le meilleur épisode 2d de la saga

Final Fantasy VI

Après un Final Fantasy IV ayant introduit un scénario plus sombre que d’ordinaire et le système «Active Time Battle», suivi de près par un Final Fantasy V à la facture très (trop?) classique mais efficace, Squaresoft allait proposer, avec Final Fantasy VI, un des épisodes majeurs de la saga. Pour ne pas dire le meilleur.

D’ailleurs, si vous demandez aux fans quel est, selon eux, le meilleur épisode 2D de la saga, ils vous répondront unanimement Final Fantasy VI. Et ils ont raison ! Chaque aspect de ce jeu tutoie la perfection, à un point tel qu’il restera inscrit à tout jamais au panthéon des meilleurs RPG de tous les temps. Voyons ensemble pourquoi ce titre a véritablement transcendé toute la saga, au point de devenir un culte, au même titre qu’un certain Final Fantasy VII, qui lui, quelques temps plus tard…, suivra le même chemin et ouvrira à la série les portes de la 3D.

Un tournant majeur pour la saga

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 01)Que l’on regarde les trois premiers volets parus sur Famicom, ou même les deux suivants sortis sur Super Famicom, on était à chaque fois en présence de RPG’s certes excellents, mais foncièrement classiques dans leur approche. À ce sujet, Final Fantasy V est un bel exemple de cette situation: une mécanique bien huilée, une réalisation qui utilise honnêtement les capacités de la console… mais un certain manque d’audace ou d’originalité qui empêche le titre de se démarquer du reste de la production.

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 02)L’épisode VI arrivait donc à point nommé pour surprendre les joueurs de la plus belle des manières. Graphiquement, cet opus est splendide, proposant des graphismes très travaillés, couplés à des animations irréprochables. Aucun épisode précédent de la saga (ni même aucun autre RPG de l’époque) ne pouvait se targuer d’une telle réalisation technique. Sans trop se tromper, on peut même affirmer que c’est à partir de ce sixième épisode que la volonté d’impressionner à chaque fois le joueur est devenue une des marques de fabrique de la saga «Final», Square repoussant à chaque fois les limites des consoles accueillant ses jeux.

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 03)Maintenant, et c’est peut-être le point le plus important, en marge de l’aspect purement technique, Final Fantasy VI allait aussi être «révolutionnaire» sur le plan du scénario: l’aventure qui y est décrite est nettement plus torturée que dans les épisodes précédents, faisant la part belle aux situations tragiques et au développement des états d’âmes des protagonistes. Plutôt que de relater, de manière linéaire, les péripéties d’un héros principal entouré d’un petit groupe de persos secondaires, Square développe ici la personnalité d’une bonne dizaine de personnages. Au final, on n’est donc plus en présence d’un RPG gentillet à la facture «classique», où les protagonistes sont sans défauts et constamment emprunt de bons sentiments. J’en veux d’ailleurs pour preuve la présence, dans la version originale japonaise, de dialogues assez crus entre les persos -chose assez inhabituelle pour un jeu, encore plus pour un RPG populaire- (dialogues qui seront bien entendu modifiés lors de la sortie du jeu en version US).

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 04)Que ce soit donc sur la forme ou sur le fond, on voit que tous les éléments étaient réunis pour faire de Final Fantasy VI un épisode hors du commun, revendiquant ouvertement une orientation plus mature, couplée à un côté «grand spectacle» indéniable. Le succès de cette formule auprès des joueurs sera tel que les épisodes suivants se calqueront aussi sur le même principe (avec plus ou moins de réussite), le scénario et l’aspect technique prenant chacun autant d’importance pour essayer de faire vivre au joueur une aventure inoubliable.

Background et histoire aux petits oignons

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 05)Si vous êtes fan de la série Final Fantasy, vous n’êtes pas sans savoir que les différents épisodes ne sont pas liés entre eux au niveau du scénario et proposent chacun (malgré une série de récurrences propres à la saga) des univers différents. Final Fantasy VI n’échappe pas à la règle. Le jeu se déroule mille ans après la guerre des Magi, un conflit ayant embrasé la planète toute entière et durant lequel les civilisations se sont affrontées en utilisant comme arme principale la magie. Lorsque cette guerre pris fin, la magie disparut avec elle. Les populations se sont par la suite reconstruites, mais en ne comptant que sur les avancées de la technologie. À tel point que les possibilités offertes par la magie et son utilisation ont été reléguées au rang de vieilles légendes.

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 06)Dans ce monde, l’Empire, à la tête duquel se trouve l’empereur Gestahl, se fait de plus en plus menaçant à l’égard des territoires voisins. Son armée est entièrement équipée de la Magitek, résultat du mélange entre les technologies actuelles et la magie. C’est dans ce contexte que va débuter votre aventure. Et d’emblée, plusieurs questions apparaissent en toile de fond: comment cet Empire est-il parvenu à maîtriser la magie, censée avoir disparu il y a mille ans? Cette réapparition de la magie est-elle annonciatrice d’une nouvelle guerre? Le jeu y répondra assez rapidement, au fur et à mesure de l’avancement du scénario.

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 07)Le joueur, de son côté, n’aura pas le temps de souffler, puisque dès le générique de début, il sera embarqué dans l’histoire. Générique de début particulièrement mémorable d’ailleurs. On y voit deux soldats de l’Empire et une jeune femme qui bravent une tempête de neige pour se rendre à Narshe, une petite ville minière où l’on aurait découvert un Esper (une créature possédant des pouvoirs magiques). Nous voilà donc embarqué dans une aventure qui va être fortement marquée par l’opposition technologie/magie, tout comme par la psychologie des personnages. Preuve, s’il en était besoin, que l’équipe de Square n’a pas foncé tête baissée dans la réalisation du jeu, mais a réfléchi à chacun des éléments du jeu pour fournir un background solide.

Un total de 14 persos jouables

Alors que beaucoup de RPG’s se contentent de quatre ou cinq personnages jouables, Final Fantasy VI permet au joueur de diriger quatorze persos différents (douze plus deux cachés) pour composer son groupe d’aventuriers. Et pour bien montrer la rupture avec le sacro-saint principe du héros principal flanqué de quelques seconds couteaux, aucun des protagonistes de Final Fantasy VI ne prend véritablement l’ascendant sur un autre. Chacun dispose d’un passé qui lui est propre et que le joueur découvrira petit à petit. En outre, ils ont chacun une capacité et des caractéristiques propres, ce qui les rend vraiment uniques au sein du groupe, mais également très complémentaires. À tel point que le joueur pourra composer sans trop de soucis l’équipe qui lui conviendra le mieux.

Parmi tous ces protagonistes, on remarquera quand même qu’il y en a un dont le parcours est intimement lié au scénario principal. Il s’agit de Terra, la jeune femme que l’on découvre au début du jeu. On apprend très vite qu’elle possède un lien particulier avec les Espers. C’est peut-être le seul personnage mis un peu plus en avant que les autres par les concepteurs du jeu. Et ceci d’autant plus que le thème musical de Terra est aussi le thème principal de ce Final Fantasy VI.

Ci-dessous, vous trouverez un descriptif des différents personnages, accompagné d’infos les concernant.

Terra Branford

Final Fantasy VI Super Famicom (Terra) Age: 18 ans
Taille: 1,64 m
Poids: 56 kg
Technique: Morph
Attaque spéciale: Riot Blade
Il s’agit du premier personnage que vous serez amené à diriger. Terra est emprisonnée par l’Empire en raison du lien particulier qui la lie aux Espers. De par sa simple existence, elle est la preuve que la magie existe bel et bien. Cependant, elle n’a aucun souvenir de son passé, et tout au long du jeu, elle sera donc avant tout à la recherche de sa propre identité. Sur un plan plus pratique, c’est un personnage particulièrement efficace au combat, notamment grâce à sa capacité «Morph», qui lui permet de décupler sa force pour une durée limitée.

Locke Cole

Final Fantasy VI Super Famicom (Locke) Age: 25 ans
Taille: 1,75 m
Poids: 73 kg
Technique: Voler
Attaque spéciale: Mirager
La vie de Locke a basculé lorsque sa petite amie Rachel est décédée. Il s’en veut de ne pas avoir pu la sauver à temps et tient l’Empire pour responsable de sa mort. Membre très utile au groupe du début à la fin de l’aventure, il nouera des liens particuliers avec Terra, puis, par la suite, avec Celes. Assez orgueilleux et individualiste, il se dit officiellement «marchand», alors qu’en réalité il est chasseur de trésors. Sa capacité «Voler» permet de récupérer bon nombre d’objets intéressants sur les ennemis. Et si en plus vous l’équipez de la relique «Thief Glove», il pourra à la fois causer des dommages et voler les ennemis.

Edgar Rene Figaro

Final Fantasy VI Super Famicom (Edgar) Age: 27 ans
Taille: 1,85 m
Poids: 84 kg
Technique: Machines
Attaque spéciale: Royal Shock
Edgar est roi de Figaro. Grand séducteur, il passe son temps à faire tomber les filles. Mais pas de chance pour lui, au sein du groupe, Terra est la seule qui lui résiste. Fort de ses compétences en technologie, il a équipé son château d’un mécanisme permettant à ce dernier de s’enfoncer dans le sol, et de réapparaître à un autre endroit. Officiellement, Edgar et son peuple sont du côté de l’Empire, mais en fait, ils apportent une aide non négligeable à la résistance. Lorsque son château se fait attaquer par les troupes de Gestahl, il rejoint notre groupe de héros. En combat, il dispose de la commande «Machines», qui lui permet d’utiliser toute une série d’armes.

Sabin Rene Figaro

Final Fantasy VI Super Famicom (Sabin) Age: 27 ans
Taille: 1,87 m
Poids: 113 kg
Technique: Blitz
Sabin est en fait le frère jumeau d’Edgar. À la mort de leur père, il a préféré quitter le château et vivre sa vie, laissant les rennes du pouvoir entre les mains de son frère. Il a donc suivi sa propre voie, et est devenu expert en arts martiaux grâce à l’enseignement dispensé par maître Duncan. Ses aptitudes au combat sont évidentes, avec des attaques physiques puissantes, même si Sabin ne démérite pas non plus dans l’utilisation de la magie.

Shadow

Final Fantasy VI Super Famicom (Shadow) Age: indéterminé
Taille: 1,75 m
Poids: 75 kg
Technique: Throw
Autrefois voleur, Shadow s’est reconverti en mercenaire, acceptant n’importe quel «contrat» à partir du moment où un bon paquet d’argent est à la clé. Il est constamment accompagné de son chien Interceptor. En combat, Shadow se démarque par l’utilisation de shuriken (normal pour un ninja). Son chien peut également intervenir à certains moments, que ce soit pour encaisser les coups ou attaquer l’ennemi. Bien que ce ne soit pas indispensable au déroulement du scénario principal, vous pourrez en apprendre plus sur le passé de Shadow. Pour cela, vous devrez vous rendre dans différentes auberges. Le fait de dormir dans chacune d’entre elles aura pour effet de déclencher des cut-scenes qui vous en apprendront plus sur ce perso.

Celes Chere

Final Fantasy VI Super Famicom (Celes) Age: 18 ans
Taille: 1,68 m
Poids: 60 kg
Technique: Lame égide (Runic)
Attaque spéciale: Spin Edge
Celes a, tout comme Terra, la faculté d’utiliser la magie. Général au sein de l’Empire, elle se rend compte rapidement des dérives de Gestahl et décide de rejoindre la résistance. Accusée de traîtrise, elle se retrouve enfermée dans un cachot de Figaro Sud. C’est de cet endroit que Locke et son groupe viendront la délivrer. Au cours de l’aventure, il s’avérera qu’elle éprouve de forts sentiments pour Locke.

Cyan Garamonde

Final Fantasy VI Super Famicom (Cyan) Age: 50 ans
Taille: 1,90 m
Poids: 80 kg
Technique: SwdTech
Cyan n’est plus tout jeune, mais reste un maître d’armes hors pair. Il vivait auparavant dans le château de Doma. Mais Kefka a donné l’ordre d’empoisonner la rivière alimentant le château, tuant ainsi le roi et toute sa famille. Nourri par une haine féroce, Cyan s’infiltre dans la base de l’Empire pour tuer Kefka. C’est lors de cette «expédition» qu’il rencontre Sabin, également infiltré dans la base pour espionner l’ennemi. Voyant que la résistance veut également mettre l’Empire hors d’état de nuire, il rejoindra le petit groupe d’aventuriers.

Gau

Final Fantasy VI Super Famicom (Gau) Age: 13 ans
Taille: 1,56 m
Poids: 84 kg
Technique: Rage
Gau est un enfant sauvage, élevé par les animaux qui peuplent le Veldt. Vous ferez sa connaissance quand Cyan et Sabin traverseront cette plaine hostile. En lui donnant de la viande sèche, il acceptera de rejoindre votre groupe. Gau est un personnage particulier à plus d’un titre, puisqu’il est capable d’assimiler les techniques des ennemis qu’il rencontre dans le Veldt. Il pourra ensuite les réutiliser en combat. Notez qu’il n’a pas de commande «Attaque» comme les autres persos, mais une commande «Rage»: une fois celle-ci enclenchée, Gau devient incontrôlable. Son efficacité en combat dépendra surtout des techniques qu’il aura apprises auparavant.

Setzer Gabbiani

Final Fantasy VI Super Famicom (Setzer) Age: 27 ans
Taille: 1,72 m
Poids: 73 kg
Technique: Slot
Setzer est le pilote d’un bateau volant. Vouant une admiration sans borne à la diva Maria, il acceptera de véhiculer le groupe suite à un petit subterfuge (Celes va se faire passer pour Maria afin d’obtenir son accord). Il acceptera donc d’emmener nos héros à Vector, mais ne se joindra pas directement à eux. Par la suite, il prendra conscience des exactions de l’Empire et rejoindra nos aventuriers.

Mog

Final Fantasy VI Super Famicom (Mog) Age: 11 ans
Taille: 1,20 m
Poids: 48 kg
Technique: Danses
Personnage kawaï par excellence, Mog est emprisonné à Narshe par Lone Wolf. Une fois que nos héros l’auront délivré, il se joindra au groupe de son propre chef, sans demander l’avis de Terra et des autres. Ses motivations? Il prétend que l’Esper Ramuh lui est apparu en rêve et lui a ordonné de se joindre à la résistance. La petite taille de ce perso est compensée par sa grande rapidité et sa bonne résistance. Ses attaques se présentent sous la forme de danses et sont particulièrement efficaces. Revers de la médaille: Mog devient incontrôlable quand il les utilise.

Strago Magus

Final Fantasy VI Super Famicom (Strago) Age: 70 ans
Taille: 1,50 m
Poids: 47 kg
Technique: Lore
Grand-père de Relm, Strago est originaire du village de Thamasa. Il est un des derniers descendants des mages capables d’utiliser la magie bleue. Son atout principal sera donc l’utilisation de la magie, et son point faible sa piètre résistance physique.

Relm Arrowny

Final Fantasy VI Super Famicom (Relm) Age: 10 ans
Taille: 1,50 m
Poids: 44 kg
Technique: Peindre
Petite-fille de Strago, Relm est âgée de 10 ans et est particulièrement douée en magie, à l’image de son grand-père. Quand Strago rejoint notre groupe d’aventuriers, il ordonne à Relm de rester à Thamasa. Mais la fillette est têtue, et elle finira par intégrer le groupe quelques temps après. On notera qu’elle porte une affection particulière à Interceptor, le chien de Shadow. Relm dispose de la commande «Peindre», qui lui permet de reproduire les attaques des ennemis et de les retourner contre eux.

Umaro

Final Fantasy VI Super Famicom (Umaro) Age: 10 ans
Taille: 1,54 m
Poids: 144 kg
Umaro est une sorte de yeti, sous les ordres de Mog. Et il ne rejoindra notre équipe de héros que si Mog le lui demande. Il agit de son propre chef durant les combats (impossible de lui donner des ordres) et il ne pourra être équipé que de reliques. En lui donnant une «Green Cherry», sa puissance sera multipliée par deux.

Gogo

Final Fantasy VI Super Famicom (Gogo) Age: indéterminé
Taille: indéterminée
Poids: indéterminé
On ne sait pratiquement rien de lui, à part le fait qu’il apparaissait comme boss dans Final Fantasy V. Mais ce n’est certainement pas le moins intéressant des persos du jeu. Il dispose d’un atout de taille durant les combats: il est capable d’utiliser toutes les techniques et tous les sorts que votre groupe a à sa disposition (sauf la technique «Morph» de Terra). Cette puissance potentielle est cependant contrebalancée chez lui par des capacités physiques et magiques relativement faibles.

Gameplay, combats et autres subtilités

Les développeurs en charge de ce sixième épisode ont eu le bon goût d’innover, tout en conservant ce qui faisait déjà la force de la série Final Fantasy à l’époque.

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 08)Le fan retrouvera donc immédiatement ses marques, avec un vaste monde à explorer, de nombreuses villes et donjons, et bien entendu, des combats à n’en plus finir. Les déplacements sur la carte sont ici particulièrement bien rendus, grâce à l’utilisation du mode 7 de la console. Les chocobos, permettant de voyager plus rapidement tout en évitant les combats aléatoires, seront également de la partie. Par la suite, vous pourrez même utiliser un aéronef. Enfin, comme dans tout bon RPG, les villes seront autant d’endroits où vous pourrez vous reposer, acheter de nouvelles pièces d’équipement et faire avancer le scénario.

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 09)Côté combats, on retrouve des éléments connus, auxquels viennent s’ajouter quelques nouveautés. Vous pourrez y diriger jusqu’à quatre persos simultanément. On retrouve la jauge ATB (Active Time Battle) introduite par Final Fantasy IV, qui permet d’avoir une approche nettement plus stratégique et plus dynamique des combats. En marge des habituelles actions «Attaque», «Magie», «Objets», on aura aussi la possibilité d’utiliser une aptitude spéciale (spécifique à chacun des persos). À titre d’exemple, Locke pourra subtiliser des objets aux ennemis. En utilisant «Peindre», Relm pourra imiter les attaques ennemis et les retourner contre eux, etc. Une autre nouveauté est aussi la présence des attaques de désespoir: quand un perso voit son nombre de HP (points de vie) diminuer de manière critique, il peut alors enclencher une attaque spéciale sensiblement plus puissante que son attaque normale.

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 10)Cet épisode se démarque aussi par l’abandon du système des classes, qui était présent dans le cinquième épisode. Ici, les personnages ont des classes déterminées à la base, qui leur donnent des spécialités bien définies. Mais ne croyez pas que ceci rende votre équipe moins personnalisable, car vous pourrez «modeler» les compétences de vos combattants grâce à la présence des reliques et des Espers. Les reliques, à l’instar des armes ou des protections,s’équipent sur le perso, afin d’augmenter ses statistiques et ses compétences. Elles sont nombreuses et présentent chacune des effets variés. À titre d’exemple, certaines permettent d’utiliser plusieurs armes, d’autres offrent une protection contre certains types d’attaque…

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 11)Les Espers (ou invocations) ont, quant à eux, un rôle primordial dans cet épisode, puisqu’ils permettent aux personnages d’apprendre des magies (sauf pour Terra et Celes, qui ont la faculté de les apprendre en évoluant). Les pouvoirs des Espers morts sont en fait enfermés dans des cristaux, appelés Magicites. Ce sont ces cristaux qui, une fois équipés sur un perso, lui permettront d’invoquer un Esper (une seule fois par combat) et d’apprendre des magies. Invoquer un Esper consomme beaucoup de points de magie mais permet de réaliser une attaque dévastatrice. Les différentes magies, elles, ne s’apprennent pas immédiatement: le personnage devra les assimiler progressivement, au gré des combats. Par contre, une fois qu’elles sont toutes assimilées, on peut équiper un autre Esper sur le perso, et entamer de nouveaux apprentissages. Avec un tel système, on obtient donc des combattants connaissant un nombre assez impressionnant de sorts, d’autant plus que le nombre d’Espers présents dans le jeu est de 27.

Jeu unique… éditions multiples

Après la période Super Famicom et sans toutefois totaliser un nombre aussi important de portages et rééditions que Final Fantasy IV (certainement le titre le plus «exploité» du catalogue Square Enix), Final Fantasy VI est quand même réapparu à plusieurs reprises sur les consoles Nintendo ou Sony. On pourra toujours critiquer cette politique qui consiste à «refourguer» aux joueurs des titres largement amortis… mais ne boudons pas notre plaisir: Final Fantasy VI est un très grand classique du RPG, désormais accessible au plus grand nombre.

Ci-dessous, un bref historique reprenant les différentes sorties dont le titre a fait l’objet.

Final Fantasy VI (Super Famicom – Japon)

Final Fantasy VI sort le 2 avril 1994 sur Super Famicom, au Japon. Le titre connaîtra un succès immédiat, le propulsant directement dans le cercle très fermé des titres les plus vendus sur la console de Nintendo. En fin de carrière, ce sont pas moins de 2 550 000 exemplaires du jeu qui auront trouvé preneur, rien que sur l’Archipel.

Final Fantasy III (Super NES – USA)

Le titre de Square arrive sur le marché US le 20 octobre 1994, sous le titre Final Fantasy III. Un premier jeu intitulé tout simplement Final Fantasy était sorti sur Game Boy. Ensuite, le Final Fantasy IV Easy Type du Japon était sorti aux USA sous le titre Final Fantasy II. Ce qui explique que le jeu se soit vu attribué le chiffre «III». Avec cette édition, les joueurs américains ont donc eu accès très rapidement à l’un des meilleurs épisodes de la saga. Cependant, on notera que cette première version US est loin d’être la plus fidèle à l’originale. En cause: certains passages du jeu considérés comme pouvant choquer un certain public (que ce soit sur le plan du langage utilisé, de certains symboles présents sur des bâtiments du jeu…). C’est pourquoi le soft passera par la moulinette de la censure, avec, à la clé, des dialogues adaptés (aseptisés?) et certains graphismes retouchés.

Final Fantasy Collection (PlayStation – Japon)

Autre époque, autre console. La PSone de Sony règne en maître, et Square décide de sortir au Japon une compilation intitulée Final Fantasy Collection. Elle sera disponible le 11 mars 1999 et reprendra les Final Fantasy IV, V et VI. De plus, pour l’occasion, l’éditeur a réalisé pour l’épisode VI une splendide cinématique d’ouverture. Notez que Final Fantasy VI aura aussi droit à une édition simple au Japon, toujours sur PSone.

Final Fantasy Anthology (PlayStation – USA)

Le marché US accueille la compilation Final Fantasy Anthology le 30 septembre 1999. Elle reprend uniquement les épisodes V et VI de la saga. Particularité: cette édition US comporte un CD bonus reprenant 13 morceaux issus de la bande-son du jeu.

Final Fantasy VI (PlayStation – Europe)

Sortie en Europe, le 27 février 2002, de Final Fantasy VI (sur PlayStation). C’est la toute première fois que les joueurs européens ont accès au titre. Contrairement au Japon ou aux USA, le jeu est ici vendu seul.

Final Fantasy VI Advance (Game Boy Advance – Japon)

Dans le cadre de sa politique de rééditions des Final Fantasy sur Game Boy Advance, Square sort Final Fantasy VI Advance sur le sol nippon. Le titre sera disponible dès le 30 novembre 2006.

Final Fantasy VI Advance (Game Boy Advance – USA)

Final Fantasy VI Advance sort aux USA trois bons mois après le Japon, soit le 5 février 2007.

Final Fantasy VI Advance (Game Boy Advance – Europe)

Le 29 juin 2007, le titre de Square sort enfin en Europe, dans sa version Game Boy Advance. C’est aussi un des tout derniers jeux GBA à voir le jour, la DS ayant pris la relève de la petite portable.

Et s’il ne fallait jouer qu’à une seule version

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 12)Le hasard fait parfois bien les choses, et pour nous autres joueurs francophones, le fait d’avoir dû attendre l’année 2007 pour voir débarquer la version Game Boy Advance nous aura au moins permis d’apprécier le titre dans sa version la plus aboutie. Square a en effet réalisé du très bon boulot sur cette adaptation, boulot encore bien meilleur que celui réalisé pour le portage de Final Fantasy IV et Final Fantasy V, pour la même console. Et si on remonte un plus loin dans le temps, on constate aisément que cette version est sans commune mesure avec ce qui avait été proposé sur Super NES aux USA (titre dénaturé, et de plus en plus introuvable) ou sur PSone (version qui souffrait de temps de chargement abominables).

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 13)Pour la version Game Boy Advance, et outre des dialogues d’excellente facture entièrement en français, le développeur en a profité pour ajouter un donjon inédit -l’Antre du Dragon- (ce qui est tout bénéfice pour la durée de vie) ainsi que quatre nouveaux Espers (deux sont «empruntés» à Final Fantasy V et deux autres à Final Fantasy VIII). Trois nouveaux sorts sont également ajoutés dans le jeu (Inondation, Gravité, Courage). Les plus mélomanes d’entre nous seront également ravis de découvrir dans le jeu une option permettant d’écouter toutes les musiques (possibilité qui ici prend enfin tout son sens, tant les compositions musicales sont de qualité).

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 14)Alors, au final, cette version portable réalise-t-elle un sans-faute? Eh bien… pas tout à fait. D’une part, sur le plan musical, même si elle est apparue bien après la Super Famicom, le Game Boy Advance n’a pas les mêmes capacités de restitution sonore. Si vous jouez via le haut-parleur, les musiques seront assez souvent massacrées et nasillardes, ne rendant pas du tout justice au travail du compositeur Nobuo Uematsu. Avec des écouteurs, le résultat est un peu moins catastrophique, mais il n’arrive pas à égaler le rendu de la version Super Famicom. D’autre part, alors que les graphismes, identiques à la version originale, sont véritablement sublimés sur l’écran de la petite portable, l’animation est parfois prise en défaut. Des saccades apparaissent en effet à certains endroits, au détour d’une ville, ou encore lors de combats riches en séquences d’animation. La faute à un manque d’optimisation du code? Ou à un Game Boy Advance dont les capacités techniques seraient insuffisantes? Personnellement, j’opterais plutôt pour la première possibilité. Surtout que les adaptations des épisodes IV et V souffraient des mêmes symptômes.

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 15)Cependant, je tiens à vous rassurer tout de suite, malgré la présence de ces petits défauts, le titre de Square est bourré de qualités et le plaisir de jeu reste intact. Dès lors, pour répondre à la question posée en début de page, si vous n’avez pas encore fait Final Fantasy VI (honte à vous … ;o) ), je vous conseille vivement d’opter pour cette version GBA. Vous devriez pouvoir la trouver sans trop de difficultés (même si apparemment, Square a mis en circulation un nombre assez limité de copies… à confirmer). Et si vous voulez vraiment en profiter dans des conditions optimales, je ne saurais que trop vous conseiller d’y jouer sur DS Lite, la petite dernière de Nintendo possédant une qualité d’écran vraiment supérieure au GBA ou au GBA SP.

Possible sur une autre console que la Super Famicom ?

Je vais couper court à tout suspense, et vous donner une réponse immédiate à cette question: apparemment… NON! Pour une bonne et simple raison: parmi toutes les consoles grand public de l’époque, la 16 bits de Nintendo était la seule qui possédait une palette graphique aussi étendue ainsi que le fameux Mode 7 permettant un affichage en pseudo-3D.

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 16)Sur le plan graphique, les screenshots qui illustrent ce dossier parlent d’eux-mêmes. Avec ses différentes résolutions et sa capacité à afficher jusqu’à 256 couleurs simultanément à l’écran, la Super Famicom permet au jeu de Square d’afficher des graphismes colorés et très détaillés, avec des dégradés encore jamais vus sur console de salon. Il suffit notamment de voir la finesse des décors dans les villes ou durant les phases de combat pour s’en rendre compte. Sur ce plan, le jeu met une «claque» magistrale aux RPG’s concurrents, tout comme aux deux épisodes précédents. En comparant les screenshots du V et du VI, on serait même plutôt tenté de parler de «révolution» sur le plan graphique, tant la différence est énorme.

Concernant maintenant le mode 7, on ne va pas revenir ses avantages. Disons simplement que là où le IV et le V se contentaient de l’utiliser avec parcimonie, Final Fantasy VI en fait un usage nettement plus généralisé.

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 17)On en vient donc à se dire que Final Fantasy VI a été conçu et développé du début à la fin pour la Super Famicom, en tirant parti à du 200% de ses possibilités graphiques et sonores. À tel point que si Square avait voulu porter son titre sur une autre console (je sais, on nage ici en pleine fiction…), on verrait mal quelle machine aurait pu accueillir le titre. Certainement pas la Megadrive. Ni la PC Engine. Peut-être la NeoGeo, et encore (au prix d’une véritable gymnastique en terme de programmation).

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 18)Le fait que les consoles qui ont accueilli le titre par la suite (PlayStation et GBA) ont à chaque fois éprouvé des difficultés à restituer le jeu original et ses qualités me conforte aussi dans l’idée que la version SFC était de loin la meilleure. Mais maintenant, pour des raisons pratiques, et malgré tout ce que je viens de vous dire, il paraît évident que c’est la version GBA qui devrait avoir votre préférence au moment de passer à la caisse, ne fut-ce qu’en raison de sa traduction en français.

FF VI en musique

Après un cinquième épisode assez décevant sur le plan musical, les fans auraient pu craindre le pire pour ce sixième volet. Heureusement pour eux, Nobuo Uematsu s’est littéralement surpassé et leur a livré des compositions musicales tout simplement magnifiques. Au même titre que les graphismes et le scénario, la musique de Final Fantasy VI hisse le titre de Square vers des sommets encore jamais atteints par un RPG. Et encore aujourd’hui, elle est considérée par beaucoup comme une des meilleures «bande-son» jamais produite pour un jeu vidéo.

Je vous propose ci-dessous, par ordre chronologique, un descriptif des différents singles et albums en rapport direct avec le jeu.

Final Fantasy VI Stars Vol. 1 et Vol. 2

Deux singles sortis le 21 janvier 1994 au Japon. Via ceux-ci, Square propose aux fans de découvrir en avant-première les thèmes musicaux des différents personnages du jeu.

Final Fantasy VI Original Sound Version

Final Fantasy VI Super Famicom (Original Sound Version) Type: Album 3 CD’s
Date de sortie: 25 mars 1994
Référence: PSCN-5001-3
Compositions: Nobuo Uematsu
Arrangements: Nobuo Uematsu
Editeur: NTT Publishing
Studio d’enregistrement: Sunrise Studios
 
Si vous ne devez en choisir qu’un, c’est l’album à posséder. Décomposé en 3 CD’s, vous y trouverez plus de trois heures de musique. Nobuo Uematsu y déploie tout son talent de compositeur, à tel point qu’il est assez difficile de considérer certains morceaux comme étant moins importants par rapport à d’autres. Quoi qu’il en soit, après une première écoute, on sent particulièrement bien, à l’ambiance dégagée par les morceaux, la nouvelle orientation que Square a voulu donné à son RPG. Chaque perso, ainsi que chaque événement majeur dans le jeu, reçoit un thème qui lui est propre. On notera également la présence du mini-opéra «Maria and Draco» inclus dans le jeu.

Final Fantasy VI Special Tracks

Final Fantasy VI Super Famicom (Special Tracks) Type: CD Single (8 cm)
Date de sortie: 25 avril 1994
Référence: PSDN-6101
Compositions: Nobuo Uematsu
Arrangements: Nobuo Uematsu
Editeur: NTT Publishing
Studio d’enregistrement: Snow Studio, Studio Take One
 
Single sur lequel on trouve, entre autres, les titres «Approaching Sentiment» (chanté par les membres de l’équipe du jeu) et «Troian Beauty» (reprise d’un titre de Final Fantasy IV). Les autres morceaux sont des titres réarrangés.

Final Fantasy VI Grand Finale

Final Fantasy VI Super Famicom (Grand Finale) Type: Album
Date de sortie: 25 mai 1994
Référence: PSCN-5004
Compositions: Nobuo Uematsu
Arrangements: Nobuo Uematsu
Editeur: NTT Publishing
Studio d’enregistrement: Logic Studios
 
Cet album reprend 11 titres tirés de l’OST du jeu, et réarrangés pour l’occasion. Ils sont interprétés par un orchestre symphonique (celui de Milan), ce qui permet de retranscrire sans difficulté le côté solennel et puissant de certaines des compositions. Par contre, on regrettera juste certains choix au niveau des morceaux qui constituent l’album: en optant pour des titres qui donnaient une bonne vision globale du jeu, on a mis sur le côté certains morceaux nettement plus emblématiques. Quoi qu’il en soit, ce sera surtout à chacun de se faire sa propre opinion, certains le trouvant génial, alors que d’autres le trouvent tout juste moyen.

Final Fantasy VI Piano Collections

Final Fantasy VI Super Famicom (Piano Collections) Type: Album
Date de sortie: 25 juin 1994
Référence: PSCN-5005
Compositions: Nobuo Uematsu
Arrangements: Nobuo Uematsu
Editeur: NTT Publishing
 
Alors que l’album «Grand Finale» pouvait laisser sceptique, ce «Piano Collections» s’avère être nettement plus convaincant et fédérateur. Les arrangements qui y sont présentés permettent de (re)découvrir la qualité de chacune des compositions.

Kefka’s Domain The Complete Soundtrack from Final Fantasy III Video Game

Le 1er juillet 1994 sort, sur le marché US, l’album principal consacré au jeu (Original Sound Version). En terme de contenu, il est tout à fait identique à son homologue japonais.

Music from Final Fantasy V and Final Fantasy VI Video Game

Lors de sa sortie sur le marché US (le 05 octobre 1999), la compilation Final Fantasy Anthology est accompagnée d’un CD bonus reprenant, parmi les 22 titres proposés, 13 morceaux issus de Final Fantasy VI (et plus précisément, de l’album «Original Sound Version»).

Final Fantasy Finest Box

Pour fêter dignement l’arrivée des épisodes IV, V et VI sur Game Boy Advance, Square Enix a sorti le 28 mars 2007 ce coffret promotionnel (au Japon uniquement, et en édition très très limitée -5 000 exemplaires en tout et pour tout-). Ils ont été distribués gratuitement (je sais, ça fait mal…) aux 5 000 premiers joueurs ayant renvoyés leurs preuves d’achat des trois jeux.

Rééditions

Les principaux albums consacrés à Final Fantasy VI ont fait l’objet de rééditions au Japon. Vous trouverez leurs références ci-dessous.

  • Final Fantasy VI Original Sound Version: réédité le 1er octobre 2004, par Square Enix, sous la référence NTCP-5001-3
  • Final Fantasy VI Grand Finale: réédité le 1er octobre 2004, par NTT Publishing, sous la référence NTCP-5004
  • Final Fantasy VI Piano Collections: réédité le 5 juillet 2001, par NTT Publishing, sous la référence NTCP-1003

En conclusion

Final Fantasy VI Super Famicom (screenshot 19)Certains titres se contentent de marquer une seule et unique génération de consoles. D’autres, comme Final Fantasy VI, se paient le luxe de perdurer, en conservant intactes toutes leurs qualités initiales. Et c’est bien à cela que l’on reconnaît les grands jeux, les seuls capables de séduire les joueurs, toutes générations de consoles confondues. En dotant son titre d’un scénario plus torturé, de personnages jouables plus nombreux et charismatiques, ainsi que d’une réalisation technique bluffante, Square a non seulement bousculé les habitudes du RPG nippon de l’époque, mais a aussi fait entrer la série Final Fantasy dans une nouvelle ère: celle du RPG plus mature et à grand spectacle.

Aussi essentiel que l’épisode VII, ce Final Fantasy VI est donc un classique indémodable (mais ça, vous l’aviez compris…) et se doit de figurer dans votre ludothèque. En outre, si vous en avez l’occasion, faites de préférence la version GBA, la plus aboutie pour nous autres joueurs francophones. Car malgré ses petits défauts techniques -vite oubliés-, elle vous offrira une expérience de jeu sans commune mesure avec les rééditions précédentes. On s’inclinera donc devant le travail fourni par Square sur cette (dernière?) adaptation.

Note Finale
Technique – 9 /10

Sur le plan technique, Final Fantasy VI se classe sans problème parmi les RPG’s les plus aboutis de la console. Ses graphismes et son chara design lui confèrent une ambiance unique à l’épreuve du temps.

Musique – 9 /10

Une bande-son qui n’est jamais prise en défaut et qui a fait l’objet d’autant de soins que la partie graphique. Du très grand Nobuo Uematsu.

Gameplay – 9 /10

De nombreux persos à recruter, des menus clairs, un contenu dense et riche. De l’excellent travail de la part de Square.

Durée de vie – 8 /10

Comptez une bonne cinquantaine d’heures pour boucler le soft à votre aise, voire plus si vous voulez faire un peu de leveling et découvrir tous les secrets que renferme le jeu.

Innovation – 8 /10

Final Fantasy VI met l’accent sur la psychologie et les émotions de ses nombreux persos. De son côté, le scénario ne faiblit jamais. Tous ces éléments font de cet épisode une étape majeure dans le petit monde du RPG.

En résumé
Classique indémodable, Final Fantasy VI est aussi génial que Chrono Trigger, sur la même console.
9
Culte

Infos Pratiques
Développé par Squaresoft
Édité par Squaresoft
Sorti le 02.04.1994 (Japon) (1)
Sorti le 20.10.1994 (USA) (1)
Pas sorti en Europe (1)
RPG
1 seul joueur
Cartouche de 32Mb
Sauvegarde sur la cartouche
Existe aussi sur PSone, GBA
(1) Les dates données concernent les versions Super Famicom/Super NES. Le titre sera disponible chez nous par la suite, sur PlayStation et Game Boy Advance.
En vidéo
Consultez une sélection de vidéos en rapport avec ce jeu.
Voir aussi, dans la même série
Vous aimerez peut-être …
Earthbound Rudora no Hihou Chrono Trigger Emerald Dragon Star Ocean Final Fantasy V Breath of Fire Romancing SaGa 3
Vous avez aimé ce test ? Partagez-le !
© 2007-14 La Mémoire du Pad | Header de Pnutink pour la MdP | Partenaires | Recrutement | Contact Haut de page