Dungelot : le test (à la bourre) sur iOS

Dungelot : le test (tardif) sur iOS

Dans son flot quotidien de jeux plus ou moins futiles à consommer et à vite oublier, l’App Store réserve parfois de très bonnes surprises. Prenez Dungelot par exemple : avec lui, on entre de plein pied dans l’univers impitoyable du “dungeon crawler“, genre résolument hardcore, habituellement chasse gardée des PC et des consoles (sur Super Famicom, je vous ai déjà présenté Torneko no Daibouken et Furai no Shiren, deux titres dont le fonctionnement est assez similaire).

Le voir débarquer sur iOS était donc une petite surprise en soi, et beaucoup se seront probablement dit : “Pffff… Ce Dungelot ? Encore une veine tentative de rapprochement entre les ludothèques consoles et mobiles…” Mais comme dirait la pub, ça, c’était avant… Moyennant quelques entorses au genre, le titre de Red Winter propose une formule qui fait des merveilles dans un environnement tactile, tout en préservant l’essence même de ce type de soft : le plaisir de l’exploration, intact, et celui du scoring.

Dungelot iOS (screenshot 1)

Dungelot ? De l’exploration de donjons… pour les nuls

Dungelot est, dans son principe, très simple. Après avoir choisi un des cinq héros disponibles (le paladin blondinet, le vampire suceur de sang, le nain brasseur – non je n’invente rien ! -, l’assassin masqué et l’alchimiste sexy), on rentre directement dans le vif du sujet, ou plus exactement dans un donjon dont tous les éléments (ennemis, trésors, pièges, escaliers…) sont générés de manière aléatoire.

Dans la pratique, chaque étage se présente sous la forme de cases dont on découvre le contenu progressivement, d’une simple pression du doigt. Chaque case dévoilée donne alors, à son tour, accès aux quatre cases qui lui sont adjacentes (d’où la fameuse notion d’exploration, dont je vous parlais plus haut, qui par ce système est conservée). Par opposition, le fait de tomber nez à nez avec un ennemi verrouillera les cases voisines : il faudra alors éliminer le “streum” pour les débloquer et pouvoir poursuivre l’exploration.

Dans chaque étage, la mission première du joueur est de trouver une grosse clé qui ouvrira la porte menant à l’étage suivant. Sans surprise, elle est systématiquement gardée par un ennemi plus ou moins imposant. Vous l’aurez compris : dans Dungelot, le hasard influence beaucoup le déroulement de la partie, et finalement, on ne sait jamais sur quoi on va tomber : rien, un ennemi (squelette, chauve-souris, slime, boss plus costaud…), un bonus (coeur, antidote, pièce d’or, sort de magie…), un coffre, l’entrée d’une arène (on décide d’y entrer ou non, mais une fois dedans, on ne peut en sortir qu’en terrassant tous les ennemis), une boutique…

Dungelot iOS (screenshot 2)

La dimension RPG du soft a été volontairement simplifiée, rabotée, mais dans le même temps, c’est aussi ce qui rend Dungelot si accessible. Chaque perso ou ennemi possède deux compteurs : un pour représenter sa vie (matérialisée par des coeurs), un autre pour sa force de frappe (autrement dit, les dégâts qui seront infligés à l’adversaire à chaque coup porté). Côté gestion des items, la simplicité est aussi la règle, avec un héros qui ne peut porter, en même temps, que quatre objets clés (souvent, pour faire de la place, il faudra les troquer contre des coeurs supplémentaires et des pièces d’or…) et quatre sorts de magie. Ces derniers (électrocution, empoisonnement, flammes, freeze…) sont d’ailleurs très faciles à mettre en oeuvre, puisqu’ils prennent la forme d’items à usage unique.

Toujours pour illustrer cet aspect “simplicité” de Dungelot, le seul changement d’état observé par les héros est l’empoisonnement, et on ne peut y mettre fin qu’en utilisant un antidote ou en passant à l’étage suivant. Quant aux pouvoirs propres à chacun d’entre eux (“holy strike” du paladin, aspiration de coeurs par le vampire…), ils s’activent automatiquement, sans aucune intervention du joueur. Tout a donc été mis en place pour permettre de se concentrer sur l’objectif principal : aller le plus loin possible dans le donjon (record perso après plusieurs jours de pratique : étage 78 !) et ramasser au passage un maximum de pièces d’or, indispensables pour booster, de partie en partie, les capacités des cinq persos.

Dungelot iOS (screenshot 3)

Casual, mais pas trop

Outre les rebondissements provoqués par la dimension exploration du jeu, les combats sont l’autre gros ingrédient de Dungelot. Au tour par tour et plutôt monotones dans leur déroulement (je frappe, tu frappes…), ils sont le plus souvent inévitables (vous vous souvenez, le fameux principe des cases “bloquées” tant que l’ennemi est en vie…) et même plutôt stressants. C’est que les adversaires, de plus en plus balaises, cognent fort et mettent en lumière une difficulté bien réelle, du genre de celle que l’on ne s’attendait pas à trouver dans un dungeon crawler aux mécanismes allégés.

Du coup, Dungelot ratisse large : mis à part le RPGiste super exigeant qui ne jurera que par la production PC / consoles, le soft séduira facilement les autres profils de joueurs, pour peu qu’ils accrochent à son principe et à son univers très plaisant, façon cartoon. Maintenant, reste à savoir si c’est bien raisonnable de le mettre entre toutes les mains, car comme de nombreux jeux sur l’App Store, Dungelot peut devenir une vraie drogue dure, une de ses petites obsessions qui nous font relancer et re-relancer une partie, juste pour voir si on est capable d’aller plus loin dans ce foutu donjon. On n’avait peut-être pas besoin d’une “excuse” supplémentaire pour avoir le nez collé sur son smartphone ou sa tablette ^^;

Note Finale
En résumé
Simple d’accès mais suffisamment difficile, Dungelot rend accroc sans forcer.
7
Bon

Les + et les -
+ graphismes sympas, façon cartoon
+ formule idéale pour le tactile
- trop simpliste pour le fan de RPG pur et dur ?
– déroulement des combats sans réelles surprises
Infos pratiques
Développé par Red Winter Software Limited
Édité par Red Winter Software Limited
Sorti le 10.01.2013
Taille : 34,1 Mo
Langue : anglais
Compatible iPhone 3GS ou +, iPad (tous modèles) et iPod Touch
(3ème génération ou +)
Nécessite iOS 3.2 ou +, optimisé pour l’iPhone 5
Vendu 0,89 € sur l’App Store

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Commentaires

1 commentaire pour “Dungelot : le test (à la bourre) sur iOS”

  1. Salut. Je dois dire que le gameplay est tout à fait alléchant. C’est un titre qui a certainement fait des heureux sur iOS. Toutefois, je n’ai pas encore eu la possibilité de l’essayer, mais je pense le faire sous peu. Merci pour cette petite présentation ! :-)

    Publié par PoliP | 15 décembre 2014, 16 h 28 min

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