Flicky, Iggy & Cie

Flicky

Qui est apparu en premier, l’oeuf ou le hérisson ? En ce qui concerne les Flickies, ces adorables oiseaux qui multiplient les apparitions furtives aux côtés de Sonic depuis deux décennies, la réponse ne fait pas un pli : alors qu’Opa-Opa en était encore la mascotte, SEGA avait déjà pondu, en arcade et sur SG-1000, un jeu à la gloire du volatile. Difficile dès lors de contester sa primeur, a fortiori quand le soft en question porte son nom…

Flicky Mega Drive (screenshot 01)Dans ce jeu d’action de 1984, on était encore bien loin de l’animal en détresse rencontré des années plus tard dans Sonic Blast 3D : la vedette en est justement une Flicky pleine de cran (l’espèce ne comportant que des femelles) qui se lance au secours de congénères à plumes mal embarquées. La version SG-1000 a rapidement fait des émules, puisqu’elle est transposée sur MSX dès 1986 ; quant à son pendant en arcade, il faudra attendre 1991 pour le voir débarquer sur Mega Drive, dans cette adaptation d’une grande fidélité à l’original. La plus grande différence réside en fait dans l’introduction d’une véritable fin au terme des quarante-huit niveaux (la borne d’arcade tournait quant à elle en boucle jusqu’à épuisement des vies).

Flicky Mega Drive (screenshot 02)Les objectifs du joueur sont d’une clarté à toute épreuve : chaque niveau comporte un certain nombre d’oiseaux, appelés Chirps, qui vous suivront lorsque vous les approcherez et qu’il conviendra ensuite de conduire vers la sortie. Évidemment, la tâche n’a rien d’une promenade de santé et dès les premiers tableaux, un chat aussi mignon que glouton tentera d’entraver votre progression. Si le prédateur entre en contact avec les oisillons durement rassemblés, ces derniers s’immobilisent, et charge à vous d’aller les récupérer ; en revanche, s’il pose la patte sur Flicky, c’est la mort directe. Un léger côté stratégique est donc présent : vaut-il mieux tenter un carton plein en sauvant tous ses protégés d’un coup, avec les risques qui en découlent, ou y aller en plusieurs étapes mais réaliser un score moindre ?

Flicky Mega Drive (screenshot 03)Après seulement quelques stages, un deuxième félin se joint à la fête, rapidement suivi d’Iggy le lézard, qui peut non seulement évoluer au sol et au plafond, mais également se déplacer sur l’arrière-plan ! Les environnements ont beau ne pas être délimités (les tableaux se répétant à l’infini lorsqu’on se déplace), ils n’en restent pas moins très exigus : il est facile de se trouver piégé dans une impasse, et chaque mouvement doit être mûrement réfléchi. Heureusement, Flicky n’est pas totalement sans défense grâce aux divers ustensiles (fers à repasser, tasses…) négligemment posés sur les plates-formes : après les avoir ramassés, notre héros les lance automatiquement lorsqu’il saute, renvoyant ses assaillants dans leurs cages pour quelques (courts) instants, s’il fait mouche.

Flicky Mega Drive (screenshot 04)Comme bien souvent dans le genre, la simplicité de Flicky et sa jouabilité réactive le rendent très addictif. Les niveaux s’enchaînent ainsi agréablement… pendant quelques minutes, car de lourds défauts prennent trop vite le pas. Le plus flagrant concerne les graphismes, à la fois très primaires et à la limite de l’illisible par moments, la faute aux papiers peints à motifs de Tata Raymonde qui “décorent” l’arrière-plan. Le second grief porte sur Flicky lui-même, qui donne l’impression de patiner en faisant demi-tour et, surtout, rebondit lorsqu’il se heurte à une paroi : pour peu qu’un félin arrive lancé au même moment, la conséquence est prévisible.

Flicky Mega Drive (screenshot 05)La difficulté n’est pour sa part pas assez progressive et décourage trop vite : se retrouver dès le neuvième round avec un zoo à ses trousses réduit à néant les chances de réussite, surtout avec deux petites vies allouées. Avec quarante -huit zones sous la main, il y avait quand même de quoi temporiser avant d’envoyer la grosse artillerie… En arcade, on peut compenser avec le porte-monnaie s’il est bien garni ; ici, que faire ? Certes, on gagne une vie supplémentaire tous les 80 000 points, et les épreuves bonus, situées tous les quatre niveaux, permettent de gonfler son score en rattrapant des oisillons au vol, mais ça reste vraiment trop peu tant il est facile de servir d’en-cas.

Flicky Mega Drive (screenshot 06)Complétez le tableau par une bande-son exécrable, qui impose un seul thème pour toute l’aventure et assène en fond le piaillement strident du sauveur ailé lorsqu’il saute (ou volette…), et la boucle est bouclée : malgré son concept accrocheur et une ambiance bon enfant, Flicky s’avère frustrant et plutôt en retard sur son temps, ce qui tombe évidemment sous le sens pour cette version Mega Drive (la Master System était peut-être une plate-forme plus appropriée ?). La 16 bits de SEGA a en tout cas offert des mets d’une toute autre consistance à se mettre sous le bec, et notre héros à plumes n’a donc pas manqué sa reconversion : assurément, le Flicky est bien meilleur en accompagnement…

Note Finale
En résumé
Flicky accuse son âge sur Mega Drive. Une refonte graphique et un rééquilibrage du gameplay auraient fait du bien au compagnon à plumes.
5
Bof bof

Les + et les -
+ la simplicité des commandes
+ le côté mignon
+ très prenant au départ
- vraiment pas beau
– bande-son crispante
– trop difficile trop tôt
Infos Pratiques
Développé par SEGA
Édité par SEGA
Sorti en 1991 (Japon)
Sorti en 1991 (USA)
Sorti en 1991 (Europe)
action
1 seul joueur
Cartouche de 1Mb
Pas de sauvegarde
Existe aussi sur arcade, MSX, SG-1000
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