quest chouchoute les fins stratèges

Ogre Battle : The March of The Black Queen

Série mythique de Quest et de Matsuno, les Ogre ont débuté un beau jour de mars 1993. Premier épisode de la série, et cinquième dans la chronologie globale de la série, Ogre Battle est un jeu mi-tactique mi-stratégie qui a connu un énorme succès sur la console, amenant des adaptations sur Playstation et Saturn (en japonais uniquement). Intitulé «The March of the Black Queen» (l’équipe était fan de Queen), le jeu a marqué son temps. Je vais ici m’intéresser à la version originale, sachant que les versions Saturn et Playstation diffèrent peu (techniquement plus beau, musiques refaites et possibilité de sauvegarder pendant les campagnes).

Une trahison amenant une période trouble

Ogre Battle The March of the Black Queen Super NES screenshot 01Il y a 25 ans, le royaume de Zenobia fut plongé dans une période de guerre et de tyrannie. Ces temps troubles prirent leur origine lorsque le sage Rashidi, un ami de longue date du roi Gran, complota avec les forces occultes de l’Impératrice Endora de Zetegenia. Les deux scélérats décidèrent de conquérir le royaume et assassinèrent Gran. Sous le règne tyrannique qui suivit, des armées rebelles furent constituées pour ramener le calme sur le royaume. Vous avez été désigné par le grand sage Warren pour cette mission. Mais libre à vous de contrecarrer les plans de Endora pour le bien, ou alors de faire régner votre propre tyrannie sur le royaume.

Le choix de son destin, la patte Matsuno. Au départ du jeu, diverses informations vous seront demandées telles que votre date de naissance, votre façon de voir la guerre, etc. Sachez que cela influe directement sur les caractéristiques de votre perso principal. Vous aurez également à choisir parmi quelques cartes de base qui, une fois utilisée au cours du jeu, ont des effets très divers.

Entre Tactical et jeu de stratégie

Ogre Battle The March of the Black Queen Super NES screenshot 02Le principe du jeu est très simple, mais pourra paraître déroutant au néophyte, et s’apparente quelque peu aux jeux de stratégies sur PC, la dimension rôlesque en plus. L’ensemble des missions se déroule sur une grande carte, en temps réel. On déploie ses unités à partir de son château principal, le but étant d’aller conquérir les places fortes de la carte et d’éradiquer les ennemis, sans se faire capturer son propre fort principal. Chaque unité est symbolisée par son leader sur la carte, sachant qu’une unité contient elle-même six persos (sauf créatures spéciales, qui prennent parfois plusieurs places). Les forts capturés en chemin sont essentiels: ils permettent de se régénérer, et chaque château repris à l’ennemi donne droit à une nouvelle carte. De plus, pour corser un peu le challenge, les développeurs ont réparti des forts cachés sur un grand nombre de cartes, dévoilés lorsque l’on passe dessus. Lorsque vous rencontrez une unité adverse, une séquence se déclenche.

Ogre Battle The March of the Black Queen Super NES screenshot 03Vous choisissez vos options de combat et celui-ci dure trois tours, et à la fin de ceux-ci, l’armée qui a causé le plus de dégâts remporte la bataille. Une unité est déclarée morte une fois tous ses combattants vaincus. Si il est bien sûr possible de faire des équipes «à thèmes» (bourrins, magiciens, monstres), il m’a semblé que former plusieurs équipes variées était rudement efficace. Quelques tanks devant, du magicien derrière, et roulez jeunesse! Sachez que le nombre de classes différentes disponibles est très grand, revisitant tous les grand classiques de l’heroic fantasy (golems, dragons, chevaliers…), et une fois un certain nombre de niveaux passés, vous pourrez changer celles de vos troupes, pour gagner en efficacité.

Ogre Battle The March of the Black Queen Super NES screenshot 04Le terrain sur lequel vous vous déplacez influence grandement la rapidité de vos déplacements. Ainsi, certaines troupes ralentissent lors de passages de montagnes, quand d’autres ont du mal à franchir les rivières. Il faut donc bien analyser chaque carte, et surtout regarder attentivement tous les déplacements, car envoyer plusieurs troupes au même moment ne signifie pas qu’elles arriveront en même temps! À la fin de chaque mission, on récolte des fonds qui serviront à acheter de nouvelles troupes si besoin est, ou bien à booster ses troupes. En allant sur certains lieux de la carte ou châteaux, vous rencontrerez des personnages spéciaux qui pourront fournir de précieuses informations. Le gameplay est tellement riche que je ne peux tout détailler, sous peine de vite tomber dans le syndrome «mode d’emploi». Une fois les bases décrites ici bien assimilées, il ne tiendra qu’à vous de maîtriser toutes les finesses et possibilités du gameplay, tout bonnement excellent.

On exploite correctement la Super NES

Ogre Battle The March of the Black Queen Super NES screenshot 05L’excellence n’est pas le terme que j’emploierais pour parler de l’aspect technique du monstre sacré. Sur la carte, c’est indigeste. Quest a opté pour la clarté, étant donné qu’il fallait afficher plusieurs troupes que l’on puisse voir se déplacer simultanément. Résultat, on se retrouve avec des unités minuscules, des décors assez peu détaillés et surtout, une faible variété dans les cartes traversées. Plus choquant, chaque unité est unicolore, c’est assez troublant, et pas franchement beau. Heureusement, une fois plongé dans le jeu, c’est le genre de détails qui devient vite insignifiant. Heureusement, en combat c’est totalement différent. Les sprites sont tout simplement magnifiques, avec un style qui illustre à merveille l’idée que l’on peut se faire de l’heroic fantasy. Le design des valkyries, des paladins, des mages, golems et consort, c’est que du bonheur. Les magies sont de même très soignées et proposent de très beaux effets de transparence et de déformation, typique de l’époque.

Ces compositeurs de génie

Ogre Battle The March of the Black Queen Super NES screenshot 06La série des Ogre se distingue sur deux points. Le premier, le scénario, toujours ultra soigné, proposant de choisir sa voie. Le premier opus initiait le mouvement, et il n’y a rien à redire, l’histoire bien que classique est très travaillée. Le deuxième point est bien évidemment la bande-son, mais pouvait-il en être autrement quand Iwata et Sakimoto sont à la baguette? Les thèmes sont tout simplement cultes, avec une bonne qualité sonore pour la console. Enfin le jeu est assez long, comptez une quarantaine d’heures pour en voir le bout, et la difficulté bien dosée. Le jeu possède aussi une bonne replay value, évidemment.

En conclusion

Dès le premier épisode de la série, Quest et Matsuno plaçaient la barre très haut. Ogre Battle est un RPG culte, sur lequel l’emprise du temps ne se fait ressentir qu’au niveau de la technique. Black Queen, let’s march together!

Note Finale
Technique – 8 /10

Sur la carte, on a des unités minuscules et en basse résolution, Quest ayant opté pour la clarté en raison du nombre important de troupes à afficher. C’est moyennement joli. Par contre, pour les combats, les sprites sont magnifiques, avec un design parfait, et surtout, un style qui correspond parfaitement à l’idée que l’on se fait de l’heroïc-fantasy pure et dure.

Bande-son – 9 /10

Tous les thèmes, sans exception, sont réussis, avec une qualité sonore honorable pour de la Super NES. Pas étonnant, quand on sait que ce sont les mêmes compositeurs qui seront à l’origine des musiques de Final Fantasy Tactics ou de Tactics Ogre. Du grand art !

Gameplay – 8 /10

Le système de combat et de magie est très efficace. En outre, Ogre Battle propose un mécanisme de jeu qui offre des possibilités immenses et qui demande un bout de temps avant d’être totalement maîtrisé.

Durée de vie – 8 /10

Comptez environ 40 heures pour boucler le jeu, qui est donc assez long. La difficulté bien dosée et va crescendo. On regrettera juste qu’à certains moments, le jeu soit parfois un peu lassant.

Scénario – 7 /10

Des temps bien troubles, des complots, des armées rebelles … Le scénario d’Ogre Battle est prenant et riche en rebondissements.

En résumé
Une technique désormais un peu datée, mais un intérêt intemporel qui fait d’Ogre Battle une valeur sûre.
8
Très bon

Infos Pratiques
Développé par Quest
Édité par Quest (1)
Sorti le 12.03.1993 (Japon) (2)
Sorti en 05.1995 (USA)
Pas sorti en Europe
tactical-RPG
1 seul joueur
Cartouche de 16Mb
Sauvegarde sur la cartouche
Existe aussi sur Nintendo 64, PSone et Saturn
(1) édité par Enix aux USA
(2) appelé «Densetsu no Ogre Battle» au Japon
Voir aussi, dans la même série
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Crédits
Version originale du test sur Legendra.com.
Repris sur la MdP avec l'autorisation de Medion.
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