les fans vont être contents

Choujikuu Yousai MACROSS : Scrambled Valkyrie

Le public japonais a toujours été friand des séries de robots, au point d’élever des titres comme Gundam ou Macross au rang -amplement mérité- de «séries cultes». Exploiter une telle licence dans un jeu vidéo est donc une véritable aubaine pour un éditeur, puisqu’il peut espérer réaliser des ventes raisonnables, rien que par la renommée de la série. Mais c’est aussi une arme à double tranchant: le public des fans est par définition un public exigeant, et une adaptation bâclée passera vite aux oubliettes. Heureusement pour nous, Choujikuu Yousai Macross Scrambled Valkyrie a fait l’objet de toutes les attentions de la part de ses développeurs.

Une trame inédite

Choujikuu Yousai MACROSS Super Famicom (screenshot 01)Premier signe du soin apporté à sa réalisation: le soft ne reprend pas un scénario existant dans la série, mais bien une trame tout à fait inédite. Rien de révolutionnaire cependant, puisque comme dans bon nombre de softs du même genre, le scénario est prétexte à des combats spatiaux à répétition. Sinon, si vous êtes fan de Macross, rassurez-vous: tout le background de l’anime est resté intact. Vous retrouverez donc les Valkyries et les Zentradiens, tout comme les trois pilotes (Hikaru, Max et Millia). Pour le reste, le soft se présente sous la forme d’un jeu de tir. C’est un choix qui n’étonnera personne, vu le thème de la série. En outre, opter pour le genre shoot-’em-up était un choix judicieux. Cela permettait de susciter la curiosité auprès des fans, mais aussi auprès d’un plus large public, en raison du succès général des shoot-’em-up au début des années ‘90.

La Valkyrie, votre vaisseau/robot…

Choujikuu Yousai MACROSS Super Famicom (screenshot 02)Après cette petite mise au point, attaquons-nous au soft. Au début de chaque partie, vous avez la possibilité de choisir entre trois pilotes, qui possèdent chacun une Valkyrie différente. Et tout comme dans la série, votre appareil peut prendre trois formes, à savoir Fighter (avion), Gerwalk (moitié avion, moitié robot) et Battloïd (robot). Un bouton de la manette permet de switcher facilement entre les trois. Ce qui les différencie surtout, c’est la puissance de leurs armes, et dans une moindre mesure, leur maniabilité. La forme «Battloïd» est celle qui possède la plus grande force de frappe alors que la forme «Fighter» est la plus maniable.

Choujikuu Yousai MACROSS Super Famicom (screenshot 03)Et vous voyez déjà se profiler à l’horizon la petite dimension «tactique» du soft: certains endroits du jeu se passeront plus facilement en adoptant une forme plutôt qu’une autre. À vous de voir laquelle convient le mieux pour progresser sans trop de problèmes. Sachez aussi que, non contents de proposer un système de combat déjà très intéressant, les développeurs ont aussi doté les trois valkyries d’armes différentes. Les joueurs les plus persévérants pourront donc repartir de zéro en choisissant un autre pilote, histoire de voir si ils s’en sortent aussi bien.

Armements et originalités

Choujikuu Yousai MACROSS Super Famicom (screenshot 04)Chaque forme de votre Valkyrie possède un type d’arme, qui peut être upgradé en ramassant les items adéquats (laissés par les ennemis et portant la lettre «P»). Il existe trois niveaux maximum pour chaque arme, et à chaque fois que vous vous faites toucher, votre armement baisse d’un niveau. Dans le même temps, vous avez aussi une jauge de «vie», qui, une fois réduite à zéro, vous mène directement au Game Over. En outre, pour vous aider à progresser, le soft introduit un système d’ «allié» assez original, puisque vous pourrez prendre le contrôle d’un ennemi. Ce dernier gravitera alors autour de votre Valkyrie et tirera sur son propre camp. Dans la pratique, vous devez approcher votre Valkyrie suffisamment près du vaisseau ennemi jusqu’à ce qu’un champ de force entoure votre appareil… et le tour est joué. C’est une manoeuvre assez périlleuse mais très utile pour avancer dans le jeu.

Choujikuu Yousai MACROSS Super Famicom (screenshot 05)Dans une veine plus classique, le jeu fait aussi appel à un système de «power up». Outre ceux évoqués plus haut (avec la lettre «P»), vous en trouverez de trois autres sortes: ceux avec la lettre «S» (qui font un peu remonter votre barre de vie), ceux portant l’icône «Minmei» (qui remplissent complètement votre barre de vie) et, enfin, ceux portant le logo «Macross» (qui vous donnent un continue supplémentaire). Au final, et en gardant à l’esprit tous ces éléments, on peut dire que le système proposé par Choujikuu Yousai Macross est assez permissif, dans le sens où votre armement ne peut pas aller plus bas que le niveau 1 (donc, pas d’armes inopérantes comme dans Axelay par exemple) et il faudra aussi que vous vous soyez fait toucher un certain nombre de fois avant d’exploser. Cependant, ne vous réjouissez-pas trop vite! Tout ceci est contre-balancé par des continues en nombre limité et une difficulté globale qui tend vers le difficile (voire très difficile).

La réalisation

Choujikuu Yousai MACROSS Super Famicom (screenshot 06)Graphiquement, Choujikuu Yousai Macross tient parfaitement la route. Certains passages sont très beaux et rendent justice à la Super Famicom. En outre, les développeurs n’ont pas lésiné sur les effets spéciaux propres à la console, notamment les déformations de sprites. Le design des Valkyries, calqué sur celui de la série, est excellent. Même constat en ce qui concerne les ennemis croisés au long des niveaux, même si un peu plus de variété dans leur design aurait été la bienvenue. Les boss, par contre, sont à chaque fois impressionnants et donnent du fil à retordre.

Cette réussite graphique se paie par contre au niveau de l’animation, qui saccade à certains moments, notamment quand le nombre de «tirs» et d’ennemis est trop important à l’écran.

Choujikuu Yousai MACROSS Super Famicom (screenshot 07)En terme de durée de vie, le soft propose 7 niveaux à parcourir. Ils sont assez longs et proposent des situations variées. Comme évoqué plus haut, la difficulté est progressive, tout en atteignant rapidement un niveau assez élevé (comme, finalement, dans bon nombre de shoot-’em-up sortis à l’époque). Ceci aura pour effet de rendre le jeu particulièrement attrayant aux yeux des fans de shoot-’em-up et/ou des joueurs les plus patients. Les autres auront sans doute tendance à lâcher le pad après plusieurs Game Over.

Choujikuu Yousai MACROSS Super Famicom (screenshot 08)Côté musiques, le soft s’en tire plutôt bien. Je ne connais pas à fond les thèmes musicaux de l’anime, mais ceux présents dans le jeu soutiennent bien l’action. Sur certains stages, ils pourront cependant sembler un peu répétitifs. La replay value, sans être énorme, est honnête, puisque les trois pilotes sont suffisamment différents en terme de maniabilité et d’armements pour proposer trois manières différentes d’aborder le jeu.

En conclusion

Devenu culte et incontournable pour tous les fans de l’anime, Choujikuu Yousai Macross dispose aussi de suffisamment d’atouts pour séduire un public nettement plus large. Sa réalisation technique impressionne (eu égard à son année de sortie) et les quelques innovations qu’il apporte (notamment en terme de gameplay) en font un soft à recommander à tous les fans de shoot-’em-up sur Super Famicom. On regrettera juste la présence de quelques ralentissements et une difficulté assez élevée (ce dernier point n’étant pas forcément un défaut pour les joueurs persévérants).

Note Finale
Technique – 8 /10

Le soft propose des graphismes de très bon niveau et exploite bien les possibilités de la console. On notera malgré tout des ralentissements quand l’action se fait trop intense à l’écran.

Musique – 7 /10

Les différents thèmes musicaux sont agréables à l’oreille, même si certains risquent de vous prendre la tête en raison de leur caractère répétitif.

Gameplay – 8 /10

Avec votre vaisseau qui peut prendre 3 formes différentes, C.Y. Macross propose une expérience ludique vraiment séduisante. Vous ajoutez à cela les routines propres au genre shoot-em-up, et vous obtenez un jeu qui tient la route sans problème.

Durée de vie – 7 /10

Avec seulement 7 niveaux à parcourir, C. Y. Macross pourrait sembler court sur le papier. Mais sa difficulté (très rapidement élevée) et la présence de 3 Valkyries différentes lui permettent de proposer une durée de vie plus qu’honnête.

Innovation – 6 /10

Sans être révolutionnaire, ce shoot propose un ensemble suffisamment cohérent pour que les fans du genre et/ou de l’anime s’y attardent.

En résumé
Fans de l’anime ou amateurs de shoot’em up, tout le monde devrait y trouver son compte.
8
Un hit !

Infos Pratiques
Développé par Winky Soft
Édité par Zamuse
Sorti le 29.10.1993 (Japon)
Pas sorti en Europe
Pas sorti aux USA
shoot’em up
1 seul joueur
Cartouche de 8Mb
Pas de sauvegarde
Existe sur rien d’autre
En vidéo
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