Satellaview

Le Satellaview, entre échec et réussite…

Après un démarrage concluant et malgré des contenus sans cesse remis à jour, les ventes de Satellaview ont rapidement commencé à baisser. L’explication de cette situation est peut-être à chercher dans la conjonction de plusieurs facteurs. Tout d’abord, sa sortie coïncidait avec l’arrivée d’une nouvelle génération de consoles. Sony proposait sa PlayStation (mai 1994) et Sega sa Saturn (novembre 1994). Ensuite, malgré le fait que le Japon soit à la pointe en matière de technologie, la télévision par satellite n’était pas encore très répandue sur l’Archipel en 1995. Enfin, le joueur devait débourser une somme conséquente pour s’équipper: outre le prix de la Super Famicom et du Satellaview, il fallait encore ajouter celui de l’accès au satellite et des cartouches vierges.

La baisse des ventes a entrainé une diminution du contenu proposé: sur deux ans, St Giga a considérablement réduit les temps de diffusion. Par ailleurs, les titres inédits ont rapidement laissé la place à des rediffusions. Le dernier jeu inédit est sorti en mars 1999. Le service de téléchargement est ensuite resté actif jusqu’au 30 juin 2000, date de sa fermeture définitive.

L’échec du Satellaview n’est que relatif et Nintendo n’a pu que sortir grandi de cette expérience. Bien avant la concurrence, la firme de Kyoto a réussi à proposer au public japonais une autre manière d’aborder le jeu vidéo, notamment en tentant d’unifier les jeux et les autres types de contenus.

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