Accessoires

Barcode Battler II

Avant de commencer, une précision nécessaire s’impose: le Barcode Battler, fabriqué par Epoch, n’était pas un accessoire imaginé uniquement pour la Super Famicom, mais bien un système de jeu autonome. Il pouvait cependant se connecter à la console de Nintendo via un petit boîtier, appelé "Barcode Battler II Interface". Cette interaction entre les deux systèmes permettait d’approfondir un peu plus le concept du "Barcode Battler" (voir plus bas), sans pour autant en révolutionner le gameplay. Nous ne sommes donc pas en présence d’un "vrai" accessoire Super Famicom, mais rien que pour son concept original, je trouve qu’il mérite une petite page sur le site.

Vue d’ensemble

Au premier abord, on pourrait assimiler le Barcode Battler aux autres consoles portables vendues au début des années ’90: un petit écran à cristaux liquides, quelques touches, une taille réduite… mais les ressemblances s’arrêtent là. Il ne propose en effet qu’un seul soft (intégré dans la console), et surtout, il dispose d’un lecteur de codes-barres. Oui oui! Vous avez bien lu. Le Barcode Battler lit des codes similaires à ceux que l’on retrouve à peu près sur tous les objets qui nous entourent dans la vie courante. Les codes sont imprimés sur des cartes spécifiques, fournies avec la console. Par la suite, les joueurs pouvaient bien entendu acheter des cartes supplémentaires. Nintendo, proche d’Epoch, a sorti des cartes à l’effigie de Mario ou de Link. L’éditeur Falcom a fait de même avec la série Dragon Slayer. Mais cet engouement ne se limitait pas au seul monde du jeu vidéo. Un exemple parmi d’autres: la société Bell Foods, spécialisée dans le secteur alimentaire, a profité de la popularité du Barcode Battler pour faire la pub d’une nouvelle marque de nouilles instantanées -style Aiki Noodles-: dans chaque paquet, les acheteurs trouvaient des cartes leur permettant de jouer avec la console.

Un principe novateur

Maintenant, attardons nous un peu sur l’aspect ludique. Le Barcode Battler permet à deux joueurs de s’affronter au tour par tour et ceci, en empruntant pas mal d’éléments aux jeux d’aventure, comme la gestion des points de vie, des armes et autres objets. En scannant un code-barre, le joueur reçoit des points d’attaque, de défense ou de magie … qui influenceront de manière aléatoire l’issue du combat. Il faut aussi savoir qu’il existe différents types de cartes (héros, ennemis, power up …). Toute la subtilité du jeu repose donc sur l’aptitude à rassembler -voire collectionner pour les plus accros- les codes-barres les plus efficaces. En outre, chaque partie renferme toujours son lot de surprises puisque l’on ne connait pas à l’avance les effets de tel ou tel code-barre.

Petite genèse du Barcode Battler

Le premier Barcode Battler, sorti uniquement au Japon vers en 1992, arborait une couleur blanche facilement identifiable et des boutons de couleur noire. Il était vendu avec une série de codes-barres constituant un deck "de base", ce qui permettait d’entamer directement une partie. A confirmer: ce premier modèle pouvait être connecté à la Game Boy moyennant un câble adéquat.

Est ensuite apparu le Barcode Battler II, toujours au Japon. Comme son aîné, il pouvait fonctionner seul ou alors, en combinaison avec la Famicom. A l’achat du jeu "Barcode World" (illustration ici), le joueur recevait un câble permettant de relier le lecteur à la console. C’est ce même Barcode Battler II qui nous intéresse directement, puisqu’il pouvait aussi se brancher à la Super Famicom moyennant l’adaptateur Barcode Battler II Interface.

Ce second modèle connaîtra une carrière commerciale en dehors du Japon … sous le nom de Barcode Battler. Au chapitre des modifications: l’anglais remplace le japonais, aussi bien dans l’interface de la console que sur les cartes portant les codes-barres. Ces dernières bénéficient aussi d’illustrations différentes par rapport aux cartes japonaises.

Les jeux

Quelques jeux Super Famicom ont profité de cette connectique. Il y avait bien sûr Barcode Battler Senki -Conveni Wars- (illustration ici), LE soft prévu à cet effet. Mais des jeux comme Doraemon 2 (développé par Epoch), les J League Soccer (’94 et ’95 uniquement) ou encore Super Warrior Combat l’ont aussi utilisé. Petit bémol: connecté à une console de salon, le Barcode Battler jouait simplement le rôle de lecteur de codes-barres, tout le gameplay dépendant alors essentiellement du jeu que l’on avait inséré dans sa Famicom ou Super Famicom.

En conclusion

Le Barcode Battler -premier du nom- a connu un grand succès au Japon. Le public a accroché au concept, ce qui a poussé Epoch à sortir dans la foulée le second modèle et à tenter une commercialisation en dehors du Japon … qui s’est malheureusement soldée par un échec cuisant. Face à la concurrence de l’époque (Game Boy et Game Gear en tête), le Barcode Battler ne faisait pas le poids avec son concept très -trop?- original, son absence de graphismes et son action répétitive.

Reste donc au final une console qui ne peut que susciter la curiosité auprès des fans de jeux video, ne fut-ce que par son concept. Par ailleurs, vu qu’il n’a été largement distribué qu’au Japon, il semble acquis que l’objet et -surtout- ses multiples cartes doivent certainement attiser la convoitise des collectionneurs.

Crédits
Sources : Combat King's Barcode Battler Website, Art of War, Wikipedia.
Illustrations : Combat King's Barcode Battler Website, Wikipedia.
© 2007-14 La Mémoire du Pad | Header de Pnutink pour la MdP | Partenaires | Recrutement | Contact Haut de page