toujours aussi magique

[PSone] Tales of Phantasia

Japon, fin 1994. Wolf Team sort le premier volet de l’une de ses plus prestigieuses séries sous la houlette de Namco: Tales of Phantasia. À sa sortie dans le pays du Soleil Levant, le RPG impressionne. En effet, tenant sur une cartouche de 48 Mbits (une première pour l’époque), il rencontre un vif succès grâce à des graphismes proprement époustouflants et un système de combat tout à fait original. Le jeu ressort en 1998 sur la Playstation de Sony dans une version améliorée.

Simplicité rime avec efficacité

Tales of Phantasia PSone screenshot 01Tout commence par un combat, les combattants ainsi que l’ennemi (un sorcier, semble-t-il) vous sont inconnus. L’équipe est très mal en point et l’issue du combat semble immuable, l’ennemi va gagner. C’est alors qu’un des alliés lance un sort d’une puissance inouïe, le combat prend fin et le sorcier est scellé dans un champ de force grâce à deux pendentifs… Fin du prologue. Dix années ont passé depuis. Le jour de ses quinze ans, Cless, notre héros, part à la chasse avec son ami Chester. Durant la chasse, nos amis poursuivent un sanglier qui les mène devant un arbre carbonisé. Cless, seul à ce moment, a la vision d’une femme devant ce même arbre mais en bonne santé. Celle-ci lui demande de protéger l’arbre. La vision s’estompe, Chester réapparaît (il poursuivait le sanglier) et vous battez l’animal.

Tales of Phantasia PSone screenshot 02C’est alors que la cloche du village retentit, vous rentrez au village: il a été entièrement détruit et tout le monde a été tué, y compris les familles de nos deux héros. Après plusieurs (més)aventures (sachez que Mint, une magicienne, a rejoint votre équipe), vous vous retrouvez devant le sorcier qui a détruit la ville et là, vous vous rendez compte que c’est le même sorcier que vous avez découvert dans le prologue (comme par hasard). Alors, pour vous protéger (vous alliez clairement vous faire exploser), Morisson, un allié qui a rejoint votre équipe auparavant, lance un sort qui catapulte Mint et Cless dans le passé. Chester et Morisson restent seuls devant le sorcier (vous savez maintenant qu’il se nomme Dhaos), leur destin est donc plus qu’incertain… Voilà, c’est le début de l’histoire. Sachez que vous parcourrez le temps et l’espace dans l’unique but de détruire Dhaos. Malgré la simplicité de sa trame principale, l’histoire est excellente et les rebondissement nombreux.

Des combats “dynamiquement jouissifs”

Tales of Phantasia PSone screenshot 03Tales of Phantasia (appelons-le ToP) est un RPG classique avec des combats aléatoires comme dans un FF. Mais sachez que le système de combat et d’évolution n’a strictement rien à voir, avec justement un classique FF. Le système de combat, qui se nomme Linear Motion Battle (LMB, donc), vous permet de diriger un seul personnage parmi les quatre qui composent votre équipe (les autres sont dirigés par l’ordinateur, certains paramètres de leur IA pouvant être modifiés dans le menu du jeu). Pendant les combats, vous êtes sur un plan horizontal, et c’est là ce qui fait la force du LMB: vous contrôlez réellement votre personnage! Vous pouvez le faire courir, le faire frapper et lui faire sortir une des quatre techniques que vous lui avez préalablement assigné dans le menu (B et haut + B, mais ça fait que deux ça! Mais non, c’est parce que les techniques sont différentes selon l’éloignement de l’ennemi sur le plan!! Ahhhhhhhhh, merci Feid! De rien, de rien ^^).

Tales of Phantasia PSone screenshot 04Ah oui, petite précision: vous pouvez à tout moment, pendant les combats, faire lancer un sort à l’un de vos alliés via le menu des combats (où vous pourrez également utiliser des objets, comme dans un RPG classique, mais aussi modifier les paramètres de l’IA des alliés). Sachez également que votre inventaire ne peut pas compter plus de 15 objets de même nature (cela ajoute un petit côté stratégique aux phases d’explorations de donjons) et que vous pouvez remplir un sac de nourriture qui vous permettra de récupérer des HP et MP lorsque vous marchez. Tiens les donjons, parlons-en: ils sont très longs et parfois très durs. Mais là, je vous vois déjà en train de vous lever pour me poser la question suivante: “Mais d’où vient cette difficulté ??”

Tales of Phantasia PSone screenshot 05Tout d’abord, la fréquence de combat est GI-GAN-TES-QUE, énorme, vraiment je pèse mes mots, je n’ai jamais vu ça dans un RPG, vous aurez un combat minimum toutes les 15 secondes (ah, je viens de rechronométrer, toutes les 10 secondes en moyenne, en fait) à l’intérieur des donjons. Pour l’information, sachez que j’ai fait plus 1200 combats en 35 heures de jeu (un compteur vous l’indique dans le menu). Ce sentiment est accentué par la longueur des donjons. Mais rassurez-vous, les combats ne sont jamais très longs (sauf peut-être dans le donjon final) et dynamiquement jouissif (oui oui, c’est le terme qui convient ^^). Une autre précision: un objet nommé “eau bénite” vous permettra de diminuer la fréquence de combats. La durée de vie est plus que respectable (entre 30 et 40 heures de jeu, pas mal pour l’époque) et les sous-quêtes nombreuses.

Toujours aussi sublime, mais sur console 32 bits

Tales of Phantasia PSone screenshot 06Techniquement parlant et en se remettant dans le contexte de l’époque, le jeu est SU-BLI-ME. De la 2D superbe qui avait estomaqué les petits Japonais à l’époque (le jeu n’a jamais quitté le pays). Aujourd’hui encore, avec cette version Playstation, les graphismes restent très beaux. L’ambiance est magique et l’humour omniprésent (ARF, la scène du sauna, dans le village des ninjas ^^); l’espiègle petite sorcière, Arche, y est souvent pour quelque chose. Le character designer, Kosuke Fujishima s’est vraiment surpassé sur cette épisode (d’autant que le chara design des autres épisodes de la série est, je trouve, hideux, regardez la gueule de Farah et Reid de Tales of Eternia, pour vous en rendre compte). Les musiques, quant à elles, sont signées Motoi Sakuraba: certains aimerons, d’autres pas. Je les trouve superbes pour la plupart d’entre elles. Certains thèmes sont excellents (combats, Fire Tower) et certains thèmes tristes sont inoubliables. Vous aurez même une petite surprise pour le thème des crédits de fins (attention SPOILER, que ceux qui ne veulent pas savoir sautent la ligne qui suit: c’est le boléro de Ravel remanié).

En conclusion

Un RPG culte, non seulement parce qu’il pose les bases de la série, mais pas seulement. Le jeu était une petite révolution à l’époque, avec son intro chantée et ses voix digits, et il reste encore aujourd’hui très agréable à jouer. Attention cependant, si le côté old school en galvanisera certains, il en rebutera d’autres avec une fréquence de combat proprement hallucinante et un déroulement très classique.

Note Finale
Technique – 10 /10

Une 2D superbe, avec des graphismes qui procurent une ambiance magique au titre. Kosuke Fujishima s’est surpassé sur le chara design de cet épisode.

Musique – 9 /10

Motoi Sakuraba délivre des musiques qui, pour la plupart d’entre elles, sont superbes. Certains thèmes sont inoubliables. L’intro chantée et les voix digits font toujours leur petit effet.

Gameplay – 9 /10

Le principe du Linear Motion Battle permet des sensations inédites pour un RPG: on contrôle directement son personnage, ses actions et ses techniques. Les autres persos sont gérés par la console, mais on peut paramétrer leurs comportements.

Durée de vie – 8 /10

La durée de vie est plus que respectable pour un titre de l’époque. Il vous faudra en moyenne 30 à 40 heures de jeu pour en venir à bout, et les sous-quêtes sont nombreuses.

Scénario – 8 /10

Rondement menée, la trame principale de Tales of Phantasia fait dans la simplicité. Mais l’histoire qui nous est contée est excellente et les rebondissements nombreux.

En résumé
Tales of Phantasia profite “à donf” du support CD et des 32 bits de la PlayStation pour se sublimer.
9
Un hit !

Infos Pratiques
Développé par Namco
Édité par Namco
Sorti le 23.12.1998 (Japon)
Pas sorti aux USA
Pas sorti en Europe
RPG
1 seul joueur
1 CD
Sauvegardes sur carte mémoire
Existe aussi sur Super Famicom, GBA, PSP
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Crédits
Version originale du test sur Legendra RPG.
Repris sur la MdP avec l'autorisation de Feid.
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