la voix du ménestrel porte-t-elle toujours ?

[PS2] Romancing SaGa Minstrel Song

Série peu connue dans l’hexagone, la série des SaGa n’en est pas moins excellente et propose un bon nombre d’épisodes allant des trois Romancing SaGa, à Unlimited SaGa, en passant par les SaGa Frontier dont nous avons eu une localisation du deuxième épisode. Six épisodes donc, plus celui qui nous intéresse ici, Romancing SaGa: Minstrel Song (RSMS), qui n’est autre que le remake PS2 du premier Romancing SaGa sorti sur Super Famicom.

To be Free

Romancing SaGa Minstrel Song PlayStation 2 screenshot 01L’une des particularités des SaGa est de proposer un choix de héros à sélectionner. Romancing SaGa Minstrel Song ne fait d’ailleurs pas exception à la règle, puisque ici, ce sont pas moins de huit personnages qui nous sont proposés: Albert, un prince, Aisha, une jeune fille issue d’un village nomade, Jamil, un voleur, Claudia, une ranger élevée par une sorcière, Hawke, un pirate, Sif, une guerrière, Gray, un aventurier et enfin, Barbara, une danseuse parcourant le monde. Chaque personnage possède son scénario principal propre dont le déroulement diffère. En ce qui me concerne, mon choix s’est porté sur Claudia, cependant, je ne m’étendrai pas sur le scénario mais plutôt sur le gameplay de RSMS. Au premier abord, ce qui surprend dans RSMS, c’est la grande liberté qui nous est donnée: en effet, après avoir accompli les petites missions d’introduction, il nous est possible de nous rendre dans bon nombre d’endroits différents sans qu’il nous soit imposé un trajet précis.

Romancing SaGa Minstrel Song PlayStation 2 screenshot 02Pour faciliter les choses, les déplacements se déroulent sous la forme d’une carte où l’on choisit où l’on veut aller, mais parfois, il nous est obligé de traverser une zone pour atteindre sa destination. Ainsi, on est amené à parler aux habitants d’un village pour avoir accès aux quêtes et ainsi débloquer l’accès à d’autres zones à parcourir. Dans RSMS, tout se déroule donc sous la forme de quêtes qui se déverrouilleront au fur et à mesure que vous avancez. Bien évidemment, certaines quêtes, plus importantes que d’autres, permettent de faire avancer le scénario, qui pourra paraître classique comparé à d’autres jeux mais qui s’explique par ce système particulier.

Romancing SaGa Minstrel Song PlayStation 2 screenshot 03Toujours dans cette optique, l’autre particularité de RSMS est qu’on est totalement libre de choisir les personnages que l’on souhaite enrôler dans son équipe. Pour cela, il nous suffit, lorsque l’on en rencontre un dans un bar ou lors d’une quête, de lui proposer de nous accompagner. Cependant, certains personnages peuvent finir par disparaître, d’autres vous quittent après avoir fini une quête tout en étant de nouveau recrutables plus tard à un endroit spécifique qui lui est propre. C’est donc à chacun de choisir les protagonistes qui lui conviennent dans la limite de cinq qu’on peut changer à tout moment en renvoyant un personnage grâce au ménestrel présent dans les bars de chaque ville, puis en allant récupérer celui que l’on souhaite.

Un gameplay complet

Romancing SaGa Minstrel Song PlayStation 2 screenshot 04Une fois votre équipe composée à votre goût, à vous donc, de décider des quêtes que vous souhaitez accomplir parmi celles que vous avez débloqué, mais aussi avant que l’une d’entre elles ne soit plus disponible. En effet, certaines quêtes disparaissent dès que l’on atteint un certain point dans l’aventure, selon un système de Rang assez complexe que je ne saurai expliquer en détails (je vous conseille gamefaqs.com pour une explication détaillée de ce système) qui est influencé par les quêtes accomplies ou encore les combats. En parlant de ces derniers, Romancing SaGa Minstrel Song possède un système de combats particulièrement dynamique, et ce, malgré l’utilisation du tour par tour. Ici, on attend pas 10 secondes pour que son personnage agisse après le précédent: tout s’enchaîne très vite, tout en étant lisible et fluide. En ce qui concerne le système en lui-même, il y a beaucoup de choses à dire.

Romancing SaGa Minstrel Song PlayStation 2 screenshot 05Tout d’abord, comme vous vous en doutez peut-être, vous êtes libre d’utiliser les armes que vous souhaitez avec n’importe lequel des personnages, dans la limite de cinq armes (ou objets d’ailleurs) équipées. Chaque type d’arme dispose d’ailleurs de ses propres attaques spéciales, que l’on apprend pendant les combats, aléatoirement (cela s’appelle des “glimmers”). Ces attaques spéciales peuvent également, associées aux attaques spéciales ou magies d’autres personnages, donner lieu à des attaques combinées de plusieurs personnages et provoquer des attaques finales diverses au nombre de cinq. Pour cela, il suffit soit d’être chanceux, soit d’activer le système de tour prédéfini pour “provoquer” les combinaisons en sélectionnant les attaques dans le bon ordre. Quant aux magies, il suffit de se rendre dans un temple présent dans chacune des villes pour avoir accès à des sorts. Cependant, les sorts fonctionnent par paires qui s’annulent (ex: feu/eau) et utiliser un sort d’un type diminue la puissance des sorts du type opposé du personnage qui les utilisent.

Romancing SaGa Minstrel Song PlayStation 2 screenshot 06Dans RSMS, en plus des habituels sorts et attaques spéciales que l’on peut retrouver dans bon nombre de RPG, on trouve également des Skills (“techniques”) qui vont de la simple skill permettant de rendre les ennemis (visibles sur les maps) moins virulents, à des capacités telles que grimper, sauter, … et ainsi accéder à des endroits auquel on ne pouvait accéder auparavant. Ces skills sont très utiles et nombreuses et peuvent être augmentées grâce aux tuteurs présents un peu partout dans le jeu. Les skills permettent également aux personnages d’être plus efficaces avec certains types d’armes leur permettant alors de les casser moins rapidement, car oui, dans RS, les armes se cassent à force d’utilisation selon un système de points de durabilité donné à chaque arme et qui est consommé plus ou moins vite selon les attaques utilisées. Pour en finir avec le système de combats, il est à noter que dans Romancing SaGa (comme dans les autres SaGa d’ailleurs), les persos peuvent être ressuscités facilement en combat avec un simple sort de soin, mais qu’au bout d’un certain nombre de morts, ceux-ci disparaissent de l’équipe et peuvent (ou pas) être récupérés plus tard.

Romancing SaGa Minstrel Song PlayStation 2 screenshot 07Ces points (LP) peuvent heureusement être restaurés dans les auberges. RSMS est donc très complet dans les options qu’il propose, et suffisamment intéressant pour motiver à découvrir toutes les subtilités qu’ils possèdent. De plus, techniquement, le jeu est très bon: les graphismes sont très jolis, originaux et forcément particuliers. Mention spéciale au character design, qui même s’il ne plaira pas à tout le monde, change des habituels designs “manga”, malgré ses personnages en SD. Côté sonore, rien à redire, les bruitages sont très bons et le doublage anglais va de paire (à noter que tous les dialogues sont parlés) et les musiques de Kenji Ito sont très sympas. Pour finir, la durée de vie est bonne, environ une trentaine d’heures pour finir un scénario, sachant qu’il y en a huit différents que l’on peut parcourir comme bon vouloir… Et sachant que l’on peut débloquer trois fins différentes et qu’il y a beaucoup de choses à faire, je vous laisse imaginer la chose.

En conclusion

Romancing SaGa Minstrel Song est en définitive un excellent RPG qui plaira particulièrement à ceux qui sont fatigués des RPG trop faciles et linéaires ou trop grand public, notamment grâce à son gameplay très riche et complet, et surtout très libre. On regrettera juste que les scénarios ne comprennent pas plus de quêtes spécifiques à chacun des personnages, mais on l’excusera par la possibilité d’avoir des cheminements très différents d’une partie à une autre selon les quêtes que l’on choisi de faire et selon les zones auxquelles on a accès (j’ai par exemple découvert un continent auquel je ne pouvais pas accéder dans ma première partie lorsque j’ai recommencé le jeu). Le jeu pourra également déplaire à ceux qui sont adeptes de scénarios très développés et complexes, qui trouveront celui de RSMS trop classique. Mais il serait dommage de passer à côté d’un jeu aussi riche à cause d’une popularité moins importante.

Note Finale
Technique – 8 /10

Les graphismes sont très jolis, originaux et forcément particuliers. Mention spéciale pour le chara design qui, malgré ses personnages en SD, change des habituels designs “manga”.

Musique – 7 /10

Les musiques de Kenji Ito sont très sympas, et les bruitages sont très bons. Le doublage anglais est du même niveau (tous les dialogues sont parlés).

Gameplay – 10 /10

RSMS propose un gameplay très complet caractérisé, entre autres, par un système de skills et des combats dynamiques, ces derniers mêlant attaques physiques, attaques spéciales et magie.

Durée de vie – 9 /10

On met environ une trentaine d’heures pour boucler un scénario, et comme le jeu en comporte huit, il y a de quoi faire. En outre, le jeu permet de débloquer trois fins différentes et comporte aussi son lot de quêtes annexes.

Innovation – 8 /10

Chaque personnage possède un scénario principal qui lui est propre, et qui diffère donc de celui des autres personnages. Dans l’ensemble, l’intrigue pourra paraître classique, comparé à d’autres jeux, mais c’est le système particulier du jeu qui veut cela.

En résumé
Unique en son genre, ce Minstrel Song est un excellent remake qui plaira aux joueurs fatigués des RPG trop grand public.
9
Un hit !

Infos Pratiques
Développé par Square Enix
Édité par Square Enix
Sorti le 21.04.2005 (Japon)
Sorti le 11.10.2005 (USA)
Pas sorti en Europe
Classical-RPG
1 seul joueur
1 DVD
Sauvegardes sur Memory Card
Existe aussi sur Super Famicom
Vous aimerez peut-être …
[PS2] Ys III : Wanderers from Ys [PS2] Dragon Quest V : Tenkû no Hanayome
Crédits
Version originale du test sur Legendra RPG.
Repris sur la MdP avec l'autorisation de Suiko.
Illustrations en provenance du site Jeuxvideo.com (issues de la version japonaise du jeu).
Vous avez aimé ce test ? Partagez-le !
© 2007-14 La Mémoire du Pad | Header de Pnutink pour la MdP | Partenaires | Recrutement | Contact Haut de page