idées géniales à la pelle

Earthbound

Très apprécié au Japon, Mother 2 a connu les honneurs d’une traduction pour le marché américain sous le nom de Earthbound. Il s’agit là d’un RPG à la philosophie très particulière se déroulant à une époque contemporaine. Earthbound ou comment sauver le monde armé d’une carte de crédit, d’une batte de base-ball et de cookies…

Un scénario très original: ça fait du bien !

Earthbound Super NES (screenshot 01)Tout commence un soir à Onett, une ville d’Eagleland. Alors que Ness, un garçon comme il y en a tant, dormait tranquillement dans son lit douillet, une météorite atteint la surface de la Terre, à proximité de la maison de Ness. Curieux de nature, Ness sort de chez lui, pour investiguer les lieux. La police est déjà là et lui bloque le passage menant à la météorite. Ness rentre donc chez lui et se rendort. Mais son voisin Pokey vient au beau milieu de la nuit lui demander de l’aide. Il recherche en effet désespérément son frère Picky. Accompagné de son chien King et de Pokey, Ness part donc à la recherche de Picky. Après quelques combats face à des corbeaux, des serpents et des chiens errants (sic), tout ce beau monde retrouve Picky tout près de la météorite.

Earthbound Super NES (screenshot 02)Nos aventuriers en culotte courte s’apprêtent donc à rentrer chez eux, quand tout à coup, Buzz Buzz, un extraterrestre semblable à une abeille apparaît. Buzz Buzz vient du futur, et raconte à Ness que la Terre sera détruite par Giygas, le destructeur cosmique universel (sic). Mais la légende raconte qu’un jeune homme aurait le pouvoir de contrer les plans diaboliques de Giygas. Eh bien, ce jeune homme, c’est Ness et il lui faudra rencontrer deux autres garçons et une jeune fille et faire équipe avec eux pour sauver le monde. Il devra également garder en tête que les trois belles valeurs que sont la sagesse, le courage et l’amitié joueront un rôle très important dans la lutte face à Giygas…

Style dépouillé et items contemporains

Earthbound Super NES (screenshot 03)L’élément le plus frappant d’Earthbound au premier abord, est le style graphique, assez dépouillé, naïf et très simple. Mais derrière ces graphismes que beaucoup trouvent repoussants, se cache une foule d’innovations et un humour jubilatoire. Se déroulant dans les années 90, Earthbound vous permet d’utiliser des objets appartenant à cette époque. Le téléphone joue par exemple un rôle prépondérant: il vous faudra téléphoner à votre père pour sauvegarder. Vous pouvez également appeler l’Escargo Express, une société qui vous apporte les items que vous aurez au préalable stockés chez vous, par le biais de votre soeur. (Le nombre d’items que vous pouvez transporter est limité). Et pour calmer vos petites faims (et surtout pour régénérer vos HP), il est possible de commander des pizzas!

Earthbound Super NES (screenshot 04)Votre item le plus précieux est sans doute votre carte de crédit qui vous permet de déposer ou de retirer de l’argent à la banque. Rappelez-vous qu’il est déconseillé de se promener avec une fortune sur soi, étant donné qu’en cas de Game Over, la somme que vous possédez est divisée par deux… Le ton du jeu est résolument humoristique, tout en restant suffisamment sérieux pour ne pas sombrer dans le “n’importe quoi”. Certains combats vous opposeront par exemple au “New Age Retro Hippie”, à l’ “Annoying Old Party Man”, ou encore à Master Belch dont les éructations sont redoutables. (sic) Les situations auxquelles Ness et ses amis sont confrontés dans Earthbound brillent par leur variété et leur créativité. Ils devront par exemple venir à bout de la secte des “Happy Happyists” qui passent le plus clair de leur temps à tout repeindre en bleu, des zombies de la ville de Threed ou même de la police d’Onett!

Du “réalisme” dans un RPG: une première !

Earthbound Super NES (screenshot 05)Le réalisme du jeu est fantastique. Si par exemple, Ness passe trop de temps éloigné de sa mère, sa nostalgie le rendra moins efficace durant les phases de combat. Il faudra alors soit passer un coup de fil à sa génitrice, soit directement rentrer à la maison, afin que Ness regagne tout son tonus. Dans la même veine, il faudra se méfier des coups de soleil dans les régions chaudes et acheter des serviettes pour se protéger. Encore plus fort, si vous jouez trop longtemps, votre père vous appellera pour vous conseiller de prendre du repos! Du jamais vu dans un jeu vidéo. Dans sa structure, Earthbound échappe au traditionnel découpage village/donjon. Le jeu est composée de douze villes et dans chacune d’elle, il vous faudra mener votre enquête en cherchant les bonnes personnes à qui parler, les bons items, etc.

Un système de combat très bien pensé

Earthbound Super NES (screenshot 06)Le système de combat est, quant à lui, une réussite totale. Première chose, les ennemis sont visibles, et le mode combat n’est donc pas activé aléatoirement. En fonction de la manière avec laquelle vous rentrerez en collision avec l’ennemi, (de dos ou de face) soit vous serez pris par surprise, soit c’est vous qui prendrez l’adversaire par surprise, soit tout le monde s’y attendait des deux côtés. Notez que vous si êtes bien trop expérimenté pour un ennemi, celui-ci évitera l’affrontement avec vous, en fuyant à toute jambe! Mieux encore, si malgré tout, vous déclenchez le mode combat face à un adversaire trop faible, vous gagnerez automatiquement le combat, sans avoir à combattre!

Réalisation originale pour RPG hors du commun

Earthbound Super NES (screenshot 07)Petit bijou d’originalité, Earthbound bénéficie d’une bonne réalisation. Les graphismes qui peuvent paraître le seul point faible du jeu, sont néanmoins colorés et finalement très agréables. Quant aux musiques, elles sont assez spéciales. De qualité moyenne, les mélodies parviennent tout de même à créer une ambiance diablement humoristique et moralisatrice. De plus, la durée de vie est bonne (entre trente et quarante heures). Toutes ces qualités font d’Earthbound un excellent RPG, recommandé à tous ceux qui désirent un jeu vraiment différent des autres. En revanche, les fans de jeux Squaresoft “post-Final Fantasy VI” et autres amateurs de superbes graphismes poétiques et de musiques enchanteresses risquent d’être fortement déçus et auraient tout intérêt à passer leur chemin.

Note Finale
Graphismes – 7 /10

Un style graphique très enfantin qui ne plaira pas à tous. Du travail plutôt soigné cependant.

Animations – 5 /10

Pas vraiment d’animation durant les combats. Correcte lors des déplacements.

Musiques – 7 /10

Des musiques qui créent une ambiance vraiment spéciale.

Bruitages – 8 /10

D’excellents bruitages, très réalistes, que ce soit pour l’ouverture des portes, la descente d’un escalier, ou encore les éructations ! (sic)

Jouabilité – 9 /10

Excellente! Les menus sont clairs et bien agencés.

Durée de vie – 8 /10

Pas de compteur. La durée de vie se situe entre trente et quarante heures.

Innovation – 10 /10

Le point fort du soft. Les idées géniales pullulent.

Scénario – 8 /10

Un très bon scénario qui se suit avec plaisir.

En résumé
Original et bien réalisé, Earthbound se destine aux joueurs qui veulent autre chose qu’un RPG classique.
8
Bon

Infos Pratiques
Développé par HAL Laboratory / Ape inc.
Édité par Nintendo
Sorti le 27.08.1994 (Japon) (*)
Sorti le 01.06.1995 (USA)
Pas sorti en Europe
RPG
1 seul joueur
Cartouche de 32Mb
Sauvegarde sur la cartouche
Existe sur rien d’autre
(*) appelé «Mother 2 Gyiyg No Gyakushuu» au Japon
En vidéo
Consultez une sélection de vidéos en rapport avec ce jeu.
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Crédits
Version originale du test sur RPG Corner.
Repris sur la MdP avec l'autorisation de Gustav XIII.
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