au sol et dans les airs

Super SWIV

Nommé Firepower 2000 aux États-Unis (entre nous, un nom à coucher dehors), Super SWIV est un shoot qui marche dans la droite lignée d’un Super Aleste. Avec un scrolling vertical, il faut reconnaître une certaine esthétique au titre. Imposant un style très proche de ce qu’on trouve sur NeoGeo, j’ai toujours été admiratif devant ce jeu qui ne propose en fait, graphiquement parlant, rien d’exceptionnel. Non, l’exception est ailleurs…

Du côté du scénario

Comme tout bon shoot qui se respecte, le scénario est mince comme une feuille de PQ en plus d’être d’un banal à donner le vertige. Mais comme on le sait, c’est pas pour ça qu’on signe dans un shmup’. Super SWIV propose tout de même une intro sympa, qui sera suivie 1h plus tard d’une fin décevante.

Un armement très efficace

Super SWIV Super Nintendo screenshot 01Avec ce titre, il ne faut pas s’attendre à avoir un shoot ultra original. Il est vrai que quelques nouveautés sont les bienvenues, mais globalement, les développeurs ont fait dans le classique, le sûr. On retrouve donc un shoot vertical (vue de dessus) où il faudra détruire tout ce qui se trouvera à portée de tir. L’armement fait la part belle à une originalité sympathique. Nous avons un tir principal (missiles, laser, plasma, lance-flammes et canon ionique) au visuel peu commun en plus d’être upgradable. Plus vous prenez d’options du même type ou d’étoiles, et plus votre arme sera dévastatrice.

Super SWIV Super Nintendo screenshot 02Il est d’ailleurs agréable de constater qu’à l’image d’un Axelay, la perte d’une vie ne vous prive pas de toutes vos armes d’un coup, puisqu’en plus, celle utilisée sera généralement épargnée. Il y a aussi un tir secondaire à user avec parcimonie. De différents styles lui aussi, on a l’occasion d’envoyer une salve de gros skud ou de missiles à têtes chercheuses, ou encore un jet de flammes tournoyantes qui vous protégera pendant quelques secondes. Ajoutez à ça un bouclier qu’on trouvera de temps en temps (si on tire dessus, il explose, nettoyant ainsi tout l’écran) ainsi que la possibilité de jouer à 2 simultanément.

Deux véhicules dispos

Super SWIV Super Nintendo screenshot 03Super SWIV propose 2 véhicules radicalement opposés: un hélico et une jeep. Pour l’hélico, rien de neuf par contre avec la jeep, étant donné sa liaison au sol, on doit faire attention à ne pas heurter les tanks et autres ennemis terrestres, en plus de devoir sauter les obstacles tels que les crevasses ou les coulées de lave (c’est d’autant plus vrai dans les 2 derniers niveaux). Étant donné la nature du gameplay, on peut apparenter le contrôle de la jeep au mode -hard- et celui de l’hélico au mode -easy-. Dans 2 les cas, il faudra récupérer le plus de bonus possible. Évidemment, à 2, il faudra partager le butin et croyez-moi, si vous voulez finir le jeu, il vaut mieux jouer à 2 en coop’ que seul ou à 2 «chacun pour sa gueule». Car s’il n’est pas infinissable (je l’ai fini lors du test et j’avais déjà vu la fin lorsque j’y avais joué il y a 10 ans de ça), il faut quand même s’accrocher les baskets. Les ennemis sont de plus en plus coriaces et les derniers niveaux sont de véritables enfers pour les réflexes.

Une réalisation en béton

Super SWIV Super Nintendo screenshot 04Assez proche du «style NeoGeo» façon Alpha Mission II, les graphismes n’ont rien d’extraordinaire, et pourtant, ils sont fort agréables. Le niveau de détails est assez élevé, les dégradés sont réussis et on peut même dire que Super SWIV à sa propre patte graphique, son truc à lui. Pourtant, le tout reste assez simple, surtout face à une concurrence qui use et abuse d’effets spéciaux impressionnants. Ici, nous aurons droit à quelques effets de zooms discrets, quelques rotations mais rien qui en mette plein la vue. Ça n’empêche pas le jeu d’avoir un moteur graphique en béton. En effet, malgré un mode 2 joueurs surchargé de sprites qui traversent l’écran, on ne verra aucun bug, ou si peu qu’il ne mérite même pas que j’en parle. Ça c’est impressionnant!

Super SWIV Super Nintendo screenshot 05La Super NES n’étant pas une NeoGeo, on se demande comment la console de Nintendo ne sature pas avec tout ce qu’elle doit gérer. Une prouesse, certes minime, face à un Axelay véritablement époustouflant, mais une prouesse quand même. S’il y a bien une facette du jeu qui m’a plu, c’est bien la bande-son. Il n’y a pas une seule voix dans tout le jeu mais poussez le son à fond: c’est explosif! Chaque bruitage est parfaitement calibré (même s’ils sont peu nombreux), offrant une ambiance de guerre aérienne vraiment réussie. Et aussi, ce que j’aime dans les shoots de ces années là, c’est la musique. Proche d’un style à la K-2000 (la série), composé sur un simple synthétiseur avec boîte à rythmes, il faut reconnaître que les tracks sont mélodieux voire même hypnotiques. Une grande réussite.

En conclusion

Bien assis au panthéon des meilleurs shoot-them-up 16 bits, Super SWIV est une perle du genre. D’accord, il n’est pas le plus beau jeu de la console, ni même le plus «expressif» en terme d’effets. D’accord, il est un peu court et la difficulté oscille, mais quel pied! Osant un style graphique bien à lui, tout en étant proche de la concurrence SNKienne, Super SWIV distille une panoplie de musiques attrayantes et des bruitages vraiment réussis. Ajoutez à ça un catalogue d’armes novatrices (c’est pas tous les jours qu’on tire au lance-flammes) et une jouabilité solide, et vous obtiendrez ce que chacun m’accordera: un shoot de la mort! Même s’il aurait pu être meilleur, surtout au niveau graphique, Super SWIV reste quand même l’un des meilleurs jeux du genre de la console de Nintendo.

Note Finale
Technique – 8 /10

Un moteur graphique en béton (aucun bug à signaler, même en mode 2 joueurs), avec quelques effets de zooms discrets et quelques rotations, mais rien qui en mette plein la vue non plus. Super SWIV laisse ça à la concurrence.

Musique – 8 /10

Une grande réussite, avec des tracks mélodieux, voire même hypnotiques. Les bruitages, peu nombreux, sont aussi parfaitement calibrés. C’est explosif.

Gameplay – 8 /10

Du très classique, agrémenté de quelques idées bienvenues comme, notamment, le fait que la perte d’une vie ne vous prive pas de toutes vos armes d’un coup.

Scénario – 0 /10

Ce n’est pas pour le scénario que l’on signe dans un shoot’em-up, et celui de Super SWIV est d’un banal à donner le vertige, donc pas de note…

En résumé
Un shoot’ de la mort, servi par une jouabilité solide, mais qui marque le pas niveau graphismes.
7
Bon

Infos Pratiques
Développé par Storm
Édité par The Sales Curve / Sunsoft
Sorti le 13.11.1992 (Japon)
Sorti en 11.1992 (USA) (*)
Sorti en 1993 (Europe)
shoot’em up
1 à 2 joueurs
Cartouche de 8Mb
Pas de sauvegarde
Existe aussi sur Game Boy Color, Megadrive
(*) appelé «Firepower 2000» aux USA
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Crédits
Version originale du test sur The Gravitor Box.
Repris sur la MdP avec l'autorisation de iiYama.
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