ouf ! la super nes n'a pas été oubliée

Sparkster

Rocket Knight Adventures… Voilà un titre que bien des possesseurs de Super Nintendo ont jalousé à leurs “concurrents megadriviens” lors de sa sortie en 1993. Un choc d’autant plus douloureux que le soft était réalisé par Konami (qui en avait même fait l’une de leurs mascottes à l’époque!), une firme qui n’avait pas pour habitude de négliger la Super NES. C’est donc avec grand bonheur qu’ils apprirent la sortie de sa suite sur les 2 plates-formes, vers la fin de l’année 1994. Comme ça, pas de jaloux! (Attention toutefois, les 2 versions sont vraiment différentes mais je ne m’attarderai pas ici sur le jeu Megadrive)

Sparkster, l’opossum à la rescousse d’une princesse

Sparkster Super Nintendo screenshot 01Pour les néophytes, Rocket Knight Adventures mettait en scène un opossum cuirassé, mignon tout plein, bardé d’un propulseur lui permettant des accélérations fulgurantes aussi bien dans les airs que sur terre. Sa mission: sauver une princesse capturée par une armée de cochons ! Ce 2ème volet, bourré de clins d’oeil au 1er, reprend ce charismatique héros et le situe dans une intrigue tout aussi recherchée: une princesse kidnappée…blablabla… à sauver…blablabla… et aussi une planète à secourir… Oh ! Vous avez dit “bidon” ??

Rocket… tirs!

Sparkster Super Nintendo screenshot 02À l’instar de son aîné, Sparkster propose un gameplay intéressant grâce à l’utilisation de ce fameux propulseur accroché dans son dos, qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler l’illustre comic-book Rocketeer. De l’utilisation de ce jet-pack dépend votre survie dans les mondes hostiles du jeu. Pour vous en servir, rien de plus simple, il suffit de le charger en maintenant pressé un bouton de la manette, puis de le relâcher pour propulser notre héros à l’horizontal sur terre, ou à la verticale et en diagonale dans les airs. Ce “dash” a de multiples utilités: il permet bien sûr d’accéder à certaines zones du niveau, de foncer à toute vitesse pour se débarrasser des ennemis, de détruire des éléments du décor pour dénicher des bonus cachés (des bananes ou des pommes pour remonter sa barre d’énergie par exemple…), mais aussi de ricocher sur les murs, ce qui s’avère parfois indispensable pour progresser. La gestion du dosage de ce réacteur est bien sûr primordiale.

Sparkster Super Nintendo screenshot 03À noter une petite nouveauté par rapport au précédent volet: un léger “spin dash” lorsque vous appuyez sur l’une des gâchettes de la manette. Pas besoin de charger mais sa portée est forcément plus réduite que quand vous utilisez votre propulseur. Outre ce sympathique jet-pack qui confère une identité propre au jeu, notre héros dispose aussi d’une épée magique. En effet, chaque coup que vous portez est accompagné d’un petit croissant d’air supersonique (un peu comme le “sonic-boom” de Guile dans Street Fighter II) ce qui donne une certaine portée à votre attaque. Toutes ces manipulations sont, pour notre plus grand bonheur, parfaitement jouables et intuitives. Un régal!

La réalisation made in Konami

Sparkster Super Nintendo screenshot 04Comme souvent avec Konami, la réalisation du jeu se montre plus qu’à la hauteur. Notre opossum, dont le design a légèrement évolué par rapport au 1er volet (certains préféreront, d’autres non, les goûts et les couleurs…) bénéficie d’un soin particulier, avec des couleurs chatoyantes. Niveau animations, c’est également remarquable. Sparkster court, s’accroche avec sa queue, se propulse dans les airs avec sa roquette, retombe en agitant les bras… Un vrai personnage de dessin animé! Pour leur part, les décors sont aussi variés que réussis: ils vous transportent en forêt, à bord d’un vaisseau, au cœur des pyramides égyptiennes, dans un monde féerique constitué d’instruments de musique ou encore dans l’espace!

Sparkster Super Nintendo screenshot 05D’ailleurs, il ne faut pas attendre bien longtemps avant de s’en prendre plein les mirettes, le 1er niveau étant d’entrée de jeu une vraie claque. On note par exemple des morphings très réussis lorsque les rochers se transforment en ennemis, mais aussi un “effet miroir” très joli quand Sparkster traverse un étang (encore un clin d’œil à Rocket Knight). Quant au bestiaire, les vilains cochons ont laissé place à des pseudos chacals, mais conservent le rituel hilarant du 1er épisode lorsque vous les touchez: ils déguerpissent sur le champ, affolés, en caleçon! Irrésistible! De leur côté, les boss ont fière allure, et prennent souvent une bonne partie de l’écran, ce qui entraîne parfois des ralentissements. Regrettable mais excusable.

Une variété à toute épreuve !

Sparkster Super Nintendo screenshot 06L’une des forces de ce jeu réside dans sa diversité. Les prédominantes phases de plates-formes, somme toute très réussies malgré leur classicisme, sont entrecoupées de séquences mémorables. L’occasion ainsi de sortir des habituels sentiers battus des jeux du genre. Comment ne pas évoquer le niveau où, à dos d’un volatile robotisé, vous dévalez une pente à toute vitesse en bataillant contre les ennemis? Comment éluder le stage où vous évoluez à la manière d’un shoot vertical (genre Axelay) pour éliminer la vermine? Et encore, comment ne pas songer au mémorable combat de robots (repris du 1er opus certes…) dans lequel vous affrontez votre double maléfique. Toutes ces situations plus grisantes les unes que les autres font de Sparkster une aventure palpitante au rythme frénétique.

Sparkster Super Nintendo screenshot 07C’est d’autant plus agréable que la difficulté de l’aventure se paramètre avec finesse dans les options. Les modes easy et normal sont largement abordables mais le mode hard est autrement plus délicat. À noter qu’en mode easy, seuls 7 niveaux sont dispos et il n’y a pas de fin, le mode normal en comprend 8 avec une fin, et le mode hard en compte 9 avec le vrai final. Pour les insatiables, un mode expert (excessivement corsé) se débloque alors. Sinon, le titre dispose aussi de passwords qui permettent de commencer directement au niveau souhaité, ce qui permettra aux joueurs moyens de moins galérer. En bref, tout le monde s’y retrouvera!

En conclusion

Maîtrisé de bout en bout, Sparkster réalise une jolie performance: respecter les solides bases instaurées par son aîné Rocket Knight Adventures, tout en peaufinant l’enrobage du jeu et sa diversité pour en faire un des kadors du jeu d’action/plates-formes. Pêchu, grisant, passionnant, Konami livre là, une fois n’est pas coutume, un must have de plus sur la Super Nintendo. Sparkster, c’est d’la roquette!

Note Finale
Technique – 8 /10

La patte made in Konami se fait sentir et la maîtrise des capacités de la console est insolente. Les graphismes sont superbes, les environnements variés et dépaysants. Les animations détaillées et les scrollings ne sont pas en reste. Pour chipoter, on notera des ralentissements et effacements de sprites lorsque l’écran est surchargé. Rien de bien méchant pour un tel déluge d’effets.

Musique – 8 /10

Encore une fois, Konami s’est montré inspiré. Le jeu alterne intelligemment les thèmes héroïques avec d’autres plus angoissants. Les quelques bruitages sont également réussis.

Gameplay – 9 /10

Le 1er opus de la Megadrive avait fait ses preuves grâce à l’utilisation inspirée du jet-pack. Cet épisode reprend avec brio les bases de son aîné en rajoutant quelques nouveautés dont un “spin dash” dans les airs. Pas de souci donc, l’utilisation du turbo réacteur reste intuitive, de même que la jouabilité.

Durée de vie – 8 /10

Le soft propose 9 niveaux consistants et largement assez variés pour que vous ayez envie de vous refaire un petit level de temps en temps (d’autant que le jeu comprend des mots de passe). 3 modes de difficulté parfaitement dosés sont sélectionnables. Pour les férus de challenge, un 4ème mode mode expert est débloquable. Et là, bon courage!

Innovation – 7 /10

Les connaisseurs du 1er volet de la Megadrive navigueront inévitablement en terrain connu. Sparkster s’en inspire fortement et en reprend même quelques moments cultes (comme la bataille de robots). Mais dans la mesure où ce 1er volet n’est jamais sorti sur la 16 bits de Nintendo, on peut considérer que ce Sparkster est une bouffée d’air frais pour les possesseurs de la Super NES!

En résumé
La suite de Rocket Knight Adventures (pas sorti sur Super NES) se veut encore plus aboutie, passionnante et pêchue.
9
Un hit !

Infos Pratiques
Développé par Konami
Édité par Konami
Sorti le 15.09.1994 (Japon)
Sorti en 10.1994 (USA)
Sorti en 1994 (Europe)
action / plate-forme
1 seul joueur
Cartouche de 16Mb
Sauvegarde par mots de passe
Existe aussi sur Megadrive
Voir aussi, dans la même série
Plus Loin
Un remake de Sparkster, sobrement intitulé Rocket Knight, est disponible en téléchargement sur PC, PS3 et Xbox 360.
Encore + d’images
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