Atari (une nouvelle fois) au bord du gouffre

Atari au bord du gouffre

Pour cette news, je ne vais pas adopter un ton dramatique, ni jouer la carte de l’étonnement : tout le monde savait qu’Atari allait très mal, et la restructuration, entamée depuis quelques années pour redresser les comptes de la compagnie, n’aura visiblement pas suffi à stopper l’hémorragie.

Ce lundi 21 janvier, la filiale Atari US s’est placée sous la protection de la loi américaine sur les faillites afin de prendre ses distances par rapport aux ennuis financiers de sa maison-mère. Et quelques heures plus tard, c’était au tour d’Atari S.A. (anciennement Infogrames), soit la maison-mère elle-même basée en France, de demander l’ouverture d’une procédure similaire auprès du Tribunal de Commerce de Paris.

Pourquoi une telle débâcle ? Comme toujours, à cause de résultats “dans le rouge” et du manque de moyens qui en découle… Le fonds anglais BlueBay, actionnaire à 29% et principal créancier d’Atari (on évoque une ligne de crédit de 21 millions d’euros) a été placé en liquidation, et n’est donc plus en mesure de financer les activités bien trop peu lucratives de la société. Si le destin de la maison mère semble particulièrement sombre, celui de sa filiale américaine est encore incertain. Celle-ci voudrait en effet trouver des investisseurs pour poursuivre son activité – apparemment rentable – dans le domaine des jeux sur plates-formes numériques et mobiles, probablement sous un autre nom.

Pour l’heure, comme le prévoient les procédures en vigueur de part et d’autre de l’Atlantique, les deux entités espèrent éviter le pire (autrement dit, la faillite pure et simple) en vendant au meilleur prix tout ou partie de leurs actifs, parmi lesquels on retrouve toute une série de marques mythiques comme Pong (un des premiers jeux vidéo commercialisé), Breakout (autre gros succès d’Atari dans les années 70), etc.

Fondée le 27 juin 1972 par Nolan Bushnell et Ted Dabney, Atari aura brillé dans des domaines aussi différents que l’arcade (Pong et ses 35000 bornes écoulées dans le monde), les consoles de salon (l’Atari 2600 qui se vendra à plus de 40 millions d’exemplaires… mais aussi l’Atari 5200, l’Atari 7800, la Jaguar), les consoles portables (avec la Lynx), les ordinateurs 8 bits et 16/32 bits (avec les gammes Atari 8-bit et Atari ST) et bien évidemment le développement de jeux tels que – liste non exhaustive – Battlezone, Centipede, Gauntlet, Paperboy, Rampart, Marble Madness

Si sa faillite était actée, ce serait donc une nouvelle fois un grand nom (déchu) du jeu vidéo qui disparaîtrait, rejoignant alors Hudson Soft, Delphine Software et bien d’autres.

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Commentaires

2 commentaires pour “Atari (une nouvelle fois) au bord du gouffre”

  1. Qu’ils nous sortent le remake de Rollercoaster Tycoon (le vrai jeu de gestion) et pas en free-play sur iPad et ils remonteront la pente…

    Publié par Marlou | 28 janvier 2013, 8 h 59 min
  2. Là, pour le coup, ils risquent de ne plus rien remonter du tout : ni la pente, ni leurs chiffres de vente… Faut juste espérer que si faillite il y a, les différentes marques et licences seront respectées et exploitées intelligemment par leurs nouveaux propriétaires…

    Publié par Kenshiro | 28 janvier 2013, 16 h 22 min

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