, alliances, retournements de situation…) et si, comme moi, vous avez pris la série en cours de route (dans mon cas, à partir de la PS2), vous risquez de vite perdre le fil. Mieux vaut donc avoir joué à chaque jeu pour s’y retrouver et pouvoir mettre une image sur ce qui se raconte…

Avec le chapitre V, on revient à quelque chose de plus concret : l’évolution des différents systèmes de jeu. Plus court, ce passage retranscrit très bien les améliorations apportées par Kojima à son « bébé »: les grandes idées qui tiennent quasiment du génie, mais aussi, sans complexe, les choix qui en auront déboussolé plus d’un (Metal Gear Solid 4 qui peut difficilement se suffire à lui-même et qui laisse sur le carreau les joueurs ne connaissant pas les épisodes précédents, ou la première incursion décevante de la série sur une console portable avec Portable Ops…).

Si la saga compte des épisodes majeurs, elle a aussi donné naissance à des jeux « hors-série » (Metal Gear : Snake’s Revenge, Metal Gear Drama CD, Metal Gear : Ghost Babel…). C’est le sujet du chapitre VI. L’analyse qui en est faite est plus courte, moins approfondie, mais non dénuée d’intérêt. L’essentiel y est, avec une mise en évidence des forces et des faiblesses de chaque jeu.

Après ces deux chapitres plutôt terre à terre, on se triture les méninges avec un bon « décryptage » (chapitre VII), toujours sous l’angle de thématiques importantes. « Guidé par la technique » souligne le fait que la série a toujours été fortement influencée par les consoles qui l’ont accueillie, Kojima et son équipe cherchant à repousser les limites de chaque machine. « Balance entre gameplay et scénario » revient sur l’évolution et le rôle joué par ces deux éléments, indissociables de la saga. « L’art du teasing », où comment son amour pour le cinéma a permis à Kojima de passer maître dans l’art de faire parler de ses jeux… C’est, selon moi, une des parties les plus intéressantes du livre, avec le chapitre consacré à l’évolution du gameplay. On y sent vraiment toute la réflexion, le soin apporté à chaque détail, bref, tout le boulot abattu par Kojima derrière chacun de ses jeux.

Enfin, le huitième et dernier chapitre aborde la question de la musique. Dans ce domaine aussi, la série a bien évolué, influencée par les différents compositeurs qui ont bossé sur sa bande-son au fil des épisodes. Les auteurs trouvent ici les mots justes pour décrire cette bonification dans le temps, des premiers jeux sur MSX (forcément bridés par leur support) jusqu’au moment où la série trouvera une identité musicale propre, en grande partie avec l’arrivée d’Harry Gregson-Williams, recruté expressément par Kojima pour Metal Gear Solid 2.

Pour conclure, je dirais qu’après la lecture de Metal Gear Solid : une oeuvre de Hideo Kojima, on se sent nettement moins bête ! ^^; Plus sérieusement, on voit surtout que le succès de la série n’est pas le fruit du hasard, mais bien le résultat d’un travail d’orfèvre réalisé en amont par Kojima et ses collègues. Très bon complément pour le fan en quête d’infos, le livre ne se substitue pas aux jeux, mais il permet d’en apprécier toute la finesse et l’intelligence. Très complet, il se lit facilement, à l’exception de la partie « scénario », idéale pour une recherche ponctuelle d’infos mais pas forcément pour une lecture d’une seule traite.

Vendu 18€, Metal Gear Solid : une oeuvre culte de Hideo Kojima est dispo à cette adresse.

[Actu] Resident Evil ressuscite sur Game Boy Color

Tout commença par une découverte : celle d’une cartouche « prototype » contenant une version non finalisée de Resident Evil pour la console portable de Nintendo. Développé par HotGen et terminé à 90%, ce « portage » ambitieux du hit PSone fut finalement annulé en 2000, Capcom doutant fortement de l’intérêt des joueurs pour une telle version.

Suivant une logique bien mercantile et plus que discutable, le fan en possession de la cartouche organisa une collecte de fonds, via une tierce personne, un certain Kiff. Somme « exigée » pour que la ROM soit mise en ligne sur le Net : 2000$ ! Durant la collecte, une seconde cartouche a aussi refait surface grâce, cette fois, à un membre du site RetroCollect. Contenant une version nettement moins avancée du jeu (Jill n’y est même pas jouable, mais l’inventaire est rempli et la carte est fonctionnelle), elle a alors rejoint la première cartouche en tant que « lot » de la collecte.

On ne sait pas si la somme en question a été réellement réunie, ou si c’est le tollé provoqué par une telle démarche qui a poussé les détenteurs de ces cartouches à revoir leur position, mais depuis le 3 février, les deux versions sont téléchargeables sous forme de ROM à cette adresse.

[G&W] Mario’s Cement Factory New Wide Screen

Acheté il y a quelques semaines sur un site d’enchères bien connu, ce Mario’s Cement Factory m’intriguait. Je n’y avais jamais joué étant petit, et ce qui m’a surtout poussé à l’acheter, c’est son look plutôt classe. Sa petite illustration sympa sur le côté gauche (on y voit Mario et un second perso couvert de ciment) et sa belle couleur bordeaux, très sobre par rapport à d’autres modèles, auront suffi à me convaincre… ;o)

Apparu deux mois plus tôt en version « Table Top », Mario’s Cement Factory est sorti en juin 1983, dans la série New Wide Screen. Une fois n’est pas coutume, dans ce jeu, Mario est ouvrier dans le bâtiment ! Son boulot consiste à remplir, à l’aide de ciment, deux bétonneuses situées au bas de l’écran (l’une sur la gauche, et l’autre sur la droite). Au-dessus de chaque bétonneuse se trouvent deux réservoirs ne pouvant contenir chacun que trois « doses » de ciment : si un des réservoirs déborde, Mario perd une vie.

Notre petit héros devra courir dans tous les sens et actionner le levier situé à côté de chaque réservoir pour permettre au ciment de passer du premier au second réservoir, puis du second réservoir à la bétonneuse. Pour compliquer un peu sa tâche, deux ascenseurs fonctionnant en sens inverse sont aussi situés en plein milieu de l’écran, l’empêchant de circuler librement d’un côté à l’autre. Gare à la chute qui se soldera, elle aussi, par la perte d’une vie !

Je suis finalement très content de cet achat. L’état du jeu était conforme à l’annonce, à savoir très bon pour un jeu de cet âge. Il y a juste quelques griffes légères sur le cadre métallique bordant l’écran, et il est complet (numéro de série, pied métallique pour le tenir debout, cache-piles). Et le jeu en lui-même est amusant, bien que pas évident du tout.

En guise de conclusion, je tenais aussi à vous montrer un autre de mes achats : un deuxième Donkey Kong, en Multi Screen ! « Pourquoi racheter ce jeu ? » me direz-vous. Eh bien, comme l’exemplaire de mon enfance était plutôt abimé, j’avais envie de posséder un jeu en meilleur état. Vu que c’est un modèle très courant, j’ai vite trouvé mon bonheur sur le Net. Seul défaut de ce nouvel achat : le cache-piles était manquant. Ni une, ni deux : dès réception, je lui ai mis le cache-piles de mon premier exemplaire et… tadaaaa ! Me voilà avec un beau Donkey Kong complet.

Détail amusant : les deux « copyright » sont différents (1982 pour l’un, et 1983 pour l’autre). Si vous avez une explication, je suis preneur ! ^^;

Mon Mario’s Cement Factory New Wide Screen en images :

[Arrivage] Metal Gear Solid : une oeuvre culte de Hideo Kojima

En relevant mon courrier hier soir, j’ai découvert avec bonheur un paquet en provenance directe de Pix’n Love, que je remercie au passage pour cet envoi. À l’intérieur, leur tout dernier ouvrage, Metal Gear Solid : une oeuvre culte de Hideo Kojima, dont je vous annonçais la sortie il y a quelques jours.

Comme je le supposais d’après les photos publiées sur le Net, ce nouveau livre est très beau : l’illustration en couverture est recherchée, sobre et très classe. Les amateurs de belles images et d’artworks en tout genre risquent par contre de déchanter en découvrant qu’à l’intérieur, c’est du texte et rien que du texte. Console Syndrome et Pix nous convient donc bien à une analyse transversale de l’oeuvre de Hideo Kojima, avec moult détails et anecdotes. Question contenu et impressions, je vous en dirai plus dès que je l’aurai parcouru en entier, d’ici quelques jours.

Je profite aussi de ce billet pour « teaser » un peu sur mon prochain article Game & Watch, qui sera en ligne ce weekend : cette fois, on entre dans le vif du sujet, avec une présentation de Mario’s Cement Factory, en version New Wide Screen. Et comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, il ne sera pas seul : Donkey Kong viendra lui aussi nous refaire un petit coucou… Pourquoi ? Mystère et boule de gomme… Vous en saurez plus dès ce weekend ! ^^;