pingouins "on the rock" !

Pikinya!

Chers lecteurs et lectrices de la Mémoire du Pad, vous n’allez peut-être pas le croire, mais en testant Pikinya!, il m’est arrivé un truc pas possible ! Je me suis fait un nouveau pote !

Pikinya Super Famicom screenshot 01Bon, je vous avoue qu’il est un peu bizarre. Il ressemble grosso modo à un pingouin : il est petit, bleu et tout mimi, avec de grands yeux globuleux. Et qu’est-ce qu’il est attachant ! Vous remarquerez tout au long de ce test qu’il n’a pas un vocabulaire très varié. En fait, seules les filles de son espèce semblent dotées de la parole, et comme chez les humains, elles sont particulièrement bavardes (ok, je sors… ^^; ). De vraies pipelettes qui ne s’expriment qu’en japonais ! Enfin bref, vu que je n’ai pu lui soutirer le moindre mot, je l’ai affectueusement surnommé “Piki”, en référence au petit cri qu’il lance pour montrer qu’il est content. Oh ben tiens, le voilà justement qui vient me tenir compagnie pour ce test.

- Tu tombes bien Piki ! Je parlais justement de toi à nos amis ! Tu veux qu’on leur explique ce qui t’est arrivé ?
– Pikiiii !
– Ok, comme je vois que tu te trémousses sur ta chaise, j’imagine que ça doit vouloir dire oui…

Sauvez-les tous !

Pikinya Super Famicom screenshot 02La très nombreuse famille de Piki a élu domicile dans une vieille cartouche Super Famicom poussiéreuse, sur une île assez vaste aux reliefs divers et variés (glace, forêt tropicale, grottes…). Mon pote pingouin et ses milliers de semblables coulaient des jours paisibles dans cet environnement paradisiaque, jusqu’au moment où des individus peu scrupuleux sont apparus pour les capturer. Piki est le seul à avoir réussi échapper à ce funeste destin. Par quel miracle, je ne saurais vous le dire, mais depuis notre rencontre, je pense, en toute modestie, qu’il voit en moi le sauveur de son espèce. Rien que ça !

- Pikiiiinya… Pikiiii…
– Quoi Piki ? Tu trouves que je me la raconte ? Mouais, bon, tu as peut-être raison… Excuse moi…

Pikinya Super Famicom screenshot 03Où en étais-je ? Ah oui, nos pingouins sont en fait piégés au coeur d’un Tetris-like dont le concept est à mi-chemin entre Puyo Puyo et Tetris. Le soft est bardé de plusieurs modes de jeu, mais est régi par un seul et même principe : former des groupes de minimum six pingouins, ce qui a pour conséquence de les faire disparaître de l’écran. Pas besoin de faire des lignes horizontales ou verticales : à la manière des petites bulles colorées d’un Super Puyo Puyo, du moment que nos pingouins se touchent les nageoires et qu’ils sont au moins six, ils s’évanouissent dans la nature.

- Piki ! Piki !
– Oui, Piki, ce sont tes amis à l’écran. T’inquiètes, je vais les délivrer. Et hop ! Six pingouins de sauvé !

Pikinya Super Famicom screenshot 04Que je vous explique. Pikinya! fait dans la simplicité et en cours de partie, on ne retrouve principalement que trois éléments : des pingouins, des cubes de glace, et… des pingouins congelés dans des cubes de glace ! Ces éléments arrivent toujours par quatre, sous forme de carré, par le haut de l’écran. Comme dans tous les Tetris-like, on peut les faire pivoter pour les positionner comme on veut. Et si ils s’entassent jusqu’en haut de l’écran, la partie est perdue. Outre les groupes de pingouins à faire disparaître, dans Pikinya!, il faut aussi tenter de former des lignes horizontales avec les cubes de glace : comme dans Tetris, quand une ligne complète est formée, les cubes qui la composent éclatent. Les simples cubes sont éliminés pour de bon de l’écran, alors que les pingouins congelés sont libérés et deviennent à leur tour de simples pingouins.

Une histoire de pingouins et de cubes de glace

- Waouh Piki ! Jolie réaction en chaîne ! Tu vas marquer un max de points avec ça !
– Pikiiii Piki ! (il sautille sur sa chaise en montrant l’écran)
– Oui, t’inquiètes, j’allais y venir.

Pikinya Super Famicom screenshot 05Il faut savoir que les éléments qui arrivent par le haut de l’écran ne sont pas solidaires entre eux. Ils se positionnent toujours le plus bas possible dans l’écran de jeu. Par exemple, si la moitié gauche de votre carré d’éléments vient se placer sur des éléments déjà présents à l’écran, la moitié droite peut descendre plus bas. Ce principe, couplé à la disparition des pingouins et des lignes horizontales de cubes, donne lieu à de jolies réactions en chaîne… Les éléments présents au-dessus des éléments qui viennent de disparaître descendent eux aussi plus bas, et formeront peut-être à leur tour un nouveau groupe de pingouins ou un ligne horizontale de cubes de glace…

Pikinya Super Famicom screenshot 06En cours de partie, en fonction des modes de jeu, Piki m’a aussi montré l’existence de quelques autres éléments, plus rares. On trouve ainsi dans Pikinya! des glands (?) orangés, entourés d’un cercle rose, dont je ne saurais vraiment pas déterminer la nature… mais dont nos amis pingouins raffolent ! On les retrouve à peu près dans tous les modes du jeu, et ils disparaissent en même temps que le groupe de pingouins qui leur est voisin. Leur rôle est essentiel puisque c’est par exemple leur disparition qui permet au joueur de progresser dans le Stage Clear Mode (voir plus bas). Plus énigmatique est la soucoupe volante. Je ne sais pas si les extra-terrestres se cachent derrière les malheurs de nos pingouins congelés, mais il arrive parfois qu’un cube de glace contienne une soucoupe volante de couleur rouge : en la libérant, tous les pingouins à l’écran disparaissent, ce qui est plutôt une bonne chose, et pour le joueur, et pour nos amis venus du froid !

- Piki ? Piiiiikiiii ! T’es où ? Encore fourré dans le frigo ?!?
– Piiiiiiki… (cri provenant de la cuisine)
– Bon, prends ton temps, mais évites quand même de te goinfrer de glaces, tu seras gentil…

Pikinya Super Famicom screenshot 07Je vais profiter de ce petit moment où nous sommes seuls pour vous parler des différents modes de jeu proposés par la cartouche. D’entrée de jeu, un des gros points forts de Pikinya! est son accessibilité. Les différents menus sont très clairs : chaque mode est illustré par une petite icône animée et même si on ne lit pas le japonais, on comprend très vite dans quel mode de jeu on s’aventure. Si vous jouez en solo, pas moins de quatre possibilités s’offrent à vous. On a tout d’abord un semblant de mode Story. Piki se balade à travers l’île et croise sur sa route quelques personnages hauts en couleurs qui cherchent à le capturer. Ce sont, à une exception près, des humains : un explorateur, un guerrier aborigène, une scientifique… Suivant le schéma bien connu des amateurs de puzzle game, l’aire de jeu est alors divisée en deux parties et l’objectif est d’inonder l’écran de l’adversaire en réussissant combinaisons de pingouins et lignes de cubes de glace.

Pikinya Super Famicom screenshot 08Vient ensuite un mode un peu plus cérébral, composé de 32 stages / tableaux. Chaque tableau présente un certain nombre des fameux glands orangés, qu’il faudra impérativement faire disparaître pour pouvoir accéder au tableau suivant. Bien entendu, au fil des tableaux, les glands sont de plus en plus nombreux et sont placés dans des configurations de plus en plus casse-tête. Disons qu’à partir du dixième tableau, les choses se corsent sérieusement… Le troisième mode est tout bêtement un mode Endless. Le joueur empile et combine les éléments pour marquer un maximum de points. Le Game Over survient quand les éléments ont atteint le haut de l’écran. C’est notamment dans ce mode que les fameuses soucoupes volantes rouges apparaissent aléatoirement.

Pikinya Super Famicom screenshot 09Enfin, le quatrième et dernier mode n’est autre qu’un mode Course ! À coup sûr, le plus original de tous, mais pas forcément le plus amusant (du moins en solo…). Quand Piki décide de faire un peu de sport, c’est là qu’il se rend. Représenté sur une moitié de l’écran, on voit notre pingouin effectuer des tours de piste en temps réel. Pour le faire avancer, il faut lui donner de l’énergie. Et comment c’est-y qu’on fait ? Tout bêtement en jouant au puzzle game ! Dans l’écran de jeu, les pingouins sont ici remplacés par des boîtes de conserve et il n’y a pas de cubes de glace vides. On se retrouve donc avec des carrés d’éléments constitués uniquement par des boîtes de conserve et des boîtes de conserve enfermées dans des cubes de glace. Le principe reste par contre le même : il faut former des groupes de minimum six boîtes, ce qui a pour effet d’alimenter une jauge d’énergie et de faire avancer notre pingouin sur la piste. L’épreuve est ici limitée dans le temps, et c’est le nombre de tours de piste effectués par le pingouin qui fera office de score.

La même formule, mais à deux

- Ah Piki ! Te voilà de retour ! Oh, mais tu en fais une tête…
– Beuuuurrrrrp… Piki Piki… (il se tient le ventre)
– Je t’avais prévenu. T’as encore forcé sur la glace au chocolat. Le temps que tu digères, ça te dirait de faire une petite partie en ma compagnie ?
– Pikiiii !
– Ok alors ! Prends la seconde manette et installes-toi !

Pikinya Super Famicom screenshot 10Quand on joue à deux à Pikinya!, on a le choix entre trois modes de jeu. Le premier est un mode Course fort semblable à celui du jeu en solo : l’écran est splitté en deux parties, avec au centre, une piste rectiligne où sont représentés les deux pingouins qui participent à l’épreuve. Les conserves et les blocs de glace sont de retour, l’énergie accumulée permettant de faire avancer les deux champions. Le second mode est un mode Versus au sens strict : sur un écran toujours splitté, quand un des joueurs réussit un coup (groupe de pingouins ou ligne horizontale de cubes), des éléments “mystère” marqués d’un point d’interrogation sont envoyés chez l’adversaire. Quand ce même adversaire réussit une action de son côté, les éléments “mystère” sont remplacés par un des trois éléments habituels (pingouin, cube ou pingouin congelé), ce qui peut parfois provoquer des réactions en chaîne… avec pour conséquence, un renvoi salvateur d’éléments “mystère” chez l’adversaire !

Pikinya Super Famicom screenshot 11Enfin, le troisième et dernier mode est un Stage Clear Mode. Dans un des sept stages prédéfinis, nos fameux glands sont de retour et doivent être éliminés pour qu’un des deux joueurs remporte la manche. Les lignes horizontales réussies envoient cette fois des glands supplémentaires chez l’adversaire. Fait assez remarquable : un peu comme dans Kirby no Kirakira Kizzu, pour tous les modes de jeu précités, la cartouche de Pikinya! comptabilise et mémorise les victoires et défaites de quatre joueurs. Leurs statistiques complètes sont consultables dans un des menus du jeu. Sympathique (et peut-être “gadget” pour certains), cette particularité a le mérite de mettre en lumière les progrès de chaque joueur sur le long terme, et pas seulement sur une ou deux parties.

Tout baigne !

- Rrrrrrrr… Pfffffff… Rrrrrrr… Pffffff…
– Tiens, on dirait que Piki n’a pas résisté à l’envie de faire un petit somme. Le pauvre, toutes ces aventures (et toute cette glace engloutie) ont dû l’épuiser. ^^;

Pikinya Super Famicom screenshot 12Mais on ne peut pas trop lui en vouloir. C’est que, derrière des sprites et des décors très colorés où le bleu “glace” prédomine, le challenge proposé par Pikinya! est plutôt exigeant pour les neurones, notamment dans le Stage Clear Mode où, comme je vous le disais, à partir du dixième tableau, il faudra vraiment s’accrocher pour avancer. Visuellement, le soft est difficilement attaquable. Dans le mode Story, les images de fond illustrant Piki et son adversaire sont à chaque fois très jolies et prennent tout l’écran. L’animation n’est jamais prise en défaut, et à même fait l’objet de petites attentions sympathiques : les pingouins s’excitent quand ils sont presque six (ce qui, ceci dit, est une bonne indication pour le joueur), et quand ils sont isolés, ils s’endorment ! Musicalement enfin, Pikinya! ne bouleverse pas les codes, même si à plusieurs reprises, je me suis surpris à fredonner le thème entêtant du jeu. En fait, plus encore que leur qualité même, ce sont surtout la “couleur” et les tonalités des différents morceaux qui sont intéressantes. Comme le soft est bon enfant et ne se prend pas au sérieux, ses musiques font de même et distillent une ambiance agréable.

Le mot de la fin

Pikinya Super Famicom screenshot 13N’en dites surtout rien à Piki, mais vu que je ne sais pas comme le renvoyer dans sa cartouche de jeu, je crains fort qu’il soit coincé pour de bon dans notre monde. Assez égoïstement, c’est une perspective qui n’est pas pour me déplaire : il est de bonne compagnie pour le mode 2 joueurs, et se balader avec lui dans le monde de Pikinya! est franchement agréable et rafraîchissant (et pas seulement parce qu’on y trouve des cubes de glace à foison ^^; )… Sa renommée est quasi inexistante, son concept n’est pas aussi puissant que celui d’un Tetris Attack, mais Pikinya! a quand même certains atouts à faire valoir. Simple en apparence, il conviendra aux joueurs en quête d’originalité. Et puis, ce n’est pas tous les jours que l’on croise un Tetris-like avec d’adorables pingouins ! Rien que pour ça, Pikinya! mérite le détour…

Note Finale
Technique – 7 /10

Très propre et coloré, Pikinya! ne craint pas grand-monde sur le plan technique. Les quelques personnages croisés sont originaux, les pingouins sont adorables, les décors sont beaux et l’animation n’est jamais à la peine.

Musique – 5 /10

Si les pingouins ne sont pas de grands mélomanes, leur soft se caractérise par des musiques très gaies qui distillent une ambiance des plus agréables.

Gameplay – 8 /10

Les concepts les plus simples sont souvent les meilleurs. Pikinya! ne déroge pas à la règle : on comprend ce qu’il faut faire en deux minutes chrono, et comme dans tous les puzzle game, la maniabilité est enfantine.

Durée de vie – 6 /10

Quasiment infinie en mode 2 joueurs. Pour une fois, le mode solo se décline lui aussi en différents modes de jeu plus ou moins intéressants, dont un mode Course qui vient apporter une pointe d’originalité.

Innovation – 6 /10

Le concept de Pikinya! est un croisement entre Puyo Puyo (former des groupes d’éléments) et Tetris (réussir des lignes horizontales), mais l’écrin dans lequel il est présenté est original.

En résumé
Très original, avec des modes de jeu intéressants, Pikinya! ne laissera pas les joueurs de glace.
6
Pikiii !

Infos Pratiques
Développé par Crea-Tech
Édité par ASCII
Sorti le 31.01.1997 (Japon)
Pas sorti aux USA
Pas sorti en Europe
puzzle game
1 à 2 joueurs
Cartouche de 16Mb
Sauvegarde sur la cartouche
Décliné aussi sur PSone (Pikinya! EX)
Plus Loin
Le character design de Pikinya! a été confié à Tamakichi Sakura (plus connu pour son travail sur le comics Super Mario Adventures). Bien qu’ASCII ait apparemment voulu en faire une véritable franchise, Pikinya! ne connaîtra pas de suite. En 1998, un Pikinya! EX est bien sorti au Japon, sur la PlayStation de Sony, mais avec le même gameplay et juste quelques cutscenes supplémentaires.
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