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Des patchs pour Chaos Seed, Magic Knight Rayearth 2nd et Kaeru no Tame ni Kane wa Naru

Patchs traduction Chaos Seed Magic Knight Rayearth Kaeru no Tame ni Kane wa Naru

Riche mois d’avril pour les amateurs de RPG, avec trois patchs de traduction qui visent une nouvelle fois des jeux tournant sur consoles Nintendo : Chaos Seed (Super Famicom, anglais), Magic Knight Rayearth 2nd (Game Boy, anglais) et Kaeru no Tame ni Kane wa Naru (Game Boy, français).

Sorti au Japon en 1996, Chaos Seed est un RPG développé par Neverland et édité par Taito. Son arrivée tardive sur Super Famicom lui a permis d’afficher d’emblée de très beaux graphismes : décors riches, jolies couleurs, animations très fluides… Niveau contenu, ce soft se distingue aussi, avec d’un côté, une grosse partie dungeon-RPG durant laquelle le joueur “nettoie” des grottes qui sont autant de dangereux labyrinthes infestés d’ennemis, et de l’autre, une phase plus orientée gestion où il lui faudra assurer la protection des lieux dont il a pris possession.

Même si comprendre l’intrigue n’est pas essentiel pour avancer dans le jeu, Chaos Seed totalise quand même dix scénarios, d’où l’intérêt d’un patch qui permet de suivre l’histoire imaginée par les scénaristes. Ce dernier a été réalisé par le groupe Dynamic Designs : il traduit l’entièreté du jeu en anglais et se télécharge à cette adresse.

Patch Chaos Seed screenshots

Tiré du célèbre shojo manga de CLAMP, Magic Knight Rayearth 2nd est pour sa part nettement plus classique, puisqu’il prend la forme d’un RPG au tour par tour. Sous-titré The Missing Colors, c’est en fait le second jeu Magic Knight Rayearth de la Game Boy, et comme son prédécesseur, il n’est jamais sorti ailleurs qu’au Japon. Grâce au patch de traduction réalisé par Pearse Hillock, les joueurs connaissant l’anglais pourront dorénavant suivre de bout en bout les aventures d’Hikaru, Fuu et Umi, nos trois Magic Knight transportées dans le monde de Céphiro, qui, cette fois, devront mettre la main sur un odieux “voleur de couleurs”. ^^;

Patch Magic Knight Rayearth 2nd et Kaeru no Tame ni Kane wa Naru (screenshots)

Dernier soft faisant l’objet de cet article : Kaeru no Tame ni Kane wa Naru ! Derrière ce nom à rallonge se cache un jeu Game Boy sorti en 1992 au Japon. Édité par Nintendo en personne, son titre peut se traduire par “Pour la Grenouille, sonne le glas”. Vous verrez que dès les premières minutes passées en sa compagnie, on a comme une impression de déjà-vu, et c’est normal : plusieurs éléments, dont son moteur, seront repris un peu plus tard dans Link’s Awakening, le premier opus portable de la série Zelda.

Pour le reste, Kaeru no Tame ni Kane wa Naru est surtout un RPG touche-à-tout qui mêle aventure, combats et plate-forme. Et si je vous dis que le héros, le Prince de Sablé, a pour mission de sauver la princesse Tiramisu (!) des griffes d’une armée Croakian dirigée par l’horrible King Delarin, vous comprendrez aussi qu’il ne se prend pas trop au sérieux… Le patch tout en français, réalisé par Blyn, se récupère sur le forum d’Ultimate Consoles.

Une (mini) NES tout en Lego, par Chris McVeigh

Une (mini) NES tout en Lego par Chris McVeigh

Chris McVeigh (aka Powerpig) possède de multiples talents : rédacteur pour le site Macworld, illustrateur, photographe… Mais il a surtout développé depuis plusieurs années une passion dévorante pour les briques Lego, au point d’en faire le trait d’union entre toutes ses activités.

Se définissant lui-même comme un “Lego builder”, cet originaire d’Halifax (Canada) multiplie les réalisations qui mettent en scène les petits bonhommes jaunes et les briques colorées de la marque danoise : des calendriers, des T-shirts, des posters… mais aussi des reproductions d’objets high-tech “rétro”, tout en Lego !

Si je vous en parle, c’est parce que sa dernière création est une étonnante NES, accompagnée de ses deux manettes et de deux cartouches (que l’on peut, pour la beauté du geste, insérer dans la console !). Bon, il n’a pas poussé le vice jusqu’à reprendre les dimensions réelles de la 8 bits, puisque une fois terminée, cette “mini” NES mesure 9,5 cm sur 8, pour une hauteur de 3,5 cm. Mais les 220 pièces nécessaires à sa fabrication autorisent quand même une reproduction fidèle, jusque dans les moindres détails.

NES Lego par Chris McVeigh (photo)

Si vous vous sentez d’attaque pour réunir par vous-même les briques nécessaires, Chris propose sur son site perso le plan complet permettant d’assembler cette NES Lego, sous la forme d’un PDF très pro (sommaire détaillé des pièces avec leurs références, étapes de montage illustrées pas à pas, comme sur les plans Lego officiels). Mais il a aussi pensé aux personnes qui n’ont pas forcément envie, ni le temps, de partir à la chasse aux briques, en proposant à la vente un kit qui regroupe toutes les pièces nécessaires.

Celui de la NES, disponible à partir du 16 mai, peut par exemple être pré-commandé pour 58,50$ (hors frais de port), via sa boutique Powerpig’s Builds ‘n Things. Sur cette dernière, vous trouverez également d’autres modèles tout aussi “alléchants” : console Atari 2600, Apple Macintosh, Commodore 64, appareil photo Polaroid, téléviseur cathodique…

Les Archives Oubliées se penchent sur Castlevania et Metal Gear Solid

Les Archives Oubliées se penchent sur Castlevania et Metal Gear Solid

C’est dingue comme le temps passe ! Il y a trois mois d’ici, je vous présentais Les Archives Oubliées, la chronique vidéo mensuelle du Serpent Retrogamer dédiée à la com’ et au marketing qui entourent les grandes séries du jeu vidéo.

greyfox0957 et Le Serpent avaient d’ailleurs commencé très fort, avec des sujets aussi variés que Batman, Les consoles de salon, Le Seigneur des Anneaux et Dragon Ball Z. Or, depuis lors, de nouveaux épisodes se sont ajoutés à ces débuts prometteurs, avec deux séries cultes frappées du sceau de Konami : Castlevania et Metal Gear Solid.

L’opposition séculaire entre les Belmont et le comte Dracula a donné lieu à de nombreux épisodes, étalés sur plus de deux décennies et de nombreuses consoles. Ce qui fait de Castlevania une des plus anciennes sagas du jeu vidéo. D’Akumajo Dracula en 1986 (NES, X68000, Amiga…) à Lords of Shadow 2 en 2014, la forme et le fond ont inévitablement évolué, tout comme la communication de Konami, qui a joué sur différents registres : la peur, la violence débridée, voire même le “grand n’importe quoi” (pubs japonaises bien kitsch inside !). Moment à ne surtout pas louper dans cet épisode #5 des Archives Oubliées : l’unboxing des versions collector qui, au passage, nous prouve que greyfox0957 et Le Serpent sont de plus en plus à l’aise devant et derrière la caméra. Je ne vous en dis pas plus… ^^;

Autre série, autre approche : pour Metal Gear Solid, même si les thèmes traités sont “sérieux” et l’intrigue autrement plus complexe, c’est bien souvent le second degré qui primera dans les publicités, quelles soient japonaises ou américaines. Comme si l’humour permettait de désamorcer la gravité des sujets abordés. Le côté “classe”, réaliste et léché est quant à lui laissé aux fameux trailers dont seul Hideo Kojima a le secret : des petits moments d’anthologie qui, en quelques minutes, donnent envie à des millions de fans d’acheter le prochain épisode de la saga… Tout ceci est à découvrir dans l’épisode #6 des Archives Oubliées.

La légende d’Alamogordo n’en était pas une

Alamogordo : la légende n'en était pas une

Annoncées depuis maintenant presque un an, les fouilles du site d’Alamogordo, censées mettre à jour un énorme stock de cartouches invendues du jeu E.T. The Extra Terrestrial, enterrées-là par Atari en septembre 1983, avaient pris du retard. Fuel Industries, la société de production canadienne qui voulait réaliser un documentaire sur le sujet, avait bien reçu toutes les autorisations nécessaires, mais en mars dernier, les autorités du Nouveau-Mexique avaient suspendu le projet, préférant attendre d’avoir toutes les garanties en matière de respect de l’environnement.

Début avril, le dossier a toutefois été débloqué et les fouilles tant attendues ont pu commencer ce 26 avril 2014, à 9h30 heure locale. Et le résultat ne s’est pas fait attendre : des cartouches Atari VCS 2600 de ce cher E.T. ont bien été déterrées à Alamogordo, et pour avoir passé trente bonnes années sous terre, on peut même dire qu’elles sont plutôt bien conservées. Avec cette découverte, c’est donc une légende vieille de trente ans qui prend fin, pour devenir réalité.

Seule petite ombre au tableau de cette news sympathique : la récupération commerciale de l’événement, orchestrée par Microsoft. On savait déjà que le réalisateur Zak Penn réservait l’exclusivité de son documentaire à la firme de Redmond, avec une diffusion prochaine sur le service en ligne des consoles Xbox. Rien d’anormal à cela : Xbox Entertainment Studios a ouvert son chéquier pour que le documentaire voit le jour.

Des cartouches E.T. à Alamogordo

Ce qui est nettement plus pesant, comme le souligne le site Rom Game, c’est tout le foin qui est fait autour de cette découverte, dans le seul but d’exposer un maximum la marque Xbox : soirée organisée la veille dans le magasin GameStop d’Alamogordo avec tombola permettant de gagner des jeux Xbox One, présence de Larry Hryb (directeur de Xbox Live) en plus de celle d’Howard Scott Warshaw (designer sur le jeu E.T.), distribution de T-shirts exclusifs aux 250 premières personnes du public qui se sont présentées sur le site des fouilles…

Et quand on voit que de son côté, Fuel Industries espère aussi pouvoir garder 250 exemplaires déterrés du jeu (pour en faire quoi ? une vente aux plus offrants ?), on se dit que l’appât du gain n’est jamais très loin…

2048 sur Game Boy et Super NES ? Si si, c’est possible !

2048 sur Game Boy et Super NES

Si la déferlante Flappy Bird m’est complètement passée au-dessus de la tête, je ne peux pas en dire autant de 2048, le jeu de réflexion démoniaque imaginé par Gabriele Cirulli. Installé vite fait sur mon téléphone et mon iPad, j’y passe un peu de temps chaque jour, sans toutefois parvenir à obtenir le Saint Graal : le nombre 2048 ! Mais je ne désespère pas…

Comme pour le volatile qui cherche à éviter des tuyaux que l’on dirait tout droit sortis de Super Mario World, il n’a pas fallu attendre longtemps pour que 2048 soit décliné sur de nombreux supports, anciens micros et consoles compris. Et après l’Atari 2600, la Mega Drive et la Master System, c’est au tour de deux consoles Nintendo, la Game Boy et la Super NES, d’accueillir elles aussi leurs versions du jeu.

La portable de Nintendo est d’ailleurs une petite gâtée, puisqu’elle ne se contente pas d’une, mais bien de deux versions. La première a été développé par Antoine Couy (aka UraKn0x) et permet, tout comme l’originale, d’aller bien au-delà du nombre 2048 (à condition d’être doué, cela va de soi…). Dans cette version, un menu Options est même présent pour fixer à l’avance l’objectif à atteindre : 2048, 4096, 8192… jusqu’à 131072 (le maximum mathématiquement possible).

2048 Game Boy et Super NES (screenshots)

La seconde mouture Game Boy est l’oeuvre de Sanqui, déjà auteur de la version Master System. Elle se distingue par des graphismes un peu plus fouillés, mais pour le reste, elle se borne à copier son modèle, sans proposer de menu Options. À vous de voir laquelle des deux vous préférez. Perso, j’aime bien le côté plus épuré de la version d’Antoine…

Sur Super Nintendo enfin, 2048 déboule grâce au talent d’Alekmaul, qui nous avait déjà gratifié d’un Frappy SNES réussi, adaptation 16 bits… de Flappy Bird. En se basant sur la librairie PVSneslib, qu’il a lui-même créée, il nous livre ici une version riche en couleurs, animations et bruitages, loin des couleurs pastels et de la sobriété du 2048 original. Fond d’écran animé, musique d’ambiance et “hhhhhooooo” du public quand arrive le Game Over font partie du package, tout comme l’affichage, en permanence, de la prochaine somme à atteindre.

PS : En rassemblant quelques infos pour cet article, je suis tombé sur l’impensable : Flappy48, le croisement entre Flappy Bird et 2048 ! Jouable via votre navigateur sur le site itch.io, le titre conserve le principe de Flappy Bird mais remplace l’oiseau par trois chiffres qui, au contact d’autres présents sur le parcours, s’additionnent entre eux. De là à savoir si la fusion de deux concepts appréciés font inévitablement un bon jeu, je vous laisse seuls juges…

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