arrivé avec beaucoup de retard

[PSone] Final Fantasy V

Dans un souci de permettre à ses nombreux fans de toucher à des jeux n’ayant jamais franchi les frontières nippone ou américaine (et peut-être dans l’optique de se faire de l’argent facilement oserais-je ajouter si j’étais un peu intelligent de la tête, fort heureusement ce n’est pas le cas), Square réédita quelques-unes de ses anciennes gloires pour nous, pauvres européens. Dans cette vague se trouva Final Fantasy V, qui eu enfin droit à une traduction en anglais, ce qui ne fut jamais le cas sur Super NES. Alors quoi de neuf sur cette ancienne gloire?

Dernier épisode avec les cristaux

Final Fantasy V PlayStation screenshot 01Le jeu vous place au départ dans la peau de Butz (prononcez “Boutse”), un jeune aventurier qui parcourt le monde conformément aux dernières volontés de son père, grâce à son fidèle compagnon, Boco (un Chocobo). Alors qu’il parcourt tranquillement du pays, notre héros voit une météorite tomber du ciel et s’écraser non loin de lui, et il décide de se rendre au point de chute. C’est là qu’il rencontre une jeune fille sauvagement importunée par deux monstres. Agissant comme un vrai héros (enfin surtout comme un mec qui veut se la taper), Butz sauve donc Lenna (ou Reina), la jeune princesse de Tycoon qui recherche son père (le roi), porté disparu. Ils décident de voyager quelques temps côte-à-côte, ce qui les emmènera à rencontrer Faris, un((e) ho merde j’ai spoilé) jeune pirate, et Galuf, un vieux guerrier (un poil pervers). La quête principale de cette joyeuse bande va vite être d’empêcher la destruction des cristaux par une mystérieuse force démoniaque (c’est le dernier Final Fantasy où les cristaux jouent un grand rôle dans le jeu hormis FFCC qui est plus un dérivé qu’autre chose), ce qui ne sera évidemment que le prologue au sauvetage du monde, que dis-je, de l’univers!

Fais ton job

Final Fantasy V PlayStation screenshot 02Je ne vais surprendre personne, le jeu est un RPG classique alternant phases d’exploration et combats. Il propose toujours le système classique d’ATB pour les combats, dans lesquels vous aurez quatre combattants au maximum. La grande “innovation” du jeu, qui constitue en outre sa véritable force, est son système de job (le concept avait été tenté dans Final Fantasy III, mais totalement minimaliste). Dites Final Fantasy V à n’importe quel puriste, son premier réflexe sera de l’associer aux jobs. En quoi consiste le système? À chaque cristal récupéré correspond un job accessible par n’importe lequel des personnages. Chaque job possède ses attributs propres, d’abord au niveau des caractéristiques pures (guerrier => force, ninja => agilité etc. etc.) mais surtout il amène des capacités spécifiques à chacun.

Final Fantasy V PlayStation screenshot 03Quelques exemples: être mage noire permet d’utiliser tout type de magie noire, magicien bleu permet d’apprendre les magies lancées par les ennemis, samurai permet de lancer votre argent pour frapper fort les ennemis (assez rentable parfois), etc etc. À chaque fin de combat, vous gagnerez des points de job qui permettront de passer des niveaux de jobs. Passer les niveaux de jobs permet non seulement d’accéder à de nouvelles capacités, mais en plus, vous maîtrisez celles des niveaux passés. Quel intérêt? Vous pouvez à la base choisir une capacité ne correspondant pas à votre job quand vous avez un job (châtelain étant la classe de base pas vraiment assimilable à un job). En étant châtelain, vous pourrez en équiper deux, et le job “mime” permet d’en choisir trois. De plus, lorsque vous serez maître d’un job, il viendra directement influé sur les caractéristiques de ces derniers “jobs”. Très pratique à savoir pour la fin du jeu, ces jobs ne servant à rien avant. Il y a de très nombreux jobs en tout et peu se révèlent inutiles (mention spéciale au job “berserker” aussi inutile que moche niveau design).

Une mise en scène digne de TF1

Final Fantasy V PlayStation screenshot 04Mais Final Fantasy V, ce n’est pas uniquement son système de job. Le jeu possède une ambiance formidable vraiment heroïc-fantasy. De plus, il propose une variété de modes de déplacement (sur la carte j’entends) rare dans les Final Fantasy. Vous pourrez chevaucher à dos de Chocobo, planer à dos de dragon, croiser des bancs de thons sous l’eau grâce à votre sous-marin etc etc… Vraiment sympa! Les lieux sont eux peu variés: aucune énigme, il faut juste trouver le bon chemin quand nécessaire tout en faisant un combat tous les cinq pas. Les allergiques du combat à outrance seront rebutés, les amoureux du leveling seront aux anges (MOI). Je vous rassure: ceux-ci ne présentent que peu de difficulté avec une équipe et des jobs bien évolués. À noter que les magies s’achètent dans des magasins, mais ce n’est pas nouveau.

Final Fantasy V PlayStation screenshot 05J’en viens maintenant au problème essentiel (selon moi) du jeu: la mise en scène. Je m’explique: les nombreuses phases de scénario sont introduites de façon très étrange. La plupart des moments graves durent trois secondes, le temps pour les héros de dire “ouais go allez c’est bon!” et pof! Idem pour les instants où un compagnon décède: trois petites secondes, histoire de dire qu’on est compatissant (“ho non il est mort”), et puis un petit Mars et ça repart. Globalement, j’ai eu ce sentiment sur tous les Final Fantasy avant le VII (on peut dans une moindre mesure exclure le VI), et certains parlent plutôt de naïveté réussie, chacun ses goûts. Ce détail a quand même son importance car il déroutera sûrement les nombreux fans des Final Fantasy PlayStation (où on parle plus que l’on joue par moment, soyons honnête). Heureusement, les personnages sont assez travaillés et il y a de nombreuses scènes pour mieux connaître leur passé.

C’est moche… Mais les ziks roxxent! Enfin roxxaient…

Final Fantasy V PlayStation screenshot 06Passons donc directement là où le bas blesse vraiment: les graphismes. Le style est franchement laid et les divers persos font un concours du sprite le plus petit et le moins détaillé. Quand on pense que le jeu était déjà limite pour de la Super NES, et aucune amélioration n’a été faite. On aurait pu s’attendre à une superbe cinématique d’intro, C’EST RATÉ! Elle est trop moche… On ne peut aussi que déplorer la piètre qualité des animations (et encore les ennemis en ont même pas), ce qui n’arrange pas vraiment le tout. Heureusement (et voilà la seconde force du jeu), les thèmes de Nobuo Uematsu sont absolument fabuleux! Si la qualité sonore n’y est pour rien (elle est assez déplorable, surtout pour de la PlayStation…), la qualité des mélodies est surpuissante! Les divers thèmes sur la carte ou encore la musique de Gilgamesh sont absolument cultes. C’est d’ailleurs la bande-son qui m’avait poussé à faire ce jeu, et sur ce détail, j’ai pas été déçu, loin de là! Pour finir, sachez que le jeu peut être fini assez rapidement (25 à 30 heures) mais que développer les jobs est tellement passionnant que l’on peut rester plus sur le jeu, notamment pour battre les deux boss cachés très durs.

En conclusion

Final Fantasy V est un Final Fantasy vraiment atypique qui est intéressant de par son système de jobs fabuleux et sa bande-son ultra réussie. Mais il possède un certain nombre de défauts pour en rebuter plus d’un. En plus, la conversion apporte quasiment rien, à part la traduction. Mais il reste toujours aussi agréable à jouer.

Note Finale
Technique – 3 /10

Aucune amélioration depuis la version Super NES: style discutable, petitesse des sprites et piètre qualité des animations. Et la cinématique d’intro, exclusive à cette version, est loin d’être réussie…

Musique – 9 /10

Les thèmes de Nobuo Uematsu sont absolument fabuleux, avec des mélodies à la qualité surpuissante. Certains thèmes ou encore la musique de Gilgamesh sont cultes.

Gameplay – 9 /10

Final Fantasy V introduit un système de jobs pour le moins innovant, dans lequel chaque job possède des attributs propres, mais amène aussi des capacités spécifiques à chaque perso.

Durée de vie – 7 /10

On peut terminer le jeu assez rapidement (comptez 25 à 30 heures), mais il est aussi tout à fait possible d’y jouer beaucoup plus longtemps si on cherche à développer les jobs ou à battre les deux boss cachés.

Scénario – 7 /10

La trame scénaristique, bien que classique, est de qualité, avec un groupe de héros qui sera opposé à une mystérieuse force démoniaque. La mise en scène est par contre bien souvent étrange, avec des moments graves vite expédiés.

En résumé
Une conversion qui arrive avec sa traduction anglaise sous le bras. La qualité de Final Fantasy V fait le reste.
8
Très bon

Infos Pratiques
Développé par Squaresoft
Édité par Squaresoft
Sorti le 19.03.1998 (Japon)
Sorti le 30.09.1999 (USA) (1)
Sorti le 17.05.2002 (Europe) (2)
RPG
1 seul joueur
1 CD
Sauvegardes sur carte mémoire
Existe aussi sur Super NES, Game Boy Advance
(1) inclus dans la compilation Final Fantasy Anthology “édition US” (qui reprend aussi FF VI)
(2) inclus dans la compilation Final Fantasy Anthology “édition Europe” (qui reprend aussi FF IV)
Voir aussi
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Crédits
Version originale du test sur Legendra RPG.
Repris sur la MdP avec l'autorisation de Medion.
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